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MODIFICATEURS DE LA CALORIFICATION

Antipyrétiques ou antithermiques.

Dans les maladies fébriles, il arrive souvent que l'excès de température menace de devenir un phénomène morbide très dangereux pour le malade. Nous savons, en effet, que les mammifères ne tardent pas à succomber si leur température intérieure se maintient pendant quelque temps au-dessus de 42° G.

Examinons le mécanisme et les causes de la fièvre.

A l'état normal, la température est maintenue à un degré sensiblement fixe chez les animaux à sang chaud. Cette fixité de la température intérieure est assurée par le système nerveux qui règle à la fois la production et la déperdition de calorique. La fièvre apparaît quand, par suite d'un affaiblissement du système nerveux, la déperdition de chaleur reste inférieureà la production^ c'est-à-dire que la régulation est devenue défectueuse.

Dans la fièvre, la production de chaleur est toujours aug-mentée. Ge fait est établi par les résultats de toutes les recherches physiolog-iques et cliniques. G'est ainsi qu'on observe toujours une augmentation dans les échanges respiratoires et dans l'élimination azotée urinaire; une forte et rapide diminution du poids du corps, c'est-à-dire un amaigrissement intense.

La déperdition de chaleur, tout en aug-mentant dans la fièvre, reste inférieure à la production. Il en résulte une rétention de calorique qui amène une élévation de la température centrale.

L'animal sain règle sa température suivant les besoins. Quand, sous l'influence d'une cause d'échauffement quelconque, la tempe-

100 ANTIPYRÉTIQUES OU ANTITHERMIQUES.

rature tend à s'élever, il se produit immédiatement par action nerveuse une déperdition de chaleur plus grande par la peau et le poumon. Quand, au contraire, l'organisme est soumis aux causes de refroidissement, le système nerveux entre immédiatement en fonction pour aug-menter les oxydations et pour diminuer la déperdition de chaleur. Dans les deux cas, la température intérieure ne varie que dans des limites fort étroites.

Mais, dans les cas de fièvre, la régulation est affaiblie; le système nerveux ne lutte qu'imparfaitement contre les causes d'échauffement ou de refroidissement. Il en résulte que l'animal fébricitant, ayant à lutter contre ces causes, se montre constamment déprimé et inférieur à l'animal sain. Cette plus grande impressionnabilité aux causes d'échauffement et de refroidissement tient à la faiblesse relative du système nerveux.

Pendant la fièvre, la production de chaleur est aug-mentée comme nous l'avons dit ; et il résulte des recherches expérimentales que c'est surtout dans le foie et les reins que se produit l'excès de chaleur.

Mais il ne suffit pas de savoir qu'il y a exag-ération des oxydations et insuffisance de la rég-ulation ; il faut encore rechercher les causes directes de ces altérations fonctionnelles.

Il est démontré aujourd'hui que la fièvre est le résultat de Vi?itroduction dans le sang de matières nuisibles. Ces matières, mélang-ées au liquide nutritif, vont agir sur tous les éléments org"aniques, mais principalement sur les centres nerveux présidant h la régulation thermique.

Les matières capables de provoquer la fièvre, appelées matières pyi'étogènes^ sont g-énéralement des toxines sécrétées par les microbes qui envahissent les plaies ou les tissus. On peut, en effet, provoquer artificiellement une fièvre, en injectant dans les veines d'un animal des liquides de culture de microbes pathog-ènes entièrement dépourvus de microbes par la filtration.

Cependant, certains cas de fièvre ne peuvent pas s'expliquer par les sécrétions pathogènes d'origine microbienne, telles sont les fièvres traumatiques. Dans ces cas, on admet que, par suite d'un trouble du système nerveux et des tissus, il se forme dans l'org-anisme même des substances pyrétog'ènes analog-ues à celles qui prennent naissance pendant le développement des microbes. Les cellules vivantes de l'org-anisme auraient ainsi des propriétés

analogues à celles des organismes inférieurs, qui, en somme, sont également des cellules (Hayem).

Indications à remplir dans les maladies fébriles. — La fièvre, comme nous venons de le voir, est le plus souvent un état secondaire résultant de la pénétration dans le sang- de toxines fabriquées soit par des microbes, soit par les éléments des tissus malades. Ces produits solubles alTaiblissent le système nerveux et le rendent impropre à maintenir une rég-ulation thermique normale; ils déterminent aussi une destruction rapide de la matière org-anisée et produisent la consomption.

Les indications à remplir sont donc les suivantes :

1° Combattre C infection toutes les fois que cela est possible, afin de prévenir la formation des toxines qui provoquent la fièvre ; 2° réveiller les sécrétions afin d'éliminer les substances nuisibles accumulées dans le sang-; 3" exciter et tonifier le système nerveux affaibli ; 4° combattre directemeîit l'excès de production de chaleur et favoriser sa déperdition par le rayonnement; 5° s'opposer à roxy dation et à la désagrégation trop intense de la matière org-anisée.

Ces indications sont plus ou moins faciles à remplir à l'aide des agents dits anlifébriles ou antipyrétiques, dont les principaux sont : la quinine, l'antipyrine, le pyramidon, l'acétanilide, la phénacétine et ses succédanés, l'acide salicylique, le salicylate de soude et leurs succédanés, l'acide benzoïque, l'aconit et l'aconitine, la vératrine.

Dans la médication antithermique, on peut aussi utiliser parfois très avantag-eusement : les bains froids, les enveloppements humides, les rubéfiants, les vésicants, les sudorifiques, ag-ents qui tous aug-mentent la déperdition de chaleur par la peau.

Quinine et ses sels.

La quinine est le principal alcaloïde des écorces de quinquina. Elle se présente sous la forme d'hydrate de quinine cristallisée (C-''H2^Az20'- + 2H-0). Elle se dissout dans 1670 parties d'eau à + 15°, dans 902 parties d'eau h 100° ; elle est beaucoup moins soluble dans l'alcool, le chloroforme. L'éther en dissout son propre poids. Elle se dissout aussi dans les huiles, les essences, la benzine, etc. La quinine s'unit aux acides pour former des sels dont les plus employés en médecine vétérinaire sont : le sulfate

basique ou officinal de quinine et le chlorhydrate basique de quinine.

Le sulfate officinal ou basique {C'^W^z^O^Y^O'W -^^W-O) s'obtient en cristaux formant des aiguilles prismatiques. Il contient 16,18 p. 100 d'eau, 74,31 de quinine, se dissout dans 570 parties d'eau à -f- 15° et dans 30 parties d'eau bouillante ; il est plus soluble dans l'alcool, insoluble dans l'éther et dans le chloroforme. Celui du commerce est souvent impur; il peut être mélang-é de cinchonine, de salicine, de sulfate de chaux, d'acide borique, etc.

Le chlorhydrate de quinine basique G-°H-''Az^O-,HGl-f 2H^0 est cristallisé. Il contient, pour 100 parties, 81,71 de quinine, 9,22 d'acide chlorhydrique et 9,08 d'eau. Il se dissout dans 25 parties d'eau à 15°, dans 18,5 à 25°.

Ces deux sels, étant plus solubles dans feau que la quinine, sont g'énéralement préférés pour l'usag'e médical. Il faut préparer les solutions au moment même de l'administration, car, conservées, elles s'altèrent par le développement de moisissures. Les sels de quinine étant précipités de leur solution par l'acide tannique, il y a lieu d'éviter de les associer avec des matières tannantes.

Effets physiologiques. — La quinine et ses sels s'opposent aux fermentations et à la putréfaction. Une solution à 2 p. 100 empêche la putréfaction, les fermentations vinique, lactique et butyrique. Elle détruit avec énerg-ie la vitalité des ferments figurés des levures et des protozoaires et se transforme à leur contact en quinidine et dihydroxylquinine. Elle exerce une action spécifique sur V hématozoaire du paludisme. Son action sur \es ferments diastasiques est nulle; ainsi elle n'empêche pas la production d'acide cyanhydrique quand on met en présence l'émulsine et l'amyg-daline et ne s'oppose pas à la transformation de l'amidon en sucre, sous l'influence de la ptyaline.

La quinine n'a pas d'action sur les spores vég-étales, moisissures, champig-nons, algues. Elle est beaucoup plus toxique pour les protozoaires que pour les animaux mammifères.

Effets locaux. — Les effets locaux sur la peau sont à peu près nuls.

Sur les muqueuses et les tissus nus, tous les sels de quinine ag"issent comme irritants. Ils ont une saveur amère et, quand ils sont introduits dans la bouche, ils provoquent la sécrétion salivaire par action réflexe. La saveur amère est encore perceptible

dans des solutions à i p. 10000. Dans l'estomac, les petites quantités de sels de quinine sont facilement supportées et ne s'opposent pas à la digestion; elles peuvent même la favoriser; mais des doses massives produisent souvent chez les carnassiers des nausées et des vomissements et chez les herbivores delà diarrhée. Ce sont là des effets dus à l'action irritante locale des sels de quinine.

A la suite des injections sous-cutanées, on voit souvent se développer une tuméfaction et parfois de la nécrose; ces injections ne constituent donc pas un bon mode d'administration pour les sels de quinine.

La muqueuse respiratoire jouit d'une tolérance assez grande vis-à-vis des solutions très diluées, des sels de quinine. Cependant on ne peut pas recommander les injections intratrachéale dans la pratique.

Effets généraux. — Quand le médicament est introduit dans l'estomac, l'absorption commence déjà dans ce viscère, et elle se continue dans l'intestin, mais avec moins d'activité. En effet, dans l'intestin, on trouve des conditions qui tendent à s'opposer à l'absorption, car les acides de la bile et les alcalis des sucs intestinaux forment des composés peu solubles avec la quinine. Cependant, en g-énéral, quand on emploie de faibles doses, cet alcaloïde est complètement absorbé, et les excréments n'en renferment plus de traces. Après son administration par la voie digestive, les elfets généraux se manifestent habituellement au bout de quinze à trente minutes.

U élimination des sels de quinine a lieu à i)eu près par toutes les voies d'excrétion. On a retrouvé de la quinine dans l'urine, le lait, le mucus bronchique, la bile, la salive, les larmes. C'est surtout par l'urine que l'élimination a lieu. Elle commence environ une demi-heure après l'ing-estion et est achevée après quarante-huit heures environ. Pendant son séjour dans l'économie, la quinine se localise spécialement dans le foie et la rate. Celle qui est éliminée diffère en partie de la quinine ordinaire. D'après certains auteurs, elle se retrouverait dans les urines à l'état de quinidine, d'après d'autres à l'état de dihydroxylquinine (C-^H'^Az^O').

Les effets généraux déterminés par ces sels varient beaucoup d'intensité et même de nature, selon la dose ingérée. Avec des doses faibles et moyennes, on observe, d'après la plupart des auteurs, chez les animaux sains, une accélération du cœur et une augmentation de la pression artérielle. Avec des doses fortes.

on obtient, aa contraire, un ralentissement du cœur et un abaissemejit de la tension artérielle.

D'après MM. Sée et Bochefontaine {C. R. de V Institut, 1885), on peut constater deux périodes dans son action : 1° la période initiale, pendant laquelle il y a accéle'ratioîi du pouls ei élévation de la tension artérielle; 2° la période d'état se caractérisant par le ralentissement du pouls accompagné de rabaissement de la tension artérielle.

Voici les symptômes qui apparaissent chez les animaux si on administre des doses très rapprochées. On doit distinguer deux périodes : une d'excitation et l'autre de sédation.

Pendanl la. preinière période, les animaux sont excités, s'agitent et se déplacent sans cesse; un mouvement fébrile se déclare, car on remarque la fréquence dans le pouls et dans la respiration, la roug-eur de la conjonctive, l'augmentation de la chaleur cutanée, l'élévation de la température rectale, etc. Cet état d'excitation dure environ deux heures en moyenne.

Durant la période de sédation, le mouvement fébrile se ralentit sans que, du reste, la circulation et la respiration tombent audessous de leur rythme normal; l'agitation fait bientôt place à un calme complet, et l'on remarque même un peu de tristesse et de coma, car les animaux tiennent la tête abaissée vers le sol et semblent indifférents à ce qui se passe autour d'eux ; les chevaux appuient le bout de la tête au fond de la mangeoire. La chaleur de la peau a notablement baissé, les pupilles sont dilatées et il ne tarde pas à se produire une diurèse abondante. Enfin on remarque aussi des tremblements musculaires, qui se manifestent d'abord dans les régions antérieures, mais qui peuvent se généraUser dans toutes les parties du tronc et des membres.

Un fait sur lequel tous les observateurs semblent s'accorder, c'est que la quinine produit plus facilement un ralentissement du pouls chez les animaux fiévreux que chez les animaux sains.

Sous l'action des préparations quiniques, il se produit en général un abaissement notable de la température rectale. Cet elfet, peu prononcé sur les animaux sains, devient très net et très manifeste chez les animaux chez lesquels il y a hypcrthermie morbide. Dans certaines maladies fébriles, l'abaissement de température produit par la quinine peut atteindre jusqu'cà 3°. C'est surtout dans les maladies générales, infectieuses, que cet abaissement est le plus prononcé. Cette diminution de la température est due

au ralentissement des oxydations. Il y a en effet une élimination moindre d'acide carbonique par le poumon et la peau; en même temps il y a diminution de l'absorption de l'oxygène. Sous l'action de la quinine, l'activité nutritive des éléments anatomiques des tissus diminue manifestement; les hématies deviennent plus volumineuses et retiennent l'oxygène avec une énerg-ie plus g-rande ; l'oxyhémog-lobine devient une combinaison plus fixe, elle cède moins facilement son oxygène aux tissus. On comprend ainsi facilement pourquoi il y a production d'une moindre quantité de chaleur et abaissement de la température animale.

Non seulement il ya une moindre oxydation et une diminution dans la production d'acide carbonique, mais il y a aussi \ine diminution généraledelanutrition. Celle-ci est accusée par une élimination plus faible de principes azotés, soufrés et phosphores. On a constaté que l'azote éhminé par l'urine diminue dans la proportion de 25 p. 100, les acides soufrés dans celle de 40 p. 100. La quinine a donc pour effet d'épargner l'organisme ; elle empêche sa destruction rapide en ralentissant la nutrition et en diminuant les oxydations. D'après Bock, un chien qui reçoit des doses non toxiques de quinine épargne à son organisme 57 grammes d'albumine par jour. A cause de cette diminution dans les destructions organiques, la quinine agit comme une substance d'épargne ; comme un agent antidéperditeur, elle empêche l'organisme sain de produire toute l'activité dont il est capable et elle prévient la désagrégation rapide de l'organisme malade. Elle agit donc comme débilitant sur l'organisme sain et comme fortifiant sur l'organisme fiévreux ; elle modère l'activité de l'un et conserve l'énergie de l'autre.

La quinine agit aussi sur les globules blancs du sang ou leucocytes. A forte dose, elle diminue leur nombre et leur volume, puis elle ralentit et même supprime leurs mouvements amiboïdes.' A petites doses, au contraire, la quinine augmente l'activité des leucocytes.

La quinine jouit aussi de la propriété de déterminer une diminution du volume de la rate. Cette diminution de volume est d'autant plus appréciable que la rate est plus hypertrophiée. Cette réduction de volume se produit encore après la section des nerfs de l'organe, ce qui semble indiquer que la quinine agit directement sur les éléments propres de cet organe, surtout sur les éléments musculaires, dont elle augmenterait la tonicité. En

KaIFMANN". i"

effet, sous son influence, le tissu de la rate devient plus ferme, plus compact.

Laquininese localise surtoutdans le foie ;ellesemble mêmesedétruire danscet org-aneen se transformant enquinoïdine. Quoiqu'il en soit, sous son influence, la sécrétion biliaire est notablement aug^mentée.La quinine est un des cholagogues\es plus énerg-iques.

Les préparations quiniques aug-mentent en g-énéral nettement la sécrétion urinaire.

Des doses fortes de quinine produisent quelquefois Vamaurose et la surdité. Ces accidents ont été observés un g-rand nombre de fois chez Thomme, après Tadministration de fortes doses. Le sens du toucher peut aussi subir un affaiblissement. Ces effets sont dus à l'action paralysante qu'exerce la quinine sur les centres nerveux et les nerfs.

Indications thérapeutiques. — La quinine est un spécifique contre la malaria ou fièvre palustre. Elle tue l'hématozoaire du paludisme à dose très faible, comme l'a montré Laveran. Il suffit de mélang-er au sang- qui renferme des éléments parasitaires une goutte d'une solution même très faible d'un sel de quinine pour voir ces éléments prendre aussitôt leurs formes cadavériques. Elle convient chez les animaux dans toutes les maladies à hématozoaires : malaria, hémog'lobinurie, fièvre du Texas.

Ij' action excitante exercée par la quinine à très faible dose sur les phag"0cytes explique aussi la disparition rapide des hématozoaires du sang.

Comme tonique., elle convient dans toutes les maladies accompagnées d'une atonie, d'un relâchement du tube dig-estif. Dans ce cas, on emploie de préférence le quinquina.

Comme médicament d'épargne, elle est indiquée dans toutes les maladies inflammatoires rapidement débilitantes ; en épargnant l'organisme, elle conserve les forces et augmente la résistance à la maladie.

Comme antifébrine, elle est indiquée dans toutes les maladies caractérisées par une fièvre intense. Pour produire un abaissement rapide et prononcé de la température, il faut faire usage de fortes doses. Aussitôt que la température tend à remonter, on fait une nouvelle administration. On a obtenu des succès nombreux dans les pneumonies très aiguës, la fièvre pétéchiale, l'influenza ou fièvre typhoïde, la fièvre puerpérale, la septicémie, la pyoémie, etc. Dans ces maladies, la quinine produit un abais-

sèment de température beaucoup plus rapide que l'acide salicylique. Lorsque les lésions org-aniques qui produisent la fièvre sont très étendues, comme dans la pleurésie, la péritonite, la quinine ne produit pas toujours un abaissement de la température.

L'action paralysante qu'elle exerce à haute dose sur les globules blancs la rend précieuse contre la leucémie. Elle diminue le volume de la rate et des g-anglions lymphatiques.

Doses thérapeutiques.

Chlorhydrate ou sulfate de quinine.

Comme tonique. Comme antipyrétique.

Cheval 2 à 5 gr. 10 à 20 gr.

Bœuf 3 à 6— 13 à 25 —

Mouton Osr.S àl— 2 à 5 —

Porc 08',2 à 08^,5 2 à 4 —

Chien Ob^Oo à O^MO 0s^25 à IR'.S

Chat 08^,01 0B^15

Administration . — En dissolution dansles breuvag-es lég-èrement acidulés ou dans les lavements, en électuaires, en bols, en pilules.

^oxxvV injection hypodermique, an se sert des sels solubles tels que le sulfate, le bisulfate, le chlorhydrate, le citrate, le valérianate, en solution plus ou moins concentrée.

Pour les injections intratrachéales peu employées, mais cependant recommandées par Lévy, on emploie chez le cheval des doses qui varient de 10 à 50 centigrammes d'un sel de quinine dissous dans 5 à 10 grammes d'eau distillée.

Équivalents thérapeutiques des sels de quinine d'après Boymond.

Hydrate

Acétate

Chlorhydrate basique . . .

Lactate basique

Bromhydrate basique...

Valérianate basique

Sulfate basique

Sulfovinate neutre

Arséniate

Bromhydrate neutre , . .

Sulfate neutre (bisulfate)

lodhydrate acide

Tannate

ALCADOIDE p. 100.

1 GRAMME d'eau

dissout

sel

de quinine.

renfermant quinine anhydre.

O.OOOo 0.0003 0,0388 0.0750 0,0168 0,0220 0,0012 0,215

Pour 1 gr.

de quinine

anhydre il faut donner :

GiNCHONINE ET SES SELS.

La cinchonine G'*H--Az-0 ne diffère de la quinine que par un atome d'oxygène en moins. Elle forme des cristaux prismatiques solubles dans 3 800 parties d'eau, dans 140 parties d'alcool et dans 370 parties d'éther. Les sels, qui sont le sulfate et le chlorhydrate de cinchonine, sont plus solubles que ceux de quinine.

Les elfets physiologiques et thérapeutiques des sels de cinchonine se rapprochent beaucoup de ceux de la quinine. Cependant des convulsions plus ou moins énergiques ont été observées chez les animaux soumis à rinfluence de la cinchonine. Elle semble donc être plutôt convulsivante.

Jusqu'à présent la cinchonine et ses sels n'ont pas reçu d'applications en médecine vétérinaire.

Aconit et aconitine.

L'aconit [Aconit uni Napellus L.) est une plante indigène de la famille des Renonculacées qui fournit à la médecine ses feuilles et ses racines. Ces parties doivent leur activité à la présence d'un alcaloïde très toxique, Vaconitine; elles contiennent en outre, comme principes moins actifs, de la napelline, alcaloïde bien défini, l'isoaconiline, l'aconine, l'homonapelline et une matière résinoïde, acre, non encore isolée.

La racine est la partie la plus riche en principes actifs ; elle contient de 0,53 à 1,23 p. 100 d'alcaloïdes suivant sa provenance, puis viennent les fleurs, les g'raines, les fruits et enfin les feuilles. Les feuilles contiennent environ six fois moins d'alcaloïdes totaux que les racines.

La racine d'aconit possède une saveur d'abord douceâtre, puis acre, suivie d'une sensation de fourmillement et d'eng'ourdissement très persistante de la nmqueuse buccale.

Les effets biologiques provoqués par l'administration de préparations de feuilles ou de racines d'aconit napel so^t identiques à ceux produits par l'aconitine ou ses sels.

h'aronitiîie (C"H^AzO") est le principal alcaloïde de VAconitum Napellus. Elle est solide, cristallisée ou amorphe.

L'aconitine cristallisée pure forme des cristaux rhombiques, incolores, inodores, déterminantsurlalangue un picotementparticulier

ACONIT ET âCOMTINE. 709

très persistant. Elle se dissout dans 4431 parties d'eau à 22° : dans 37 parties d'alcool à 00°, dans 03,9 d'éther, dans 5,5 parties de benzine. Elle est très soluble dans le chloroforme.

Avec les acides, l'aconitine forme facilement des sels cristallisables etsolubles dans l'eau. On utilisesurtout le nitrate d'aconit. Celui-ci se présente en cristaux anhydres, incolores, inodores, déterminant sur la lang-ue le picotement particulier de l'aconitine. Il contient 91,10 p. 100 d'aconitine et 8,90p. 100 d'acide azotique. Il est soluble dans l'eau; les solutions aqueuses sont neutres au tournesol.

L'aconitine amorphe, isolée en 1833 par Geigeret Hesse, n'est pas un produit parfaitement définidans sa composition ; elle est un mélang-e de plusieurs substances à activité variable. Les effets de l'aconitine amorphe varient avec sa provenance ; il y a donc lieu d'être très prudent dans son administration. Elle se présente sous la forme d'une poudre d'un blanc jaunâtre, peu soluble dans l'eau pure, mais se dissolvant dans l'eau acidulée lég-èrement par l'acide azotique.

L'aconitine ainsi que le nitrate d'aconitine sont extrêmement toxiques même à très faible dose.

Effets physiologiques. — 1° Action locale. — Localement, l'aconitine est irritante, puis anesthésiante. Sur la peau, une pommade à l'aconitine, employée en frictions, produit d'abord une sensation de picotement, de brûlure, puis une diminution de sensibilité. Sur l'œil, les applications d'aconitine déterminent une vive douleur et une dilatation de la pupille. Introduit dans la bouche, cet alcaloïde produit d'abord une sensation d'amertume très prononcée, puis une sensation de brûlure aux lèvres, à la langue, au palais et enfin une abolition de la faculté gustative. La muqueuse rougit fortement et se couvre quelquefois de petites vésicules. La déglutition devient souvent difficile.

Dans l'estomac et l'intestin, l'aconitine irritela muqueuse, détermine des nausées, des coliques, des vomissements chez les carnivores. Les mouvements péristaltiques s'exagèrent, les sécrétions sont activées, et il y a souvent rejet de matières diarrhéiques abondantes par l'anus, en même temps qu'il y a vomissement.

Introduite dans le tissu conjonctif ou déposée sur une plaie, l'aconitine produit une douleur vive et assez persistante, mais il survient ensuite un engourdissement de la sensibilité. Elle ne

donne jamais lieu à des accidents inflammatoires locaux importants.

Action générale. — Laconitine s'absorbe facilement par toutes les voies. Après son absorption, elle modifie la plupart des fonctions.

Circidatùm. — Sous son influence, le pouls, d'abord un peu accéléré, se ralentit bientôt considérablement et devient plus mou. Les pulsations sont d'abord irrégulières, intermittentes, puis elles se rég-ularisent complètement, à mesure que les etîets se prononcent.

Les battements du cœur sont moins énergiques et les pulsations cardiaques moins faciles à percevoir. Mes tracés démontrent que la tension artérielle s'abaisse notablement par suite du ralentissement des battements du cœur et de la dilatation vasculaire périphérique.

Avec des doses faibles d'aconitine, la peau et les muqueuses rougissent et sécrètent activement; la bouche se remplit de salive, l'œil est humecté par des larmes, et les narines laissent écouler des g-outtes d'un liquide clair comme de l'eau. L'urine est sécrétée en plus g-rande quantité ; il y a diurèse très marquée. . Respiration. — La respiration est encore plus énerg-iquement modifiée que la circulation.

A faible dose, les mouvements respiratoires diminuent de fréquence, mais leur amplitude augmente. Généralement, l'inspiration et l'expiration, tout en étant amples, sont brèves et brusques. A chaque mouvement, les côtes se soulèvent énergiquement, et la quantité d'air introduite dans le poumon est augmentée. Le rythme respiratoire est peu modifié avec des doses très faibles ; il y a pourtant bientôt une légère tendance aux arrêts respiratoires passagers. Avec des doses un peu élevées, le rythme respiratoire se modifie considérablement. On voit que deux ou trois respirations se succèdent régulièrement, puis qu'il y a une pause plus ou moins longue suivie d'une nouvelle série de respirations régulières. La pause respiratoire se fait toujours en expiration.^ c'està-dire que la poitrine, arrivée au maximum de resserrement, reste à peu près immobile pendant quelques secondes avant de subir une nouvelle dilatation.

Il semble que l'aconitine excite l'activité du centre expiratoire ou diminue l'activité du centre inspiratoire. Le ralentissement de la respiration produit par cet alcaloïde est attribué par la plu-

part des auteurs à une action directe sur le centre respiratoire.

Température. — L'aconitine produit toujours un abaissement de la température rectale avec aug-mentation de la température cutanée. Sur lechienj ai vu la température, prise dansle rectum, tomber de 38°, 5 à 36°,7, après l'injection sous-cutanée de 06^001 daconitine cristallisée; sur le cheval, de 37°,4 à 37M après plusieurs injections intraveineuses de faibles doses.

Sensibilité et motricité. — Sous l'influence de l'aconitine, la sensibilité devient d'abord plus vive, surtout dans la zone de distribution du nerf trijumeau où il se produit des fourmillements, des picotements. Cette hyperesthésie de la face et de la muqueuse buccale est traduite chez les animaux par des mouvements de la langue et des mâchoires ; souvent aussi ils se g-rattent le museau et les commissures des lèvres avec leurs pattes. Dans une deuxième période de son action, l'aconitine diminue la sensibilité consciente ou douloureuse, elle produit un effet analgésique.

La motilité, peu influencée par des doses très faibles, l'est beaucoup par des doses plus fortes ; les animaux présentent des tremblements musculaires, de contractions fibrillaires successivement dans les muscles olécraniens, les muscles du grasset, puis dans tout le corps.

Sécrétion urinaire. — L'élimination de l'aconitine se fait par toutes les sécrétions, mais principalement par la sécrétion urinaire. Les reins sont excités par le passage de l'aconitine et sécrètent plus activement. Quand l'administration se prolonge, surtout lorsque les doses ont fortes, il y a d'abord diurèse, mais celle-ci cesse bientôt par suite de l'inflammation des glandes, et il se produit de Vanurie. L'élimination de l'aconitine est rapide ; cet alcaloïde ne s'accumule pas dans l'organisme.

Intoxication. — Quand les doses administrées sont toxiques, on constate une exagération de tous les phénomènes décrits plus hauts et l'apparition d'un certain nombre de troubles nouveaux. Voici les effets qu'on observe chez le chien.

Si l'injection se fait sous la peau d'une auisse, l'animal accuse immédiatement une vive douleur au point d'injection; il maintient le membre relevé et ne l'appuie que légèrement sur le sol; quelquefois il le tient constamment en l'air. Après quelques moments, il est inquiet, agité, se déplace fréquemment ; sa pupille est dilatée ; les muqueuses rougissent, se congestionnent; il ouvre la gueule et avec ses pattes antérieures cherche à se gratter le

palais comme pour se débarrasser d'un corps étranger qui serait arrêté dans le pharynx; il relève fortement la queue, salive, rend des urines généralement en grande quantité ; la respiration est accélérée; les mouvements deviennent ensuite incertains, et l'appui se fait sur le membre où Ton a fait l'injection ; on voit quelquefois l'animal se précipiter en avant et se gratter fortement la gueule avec ses pattes ; des vomissements se produisent ensuite à plusieurs reprises ; ils sont difficiles, douloureux; l'animal pousse des cris plaintifs et rend des excréments diarrhéiques abondants. Les vomissements douloureux continuent, les pupilles sont fortement dilatées; le cœur, d'abord très ralenti, s'accélère ensuite; puis il y a arythmie entre les oreillettes et les ventricules. La respiration est très laborieuse et lente ; les mouvements des côtes sont très amples; puis survient la paralysie motrice, un affaiblissement de la sensibilité générale et des sens. Entin la respiration s'arrête complètement, le cœur continue encore à battre pendant quelques instants et la mort arrive. L'intelligence est conservéeintactejusqu'à la dernière période de l'empoisonnement.

Sur les solipèdes, on observe des mouvements des mâchoires, de la salivation, des contractions fibrillaires des muscles olécraniens, de la croupe, puis de tout le corps; des douleurs intestinales accusées par des piétinements, des coups de pied sous le ventre et en arrière avec les membres postérieurs ; des contractions intenses et douloureuses des muscles de la région cervicale inférieure, de l'hyoïde et de l'abdomen ; une augmentation de la sensibilité, une expulsion répétée de crottins; d'abord une congestion des muqueuses, puis une grande pâleur ; une diminution du volume des artères; quelques petits cris au moment de la contraction des muscles de l'encolure et de l'abdomen ; des nausées; de la raideur musculaire dans les membres postérieurs, une démarche vacillante ; une respiration laborieuse, et enfin la paralysie motrice, respiratoire et sensitive.

Les animaux à sang chaud meurent toujours par suite de l'arrêt de la respiration, c'est-à-dire par asphyxie. Chez les animaux à sang' froid, la mort n'arrive pas par asphyxie, mais est le résultat delà paralysie complète de la motricité et de la sensibilité ainsi que de l'affaiblissement du cœur. Sur ces derniers animaux, les nerfs moteurs deviennent inexcitables, mais le muscle conserve son excitabilité, quoiqu'elle soit affaibUe considérablement.

Lésions. — Les lésions qu'on trouve à l'autopsie consistent

dans des ecchymoses sur la muqueuse digestive, sur la plèvre et le poumon, sur l'endocarde du cœur gauche, principalement ver& les points d'insertion des cordag-es et dans les auricules. Le foie est d'une coloration acajou foncé et gorg-é de sang- ; les cellules hépatiques ont un aspect trouble et granuleux. La vessie est resserrée et vide; le cœur est dur, principalement le ventricule gauche. Les muqueuses bronchique, trachéale, laryng-ée sont hyperémiées.

Indications thérapeutiques. — L'aconitine constitue un médicament très précieux comme antipyrétique et antifébrile, au début de toutes les maladies inflammatoires internes, surtout de celles de l'appareil respiratoire. L'aconitine, en abaissant la tension artérielle, remplace la saig-née ; en échauffant la peau et en la congestionnant, elle favorise la sudation, la respiration et la transpiration cutanées; en abaissant la température rectale, elle s'oppose directement à la fièvre ; en activant la sécrétion urinaire, elle hâte l'expulsion des produits de déchets et des produits pathologiques résorbés ; en ralentissant la respiration et le jeu du cœur, elle s'oppose à l'asphyxie et aux hémorragies parenchymateuses qui surviennent quand les battements du cœur sont trop précipités et que la respiration est trop accélérée. Ce médicament est donc bien indiqué dans la congestion des centresnerveux, les pneumonies, les bronchites, les pleurésies et en général dans les maladies fébriles.

L'observation clinique confirme pleinement les données théoriques ci-dessus. Ainsi tous les cliniciens signalent les propriétésantithermiques de l'aconitine, dans les maladies fébriles les plus diverses. D'après eux, les préparations d'aconit et d'aconitine, administrées au débutdes maladies fébriles aiguës, ramènent rapidement la température à son chin"re normal. Schaak a préconisé, dès 1850, la teinture d'aconit àl'intérieur, dans le but de diminuer la fièvre qui accompagne les inflammations des organes parenchymateux, Vogel a obtenu,par l'injection hypodermique d'aconitine, des succès dans les cas de fourbure intense chez les chevaux trop' nourris. Le professeur Lévi (de Pise) signale ses bons efl'ets dans la fièvre typhoïde du cheval. Enfin M. Gsell considère avec raison l'aconitine comme le roi des antipyrétiques et la recommande « dans toutes les affections irritatives, quelle que soit leur nature, pyrexies, inflammations internes et externes, congestions actives,, fièvres continues, symptomatiques ou traumatiques, etc. ».

Elle convient aussi dans les cas de douleurs nerveuses et rhumatismales à cause de sa propriété anesthésiante et analgésicnite sur les nerfs sensitifs, principalement sur le nerf trijumeau.

Il ne faut jamais l'administrer quand les reins sont enflammés, car elle aug-menterait l'irritation de ces organes,

A r extérieur^ on pourrait aussi utiliser les préparations d'aconit et d'aconitine contre les maladies parasitaires cutanées, mais en prenant toutes les précautions nécessaires pour éviter l'empoisonnement, soit par absorption, soit par ingestion. En raison de la grande toxicité des préparations d'aconit et d'aconitine, leur emploi en tant qu'antiparasitaires ne peut être recommandé.

Manière de combattre les accidents d'empoisonnement. — L'aconit a déterminé souvent des empoisonnements chez le cheval, le bœuf, le mouton et les autres animaux qui ont mangé de cette plante. Des empoisonnements accidentels ont aussi été observés chez l'homme.

Pour combattre les effets toxiques, les vomitifs sont naturellement indiqués chez les animaux qui vomissent facilement et chez l'homme; mais chez les herbivores, à cause de l'impossibilité du vomissement, il faut administrer immédiatement des réactifs capables de précipiter l'aconitine non absorbée, par exemple le tanin ou l'iodure de potassium. En outre, les huiles purgatives sont indiquées pour provoquer des évacuations rapides par l'anus. On relèvera les forces du malade parles infusions ou les teintures aromatiques. La respiration artificielle, pratiquéeconvenablement, peut souvent prévenir l'issue fatale sur les animaux d'expériences; malheureusement il n'est guère possible d'avoir recours à ce moyen dans la pratique ordinaire de la médecine vétérinaire.

Préparations. — On fait avec la feuille l'alcoolature d'aconit : avec la racine, l'extrait d'aconit et la teinture d'aconit.

Alcoolature [feuilles). — i gramme d'alcoolature, soil LUI gouttes, correspond à 0g%000i8 d'alcaloïdes.

Teinture d'aconit [racine). — 1 gramme renferme Os'', 0005 d'alcaloïdes [Codex).

Sirop d'aconit. — Teinture de racine d'aconit, 25. Sirop simple, 975. Mêlez. — 20 grammes de ce sirop ou une cuillerée à soupe contiennent 50 centigrammes de teinture de racine d'aconit ou 0«^ 00025 d'alcaloïde [Codex).

Extrait d'aconit. — Il doit renfermer 1 p. 100 d'alcaloïdes [Codex).

VÉRATRINE.

Solutio7is aqueuses titrées de sels d'aconitine à 1 p. 1 000, 1 p. 2 000.

Administration et doses. — Toutes les préparations ci-dessus peuvent être administrées à l'intérieur. On emploie les sels d'aconitine, principalement le nitrate d'aconitine en solutions titrées ou en pilules. Les solutions doivent être généralement préférées à cause de leur facile administration et de leur rapide absorption. Les voies d'absorption à recommander sont surtout : le tissu conjonctif sous-cutané, la trachée et l'intérieur des veines. Les injections hypodermiques me semblent suffire à tous les besoins ; elles sont faciles à pratiquer, ne produisent aucun accident, et l'absorption se fait rapidement. Les injections trachéales peuvent aussi rendre des services, mais sont en général plus dangereuses que les injections hypodermiques. Les injections intraveineuses sont trop dangereuses pour mériter d'être recommandées.

L'aconitine éianiextremefnenf toxique, il faut érite?^ les erreurs (le dose.

Cheval et bœuf.

Chien

Cheval et bœuf

Poudre

estomac.

Doses toxiques.

Extrait Teinture Nitrate daconitine

estomac . trachée ou tissu (tissu conjonctif) conjonctif. trachée.

15 à 20 gr. 15 gr. 10 milligr.

0s^l à 0sr,o XX gouttes. 2 —

Doses thérapeutiques.

Poudre estomac.

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