‹ Traité de thérapeutique vétérinaireChapitre 148 sur 260 · OXYDES DE FER · texte numérisé non relu

OXYDES DE FER

2o Fer réduit. — Le fer réduit s'obtient en désoxydant l'hydrate de peroxyde de fer au moyen de l'hydrogène ; il se présente sous la forme d'une poudre noirâtre qui tache les doigts.

Doses et administration. — Le fer en limaille ou réduit est une desmeilleures préparations. Employé comme tonique reconstituant g-énéral,!! doit toujours être administré à très faible dose et pendant une période de temps assez long-ue. Les fortes doses ont l'inconvénient de fatiguer le tube digestif et n'agissent pas plus vite sur la nutrition que les doses faibles. Il convient de faire l'administration au moment des repas, parce que c'est seulement pendant la dig-estion que le suc gastrique est sécrété; or la présence du suc g-astrique est une des premières conditions pour que le fer puisse être rendu absorbable. Il faut donc, autant que possible, mélanger le fer avec les aliments, avec le son, l'avoine ou l'administrer sous forme de bol ou d'électuaire ; c'est dans ces conditions qu'il produit son maximum d'effet. On peut aussi faire dissoudre les poudres ferrug-ineuses dans l'eau des boissons ou des breuvages, dans laquelle on verse quelques gouttes d'acide chlorhydrique pour favoriser la dissolution. On ne doit jamais employer simultanément le fer avec les substances alcalines qui neutraliseraient en partie l'acide du suc gastrique et le rendraient ainsi moins propre à opérer sa dissolution.

Les doses sont :

Cheval 3 à 5 grammes.

Bœuf 5 à 10 —

Mouton el porc Oe'-,20 à 1 gramme

Chien 0^^,10 à 08:^20

Oxydes de fer.

Les oxydes de fer, au nombre de trois, sont : le protoxijde, le sesquioxyde et Voxyde intermédiaire ou oxyde noir. Ces composés deviennent solubles dans l'estomac sous l'action du suc gastrique. Outre des effets toniques, le fer oxydé jouit aussi de la propriété de neutraliser l'acide arsénieux ; on peut donc l'employer comme contrepoison de cet acide ; c'est surtout le sesquioxyde, préparé depuis peu, que l'on doit administrer de préférence dans les intoxications arsenicales.

Ueau rouillée n'est autre chose qu'un mélange d'hydrate de peroxyde de fer et de carbonate de fer en suspension dans l'eau.

C'est une bonne préparation et bon marché.

Sulfure de fer.

C'est une poudre d'un jaune brun qui se transforme au contact de Tair humide en oxyde de fer et en soufre.

Effets et emplois. — Le sulfure de fer, produit à la fois les effets du fer et ceux du soufre. Dans l'estomac et l'intestin, il donne naissance à une assez grande quantité d'acide sulfhydrique et peut produire le dégoût. Cependant, à faible dose, le dég-ag-ement d'acide sulfhydrique ne devient pas nuisible. Il convient pour les jeunes chevaux atteints de maladies lymphatiques.

Sels de fer.

La plupart des sels de fer ont été étudiés à propos des astringents. Ils constituent tous des toniques puissants. Pour les petits animaux, on utilise avantageusement les sels à acides organiques : le lactate de fer contenant sur 100 parties 19,44 parties de fer, le citrate de fer contenant 18 p. 100 de fer, Voxalate de fer contenant 38,8 p. iOO de fer, le tartrate de fer et de potasse contenant 21,0 p. 100 de fer. Ces sels sont mieux supportés que ceux à acides minéraux.

Phosphores.

On utilise en thérapeutique le phosphore et ses composés, dont les principaux sont : les phophates, les g-lycérophosphates, la lécithine et la nucléine.

Phosphore.

Le phosphore se présente sous deux formes : phosphore ordinaire, phosphore amorphe.

Le phosphore ordinaire ou officinal absorbe facilement l'oxygène et luit à l'obscurité. Il s'enflamme à l'air sous l'influence de frottements légers. Il est peu soluble dans l'eau, un peu plus dans l'acool et l'éther, plus encore dans les essences, les huiles grasses, et très soluble dans le sulfure de carbone. Il est très toxique.

Le phosphore amorphe ou rouge se présente sous la forme

d'une poudre rouge, soluble dans le sulfure de carbone. Il n'est pas toxique.

Effets physiologiques. — Les solutions de phosphore employées en frictions sur la peau sont très irritantes ; elles déterminent une vive douleur, une forte roug-eur et une inflammation ulcérative plus ou moins violente. L'huile phosphorée à 2 ou 3 p. 100 est un irritant cutané énergique plus dang-ereux que la teinture de cantharides; la douleur est plus vive, et l'absorption du phosphore est à craindre. Sur les plaies et les muqueuses, son action irritante est encore plus prononcée; l'inflammation qui en résulte est de mauvaise nature et d'une guérison difficile et longue.

Administré à doses très faibles, il est supporté par la muqueuse stomacale, et il stimule même la digestion. A dose un peu plus forte, 1 gramme chez les grands herbivores, il est très irritant, provoque des coliques et de la diarrhée. A 2 grammes, il tue les grands herbivores au bout de quelques jours. Dans l'estomac, il se transforme en partie en acide phosphoreux, en acide phosphorique et en hydrogène phosphore ; il dégage beaucoup de chaleur en s'oxydant. Dans l'intestin, il se dissout à la faveur de la bile et des graisses.

Son élimination se fait surtout par les urines sous forme d'acide phosphorique et par l'air expiré, qui prend l'odeur phosphorée et devient lumineux à l'obscurité.

L'absorption de très faibles doses de ce corps détermine une prolifération abondante des cellules parenchymateuses, surtout dans le tissu osseux (Binz). Après quelques semaines de son administration, le tissu spongieux de l'os se transforme en tissu compact. Sur un animal en voie de développement, les os prennent plus vite de la consistance, par suite de la transformation rapide des cellules cartilagineuses en cellules osseuses. Chez un animal complètement développé, la cavité médullaire de l'os disparaît et celui-ci prend une consistance égale sur tous les points de sa coupe. Cette néoplasie s'observe souvent chez les personnes qui travaillent dans les fabriques d'allumettes. J\^O^L\T\o

A doses plus fortes, le phosphore produit rapidement une intoxication aiguë, la dégénérescence graisseuse des organes parenchymateux : du foie, du rein, du cœur et des muscles du tronc.

Cette dégénérescence graisseuse, qui s'observe dans tous les cas d'intoxication par le phosphore, s'explique par l'affinité très

grande du phosphore pour l'oxygène, par la formation d'ozone, qui agit comme agent de dédoublement sur les matières albuminoïdes des éléments anatomiques. Pendant ce dédoublement des matières protéiques, une grande quantité de graisse est mise en liberté; ne pouvant pas être oxydée immédiatement, elle forme des gouttelettes qui remplissent les éléments anatomiques. Pendant l'action du phosphore, l'élimination de l'acide carbonique est diminuée au moins de moitié ; celle de l'urée ou des produits azotés urinaires est, au contraire, trois fois plus considérable fBauer, Voit, etc.). Il y a donc diminution des oxydations et augmentation de la destruction albuminoïde. La g-raisse qui résulte du dédoublement de l'albumine, n'étant pas brûlée, s'accumule, d'où dégénérescence graisseuse des organes.

Indications thérapeutiques. — L'action incitante locale produite par le phosphore est utilisée à /'extériew contre les paralysies locales, les atrophies, les douleurs rhumatismales ; mais il faut se souvenir que ces frictions peuvent devenir dangereuses.

A Vintétneur, il est indiqué toutes les fois qu'il faut augmenter la compacité des os ou améUorer leur nutrition ; dans le rachitisme, dans le ramollissement des os, dansl'ostéomalacie, dans la tendance aux tnaladies osseuses, dans les cas de fracture pour favoriser la formation du cal, et dans les cas de développement insuffisant du squelette. On a aussi retiré un certain avantage de l'administration du phosphore dans la leucocythémie.

Kassowitz, ayant étudié l'action du phosphore sur la nutrition des os, conclut de ses expériences que ce corps est le médicament spécialement indiqué pour'combattrele rachitisme. Il conseille de l'administrer à dose très faible. Degive (1) considère le phosphore comme un agent précieux dans toutes les affections typhoïdes et adynamir/ues de nos animaux domestiques. Il prescrit l'huile phosphorée, chez le cheval, à la dose quotidienne de 2 à 3 grammes, associée dans un électuaire à la gentiane (30 grammes), àl'anis vert (30 grammes) et à la créosote (1 à 2 grammes). L'huile qu'il emploie est composée de i partie de phosphore sur 50 parties d'huile d'olive.

Autrefois, on faisait usage du phosphore contre toutes les maladies nerveuses : lépilepsie, le tétanos, la chorée, la fièvre vitulaire, les paralysies g-énérales, etc. ; mais cet emploi était purement

^1) Annales belges de médecine vétérinaire, 1882, p. 179.

empirique et ne reposait sur aucune connaissance scientifique ; aussi n'a-t-on obtenu que de rares succès.

l» Huile phosphorée à 1 p. 100

2° Glycérine phosphorée à I —

Pommade phosphorée àl —

Doses.

Doses thérapeutiques de phosphore.

Cheval ' 40 à 50 milligr.

Bœuf 10 à 50 —

Mouton i , . t.

Porc >

Chien Omg,o à 2 —

Chat 0"ig,5 à 1 —

Doses toxiques.

... , i lgï',50 dans l'estomac.

Cheval î «„,. oia i i

( 0&r,20 dans les veines.

Chien O&r.lO à 0g^30 dans l'estomac.

Porc OëMO à 0er,30 —

A Vintérieur, on donne l'huile ou la g-lycérine phosphorée, dans un liquide mucilagineux ou sous forme d'électuaire ou de pilules .

Les antidotes du phosphore sont : les vomitifs, les purg-atifs et Vessence de térébenthine vieille. On combat Tinflammation locale parles mucilag-ineux, les g-ommeuxetles féculents. Il faut exclure absolument les corps qui dissolvent le phosphore, tels que les corps gras, le lait et les œufs.

Phosphates de ch.\ux.

On connaît trois phosphates de chaux : 1° le phosphate tribasique de chaux (P0*)2Ga^; 2° le phosphate neutre ou bibasique (PO^)^ Ga-H^ -1-4H-0; 3° le phosphate acide ou monobasique (PO'')-PPCa.

Le phosphate de chaux tribasique se trouve àl'étatnaturel dans la terre vég'étale, dans presque toutes les plantes, dans les os, les dents, la chair, la corne et autres productions épidermiques de tous les animaux. Il forme la base des minéraux que Ton désig^ne sous les noms de phosphorites, tl'ostéolithes, de coprolithes. Il s'obtient en traitant les cendres d'os par l'acide chlorhydrique.

fillranl en précipitant pai' rammoiiiaquc. Le [)liosp!iatG basique de cliaiix est une poudr-e hlanche ainorplie insoluble dans l'eau, mais soluble dans les acides même faibles.

Le phos[)hate neutre ou Oibasif/ue n'existe qu'en [letite quantité à l'état naturel. On le prépare artificiellement en versant une solution de phosphate neutre de soude dans une solution de chlorure de calcium. Il se présente sous la forme d'une poudre blanche, cristalline, insoluble dans l'eau, mais soluble dans les solutions acides.

Le phosphate acide de chaux ou phosphate monocalcique est très répandu dans la nature ; il paraît indispensable à la formation des cellules \ivantes. Il s'obtient en traitant les cendres d'os par l'acide sulfurique. Dans la réaction, il se forme du sulfate de chaux qui se précipite et du phos[)hate acide de chaux qui reste en dissolution. Ce [ihospliate est déliquescent et très soluble dans l'eau.

Action physiologique. — Le phosphate tribasique de chaux joue un rôle physiologique très important. Il forme la plus grande partie des substances minérales des os de nos animaux et entre partout pour une certaine proportion dans la constitution des matières albuminoïdes de l'org-anisme ; il ligure au nombre des éléments des licithines, des nucléines, etc. ; c'est le phosphate de chaux qui communique aux os leur dureté et leur résistance. Des animaux privés d'aliments pliosphatés ne tardent pas à montrer des altérations du squelette ; on voit survenir un ramollissement des os, le rachitisme et l'ostéomalacie.

Les animaux puisent les phosphates dans leurs aliments. Les substances vég-étales ainsi que les matières animales dont ils se nourrissent sont généralement assez riches en phosphates de chaux. Pour apprécier la valeur nutiitive des ahments, il est nécessaire d'y dosernon seulement l'azote, les matières grasses et hydrocarbonées, mais encore l'acide phosphorique, qui constitue l'un des éléments les plus importants.

Le phosphate de chaux en combinaison org-anique est beaucoup mieux digéré et absorbé que les phosphates purs administrés sous forme de médicaments. Cependant les phosphates tribasique et neutre de chaux, quoique insolubles dans l'eau, sont susceptibles de passer en partie à l'absorption parce qu'ils se dissolvent dans le suc g-astrique acide (Neubauer). D'après Bouchard, tous les phosphates peuvent passer à l'absorption, même le phosphate tricalcique. Ce sel se dédoublerait dans le tube dig-estif en chlo- Kaufmax.n. 32

rure de calcium et acide pliosphorique sïinissant à la glycérine, qui résulte du dédoublement des graisses ])Our former de l'acide glycéro-phosphorique. Cependant cette absorption n'est pas admise par plusieurs expérimentateurs ; ainsi pour Sanson, Weiske, etc., le phosphate de chaux soluble ou insoluble n'est pas absorbé et se retrouve en totalité dans les excréments. D'après ces auteurs, il n'y aurait donc aucun avantag-e à administrer des phosphates de chaux artificiels dans le but d'améliorer la nutrition générale.

En admettant que les phosphates soient absorbés dans le tube digestif, peuvent-ils servir à la nutrition des éléments anatomiques, ou bien sont-ils éliminés simplement sans jouer aucun rôle utile dans la nutrition?

Les faits cliniques semblent prouver l'utilité de l'administration des phosphates. Ils sont eupeptlques, favorisent la consoliddtion des fractures et donnent de bons résultats dans le rachitisme. Si certaines expériences tendent à prouver leur élimination par les urines aussitôt après leur absorption, il n'en est pas moins vrai qu'ils exercent une action favorable sur la nutrition générale. En tout cas, leur administration n'est jamais nuisible.

Indications thérapeutiques. — Les phosphates de chaux exercent localement sur la muqueuse digestive une action légèrement astringente et tonique. Le phosphate de soude constitue un assez bon purgatif chez le chien, à la dose de 50 g-rammes.

Ils sont indiqués : 1" comme eupeplif/ues, pour réveiller l'appétit, combattre les diarrhées ;

2° Dans les maladies osseuses caractérisées par une diminution de la consistance des diverses pièces de squelette, rachitisme, ostéomalacie ;

3° Dans les fractures^ pour favoriser la formation du cal et la consolidation des pièces osseuses ;

4° Dans Vanéniie, la faiblesse générale, la convalescence à la suite de maladies g-raves, dans le pica, la maladie du lécher;

5° Pendant la grossesse et Y allaitement, pour favoriser la formation du squelette du fœtus ou du nourrisson ;

6" Après le sevrag-e pour favoriser la croissance des jeunes animaux. ^^J^îTy

Pour obtenir de bons résultats, il est nécessaire de donner aux animaux, en même temps que des phosphates artificiels, des aliments très nutritifs et de facile digestion, riches en phosphates.

GLYGÉROPHOSPHATES. 499

En médecine vétérinaire, on donne le plus souvent la poudre d'os. Il faut la mélang-er aux aliments pour permettre au suc gastrique d'exercer sur elle son action dissolvante.

Doses.

Bcmif 2o-S0 f,'i'aimMOS.

Clieval 10-25 —

Veau \

Poulain j

Vovc , 5-lo —

Gliùvro \

Moiifon ;

Cliit'ii 0(?'.5 à5 —

Poule Os'',oO à 1 gramme.

Pigeon 0s'-,50 à 1 —

Acide phosphorique.

PhOiH3.

L'acide phosphorique ordinaire ou orthophosphorique est le seul employé. Sous sa forme officinale , c'est une solution marquant 1,35 au densimètre et contenant 50 p. iOO d'acide phosphorique trihydraté correspondant à 3G^'',2 d'acide anhydre.

Cette solution ne coag-ule pas l'albumine.

Effets et usages. — Ingéré en solution diluée et à petite dose, il rafraîchit la bouche, calme la soif et favorise la dig-estion. Après son absorption, il se transforme en phosphate de soude dans le sang-, produit un lég-er abaissement de température et un ralentissement du pouls.

Pur ou en solution concentrée, l'acide phosphorique est irritaîit comme les acides minéraux concentrés, produit une gastroentérite et en plus une dégénérescence g-raisseuse du foie, des reins, des muscles.

Cet acide est indiqué comme rafraîchissant cupeptique^ et léger antifébrile, en solutions très diluées dans toutes les maladies fébriles. On l'a recommandé aussi contre le rachitisme et l'ostéomalacie.

On l'administre dans les boissons, sucrées ou non, à la dose de 3 à 5 grammes d'acide officinal par litre d'eau.

Glycérophosphates.

Glycérophosphate de chaux. — Il s'obtient en chauffant en-

500 LÉCITHINE.

semble du phosphate bicalcique, de l'acide phospliorique et de la g-lycérine. C'est une poudre iég-ère, blanche, soluble dans 20 parties d'eau froide, moins.soluble dans l'eau chaude. La solution aqueuse est neulre. L'alcool précipite le sel de sa solution aqueuse. Les dissolutions aqueuses sont très altérables, parce qu'elles sont rapidement envahies par des moisissures.

Il constitue un excellent ton'K/uo slifnula?it et reconsliluanl.

On l'emploie de préférence aux phosphates, parce qu'il esl beaucoup plus facilement assimilable.

Les doses sont de 1 gramme par jour chez les petits animaux et de 10 g-rammcs chez les gi'ands herbivores.

Glycérophosphatcs de potasse et de soude. — Ils se pi'ésentent sous forme de liquides sirupeux, alcalins au tournesol, neutres à la pliénolphtaléine. Jusqu'ici on n'a pas i)U les faire cristalliser. Ils remplissent les indications générales des phosphates. Comme le glycérophospliale de chaux, ils sont assimilables. On les donne aux mêmes doses.

Glycérophosphates de fer. — S'obtient en paillettes d'un jaune verdàtre se dissolvant lentement dans l'eau froide et rapidement dans l'eau chaude. Pendant la dissolution à chaud, le sel se décompose. Il faut donc dissoudre à froid dans 4 ou 5 parties d'eau.

Ce sel appoite à la nutrition à la fois de l'acide phosphorii^ue et du fer sous une forme très assimilable. C'est un excellcnl tonique qu'on administre aux mêmes doses que le glycérophosphate de chaux.

LÉCITHINE.

C'est un composé qui résulte de la combinaison de l'acide glycérophosphorique avec la choline et l'acide stéarique. Elle existe dans le jaune d'œuf, le lait, un grand nombre de tissus, cerveau, foie, hématies, spermatezoïdes, capsules surrénales, etc.

La lécithine est extraite du jaune d'œuf qui la contient dans la proportion de Oà 8 p. 100. Elle se présente sous l'aspect d'une masse jaune brunâtre, translucide, de consistance résineuse ou sous celle d'une poudre blanche cristalline. Elle est insoluble dans l'eau, mais s'y gontle, soluble dans l'alcool, le chloroforme, la benzine, le sulfure de carbone, l'élhcr et les huiles; elle contient environ 4 p. 100 de phosphore et 1,80 p. 100 d'azote. La chaleur de rébuUition la décompose.

Page 1