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CYANURE DE POTASSIUM

forme d'eau de laurier-cerise, l'acide cyanhydrique peut rendre des services à titre de sédatif contre la toux, la laryng-ite chronique du chien.

On le considère également comme un bon antipyrétique^ parfois supérieur à l'antipyrine (Frohner).

Doses. — L'eau distillée de laurier-cerise s'administre aux doses suivantes à l'intérieur :

Cheval et bœuf 10 à 50 grammes.

Chien 06^5 à 3 —

Chat 0s'',20 à 1 gramme.

Cyanure de potassium.

CAzK.

Ce sel pur est en cristaux blancs exhalant une odeur d'amandes amères; il a une saveur alcaline, acre ou amère. Exposé à l'air; il en attire l'humidité et l'acide carbonique, se chang-e en carbonate de potasse en laissant dég-ag'er des vapeurs prussiques. Il est très soluble dans l'eau et l'alcool étendu, mais peu soluble dans l'alcool absolu. Les solutions sont très altérables à l'air; elles ne doivent être préparées qu'au moment de s'en servir.

Effets physiologiques. — Le cyanure de potassium produit les mêmes effets que l'acide cyanhydrique, à l'intensité près. Ce corps se décompose dans l'org-anisme et produit un dég-agement d'acide cyanhydrique. C'est un calmant^ un anesthésique local sur la peau et les muqueuses. Après l'absorption, il ag'it sur la respiration, le pouls et le système nerveux à la manière de l'acide cyanhydrique, mais avec une intensité bien moindre.

Indications. — Il est indiqué dans les mêmes cas que l'acide cyanhydrique et doit lui être préféré parce qu'il est plus facile à obtenir et à conserver.

Doses.

Doses toxiques {estomac).

Cheval 4 à8 grammes .

Chien 08r,20 à Os^.SO

Homme Os'MO à 0g'-,25

Doses thérapeutiques [estomac),

Grands animaux O^r.SO à 1 gramme.

Chien 08',03 à O^MO

Chat... Og^Ol à Og',03

Préparations. — Pour l'intérieur, des solutions à l p. 500.. Pour les injections hypodermiques, des solutions à 1 p. 200. Pour l'usage externe, en solution à i p. 100 ou en pommade à 1 p. 20.

Administration. — A l'extérieur, on l'emploie en lotions, en applications, en frictions avec la pommade. Il faut surveiller l'emploi externe pour éviter les empoisonnements par suite de l'absorption du sel.

Pour le faire absorber, on peut l'administrer par le tube digestif, sous la forme de breuvages, d'électuaires, de lavements ; dans le tissu conjonctif sous-cutané, sous forme de solutions titrées. Les njections hypodermiques sont généralement préférées.

Cyanure de chloral.

CC13G0H.CAzH.

C'est une combinaison très stable du chloral avec l'acide cyanhydrique. 11 se présente sous forme d'une poudre cristalline très soluble dans l'eau.

11 a été expérimenté sur les animaux par Frôhner. Les effets sont identiques avec ceux développés par l'acide cyanhydrique. Il faut 0gr,5 de cette substance en injection sous-cutanée pour tuer un chien de taille moyenne.

Les doses thérapeutiques sont de 08^,02 pour les petits chiens et de Os^l pour les gros.

Les solutions titrées à 10 p. 100 conservent pendant très long-temps leur activité première, et il ne survient jamais aucun accident local après les injections hypodermiques.

A cause de son inaltérabihté, ce corps sera peut-être appelé à remplacer complètement l'acide cyanhydrique et le cyanure de potassium.

Atropine et belladone.

1° Atropine.

CH^SAzOS.

Cet alcaloïde, découvert par Brandes, isolé de la belladone par Geig-er et Hesse, préparé aujourd'hui également par syn^ thèse, est soHde, en cristaux blancs soyeux et prismatiques, inodore, d'une saveur amère et nauséeuse, peu soluble dans l'eau,

mais bien soluble dans l'alcool et l'éther, le chloroforme. Combinée avec les acides, l'atropine forme des sels cristallisables et très solubles dans l'eau. Le sulfate datropine est le plus employé.

Effets physiologiques. — Effets locaux. — Le sulfate d'atropine appliqué sur la peau intacte détermine, après un certain temps, une légère diminution de la sensibilité et un arrêt local delà s écre't ion de la sueur {Auberl). Sur les plaies et les muqueuses fines, l'atropine produit d'abord une douleur cuisante assez vive, une irritation, de la cong-estion ; puis, au bout de quelques minutes, la douleur disparaît, et il se produit une anesthésie locale plus ou moins complète.

Une goutte d'une solution aqueuse de sulfate d'atropine, instillée dans l'œil d'un animal, détermine d'abord une irritation accompag-née de douleur et de sécrétion des larmes; l'animal cherche à se frotter l'œil, dont la muqueuse rougit; après deux ou trois minutes, la douleur a disparu et, après dix minutes, on observe chez le chien une dilatation de la pupille correspondante. ha, mydriase^ d'abord lég-ère, augmente insensiblement, et après ving-t-cinq minutes elle est g-énéralement arrivée à son maximum ; alors l'iris n'est plus représenté que par une bandelette circulaire extrêmement étroite. La mydriase se produit facilement chez les carnassiers et chez l'homme ; elle apparaît plus lentement chez les herbivores, et enfin elle ne se produit pas chez les oiseaux. Chez le chien, le chat, la mydriase arrive à son maximum en ving-t ou ving-t-cinq minutes , chez l'âne, le cheval et les ruminants, ce n'est qu'après trente-cinq à quarante-cinq minutes. Si l'instillation se fait sur un seul œil, on voit que la pupille de l'œil opposé se contracte à mesure que celle du côté instillé se dilate. Cette constriction de la pupille opposée est due à l'efTet réflexe produit par la plus g-rande quantité de lumière qui tombe au fond de l'œil atropine.

La mydriase provoquée par l'atropine est accompagnée d'une augmentation de la pression intra-oculaire. La mydriase peut persister plusieurs jours.

On peut provoquer alternativement la dilatation et le resserrement delà pupille par des instillations alternatives d'une solution de sulfate d'atropine et d'une solution de sulfate d'ésérine. Ce dernier alcaloïde a, en efï'et, la propriété de produire la myose, c'est-à-dire le resserrement pupillaire, et de faire cesser les effets mydriatiques de l'atropine. En général, la myose produite par

Tésérine disparaît plus facilement avec Tatropine que ne disparaît la mydriase atropinique sous l'intluence de l'ésérine.

La pupille dilatée par l'atropine est immobile, elle ne se modifie plus sous Tinfluence de dilFérentes intensités lumineuses;' et Taccommodation de l'œil devient impossible. La mydriase dure de deux à huit jours après l'instillation. Elle se produit encore sur un œil, quand on a préalablement coupé le nerf sympathique du côté correspondant; mais elle s'établit plus lentement, comme j'ai pu m'en assurer souvent sur des chiens.

Chez le lapin, la mydriase est toujours plus lente à s'établir, quelquefois même elle est à peine visible. Cet animal ne convient donc pas pour déceler l'atropine dans un liquide que l'on soupçonne contenir cet alcaloïde. Dans la médecine légale, il faudra donc toujours avoir recours au chat ou au chien pour s'assurer de la présence de l'atropine dans la matière provenant du cadavre d'un homme ou d'un animal empoisonné.

La mydriase est le résultat d'un effet local de l'atropine sur l'œil, quoique cette substance puisse encore produire la mydriase après son absorption par toute autre voie. En effet, la mydriase se fait toujours sur l'œil dans lequel l'instillation est faite, jamais sur celui du côté opposé. Si on enlève un œil sur une g-renouille, la mydriase se produit encore s'il est humecté avec une solution d'atropine. Fleming- a remarqué que la dilatation de la pupille commence d'abord au point où la goutte est déposée ; si celle-ci est placée sur un des points de la circonférence de l'iris, on voit la dilatation commencer en ce point, et elle se produit seulement plus tard dans les autres. La présence de l'atropine a été constatée dans l'humeur aqueuse (Ruyter) ; cette substance arrive donc en contact avec l'iris. Ag-it-elle sur les fibres circulaires en les paralysant ou sur les fibres rayonnées? Agit-elle directement sur l'élément musculaire ou sur les nerfs de l'iris? Ce sont des questions encore incomplètement résolues. D'après les travaux les plus récents, elle paralyse les fibres nerveuses motrices du muscle constricteur de l'iris (oculo-moteur). En effet, après l'atropinisation, l'excitation de l'oculo-moteur commun ne produit plus de resserrement pupillaire. De plus, j'ai remarqué que, lorsque la mydriase est incomplète, l'excitation du bout céphalique du sympathique produit les effets dilatateurs ordinaires, ce qui indique l'intégrité des fibres nerveuses dilatatrices du diaphragme irien.

Elle n'agit donc pas sur les fibres rayonnées, mais sur les fibres circulaires. Le système constricteur étant paralysé, le système dilatateur agit seul, de là la dilatation de la pupille. Il esf assez difficile d'expliquer pourquoi la mydriase ne se produit pas chez les oiseaux. D'après la plupart des micrographes, l'iris de ces derniers ne contient que des fibres circulaires striées et pas de fibres radiées, et c'est peut-être à cette différence de structure qu'il faut attribuer la dilférence des effets sur la pupille.

Effets généraux. — Quand l'atropine est arrivée dans le torrent circulatoire, elle produit des modifications dans presque toutes les fonctions.

La mydi^iase se produit sur les deux yeux^ avec une égale intensité ; il en résulte que la vue est obscurcie et la pression intra-oculaire aug-mentée.

Sécrétions. — Elle tarit toutes les sécr lions ou les diminue considérablement, à l'exception de la sécrétion urinaire. La bouche devient sèche, la dég-lutition est bientôt rendue impossible, les aliments se dessèchent dans l'estomac et l'intestin. Les sécrétions salivaire, gastrique et intestinale sont donc taries sous l'influence de l'atropine. Les aUments n'étant pas digérés agissent comme des corps étrangers irritants sur la muqueuse gastro-intestinale, et il se produit souvent des nausées et des vomissements chez les carnassiers et des coliques chez les herbivores. L'atropine tarit les sécrétions des glandes en paralysant les extrémités intraglandulaires des nerfs sécréteurs. Ce fait est facile à vérifier sur la glande- sous-maxillaire du chien. Cl. Bernard a démontré que la corde du tympan renferme les fibres excito-sécrétoires de celte glande et qu'il suffit d'exciter ce cordon nerveux dans son bout glandulaire pour provoquer immédiatement une abondante sécrétion de salive et une congestion du tissu de la glande. Sur un animal atropine, l'excitation du bout périphérique de la corde du tympan reste sans effet sur la sécrétion, mais produit encore l'effet vaso-dilatateur ordinaire, comme l'a démontré le premier Heidenhain, et comme j'ai pu m'en assurer plusieurs fois. L'action antisécrétoire de l'atropine est donc due à la paralysie des nerfs sécréteurs et non à un ralentissement de la circulation dnns la glande.

La sécrétion urinaire n'est pas influencée par l'atropine.

Circulation. — A très faible dose, l'atropine produit d'abord un ralentissement des battements du cœur chez l'homme et le

lapin, puis bientôt une forte accélération de ces battements. Chez le chien, l'accélération se produit immédiatement sans être précédée d'une période de ralentissement. Le ralentissement observé chez l'homme et le lapin est toujours de courte durée, tandis que l'accélération consécutive persiste longtemps. Chez nos g-rands animaux domestiques, l'accélération du pouls est aussi le phénomène le plus saillant et le plus durable. Le pouls en même temps devient plus petit, plus difficile à percevoir, et les battements du cœur sont moins énerg-iques.

L'accélération considérable du pouls sous l'influence de l'atropine doit être attribuée à la paralysie intracardiaque des fibres modératrices du pneumog-astrique. En effet, tout le monde sait que l'excitation du bout périphérique du pneumog-astrique produit le ralentissement ou l'arrêt des battements du cœur dans les conditions physiolog-iques, tandis qu'après l'atropinisation la même excitation n'influence plus le cœur et ne ralentit plus ses battements.

On admet g-énéralement que l'atropine produit un abaissement de la tension artérielle. D'après les graphiques manométriques que j'ai pris sur le chien, la tension artérielle reste normale avec des doses moyennes. Il est probable que les auteurs qui sig-nalent un abaissement de tension ont fait usage de doses fortes. Généralement les muqueuses sont congestionnées ; il semble donc y avoir une dilatation vasculaire périphérique, et, si la tension se maintient normale, c'est parce que le cœur bat plus fréquemment.

Respiration. — La respiration est toujours accélérée sous l'influence de l'atropine par suite d'une excitation du centre respiratoire. Les mouvements sont plus nombreux et aussi plus amples. Cet alcaloïde est un des meilleurs toniques respiratoires. Il a aussi la propriété de diminuer V excitabilité des extrémités intrapulmonaires du pneumog-astrique.

Tube digestif. — L'atropine arrête les )nouvements péristaltiques de l'estomac et de l'intestin. Cet ellet paralysant sur les fibres musculaires lisses a été nettement mis en évidence, au moyen de la méthode graphique (Morat). Pendant l'action de l'atropine, à dose un peu forte, les contractions rythmiques dans l'estomac et l'intestin cessent complètement, et il n'est plus possible de les réveiller même par l'excitation électrique du nerf moteur qui se distribue dans la musculeuse g-astro-inteslinale. Les efl'ets paralysants exercés par l'atropine sur les muscles lisses des parois

g-fistro-intestinales disparaissent sous rinfluence de la pilocarpine; cette dernière substance est un antagoniste de Vatropine; elle exalte les mouvements péristaltiques et les sécrétions de Testomac et de l'intestin.

A dose très faible, Tatropine, au lieu de paralyser l'estomac et l'intestin, excite, au contraire, les contractions péristaltiques de ces viscères et produit des évacuations Elle diminue aussi l'excitabilité des extrémitée nerveuses sensitives de la muqueuse g-astrointestinale et peut, par conséquent, faire disparaître le spasme intestinal, quia pour orig-ine une irritation de la muqueuse.

Sphincters. — L'atropine semble aussi avoir pour efïet de reldcher les sphincters en diminuant leur tonicité. Depuis long-temps, les médecins et les accoucheurs admettent que l'anus, le col de la vessie et de la matrice se laissent dilater facilement sous rinfluence de l'atropine. Cet effet est surtout très marqué quand ces sphincters sont le siège de contractions spasmodiques. L'atropine paralyse le système constricteur de l'iris, la musculeuse de l'estomac et de l'intestin, et il est probable que la même action paralysante s'exerce sur les fibres circulaires des différents sphincters. Évidemment, après la paralysie de ces sphincters, l'ouverture qu'ils circonscrivent ne se dilate pas activement, mais elle offre moins de résistance aux causes qui tendent à la dilater.

Système nei^veiix. — De faibles doses d'atropine produisent une excitatioîi g-énérale et une aug-mentation de la sensibilité ; des doses plus fortes eng-endrent d'abord une période d'excitation pendant laquelle les animaux se déplacent et s'agitent, puis une période de calme pendant laquelle il y a diminution de la sensibilité et apparition d'un état de somnolence qui est cependant entrecoupé par des cris et des rêves pénibles. Les herbivores sont fortement agités au début ; ils sont en proie à des hallucinations etprésentent des tremblements musculaires des coliques; leschevaux poussentaumurcomme dans le cas de ver tige, et après ils montrent passagèrement les symptômes de l'immobilité.

Température. — Les doses faibles produisent aussi une élévation de la tempéiature rectale pouvant atteindre 4°. Des doses fortes élèvent d'abord la température, mais l'abaissent ensuite de 1 k 3°.

Élimination. — L'atropine est éliminée rapidement par les reins. On a pu produire la mydriase par l'instillation de l'urine provenant d'animaux morts empoisonnés par cet alcaloïde. Chez

les herbivores, une partie plus ou moins notable subit dans Torg-anisme des transformations et l'urine ne contient que fort peu d'atropine en nature.

Effets toxiques. — Des doses toxiques d'atropine produisent :

1° Une dilatation pupillaire extrême avec trouble dans la vision; les animaux buttent contre les objets qui se trouvent sur leur passage ;

20 Une exaltation de l'ouïe qui ne s'éteint que dans le coma ;

3° Une cong-estion très forte des muqueuses;

4° Une g-rande excitation, pendant laquelle les animaux sont très sensibles ; puis survient une diminution de la sensibilité et dela motilité, des tremblements musculaires, des convulsions et enfin une paralysie sensitive et motrice complète.

Le pouls est très accéléré, petit, puis il devient même imperceptible.

La peau des extrémités subit un refroidissement considérable;, les sphincters se relâchent ; la respiration s'éteint et la mort survient au milieu des convulsions.

Certains animaux peuvent consommer de g-randes quantités de feuilles fraîches de belladone sans éprouver de malaise ; tels sont les escarg-ots, les pig'eons, les lapins, même les chèvres et les moutons. Nourris pendant une semaine avec ces feuilles, ces animaux ne sont pas incommodés. Chose curieuse, leur viande mang-ée par des carnassiers ou l'homme peut occasionner des accidentsd'empoisonnement.

A l'autopsie des animaux qui succombent sous Tinfluence de l'atropine, on ne trouve aucune lésion caractéristique ; les centresnerveux sont quelquefois congestionnés, et les g-ros vaisseaux contiennent du sang- noir

Antidotes. — Il faut d'abord employer les vomitifs ou les purgatifs pour faire rejeter le poison non absorbé. Si l'absorption est déjà effectuée, on conseille le café ou les excitants. Je crois qu'il vaudrait mieux lui opposer la pilocarpine et l'ésérine, alcaloïdesdont les effets sont exactement inverses.

Indications thérapeutiques. — Localement, les préparations belladonées et les sels d'atropine sont indiqués :

1° Pour diminuer la douleur dans les inflammations cutanées ou sous-cutanées, quelle que soit leur nature ;

2° Pour tarir les hypersécrétions et diminuer le prurit dans certaines maladies cutanées, dans l'otorrhée, etc. ;

682 ATKOPINE.

3° Pour produire la mydriase, quand on veut examiner le fond du globe oculaire ou pratiquer des opérations sur le cristallin;

4° Alternativement avec Tésérine, pour provoquer des mouvements de resserrement et de dilatation de l'iris afin d'empêcher les adhérences de cette membrane avec le cristallin ou avec des produits pathologiques dans certaines ophtalmies;

5° Pour calmer la douleur et diminuer les hypersécrétions dans toutes les ophtalmies, excepté dans l'ulcération de la cornée et le glycome. Dans ce dernier cas, les instillations atropinées seraient nuisibles, car elles augmentent la tension intra-oculaire.

A antérieur^ ou en injection sous-cutanée, l'atropine est indiquée :

i° ^o\xv diminuer V excitabilité des nerfs d'arrêt du cœur dans l'anesthésie parle chloroforme ou l'éther. Quelques minutes avant de faire respirer les vapeurs anesthésiques, on pratique une injection sous-cutanée de sulfate d'atropine. Chez le chien, la dose d'un demi-milligramme à 1 milligramme suffit pour diminuer considérablement l'excitabilité du pneumogastrique et pour mettre à l'abri des syncopes cardiaques. Dans la pratique, on a tout avantage à faire précéder l'emploi des anesthésiques d'une injection hypodermique d'atropine et de chlorhydrate de morphine. Ce procédé d'anesthésie mixte est toujours sans danger ;

2° Pour diminuer les hypersécrétions intestinales dans les cas ■de diarrhée opiniâtre ;

3° Pour diminuer la tonicité et l'état de contraction des sphincters anal, vésical et du col de la matrice. Dans les accouchements laborieux dus à un spasme du col, on introduit dans l'ouverture du col Veponge préparée, que l'on trempe préalablement dans l'extrait de belladone. L'éponge, en se gonflant, dilate le col, dont l'excitabilité et la contractilité sont diminuées par la préparation belladonée;

4° Pour diminuer les contractions spasmodiques de l'intestin, de l'utérus, de la vessie, quand ces contractions sont trop énergiques et produisent des coliques vives ;

5° Pour diminuer l'excitabilité bronchique et laryngienne au début des maladies de poitrine quand la toux est très douloureuse ;

6" Pour tonifier la respiration, tarir la sécrétion muco-purulente et dessécher les bronches à la fin des bronchites, des pneumonies catarrhales;

7° Cette substance s'éliminant par les urines chez le chien,

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