gi
Extrait Teinture NUrate d'aconitine
estomac. tissu conjonct. tissu conjonctif. Ogf,10 à 0sr,50 1 gr. 1 à 3 milligr.
Chien '. Ogr.l à'oér.SO o'si-,02 à 0gr,05 Ob^I à 0-^,5 1/10 à 1/2 milligr.
Vératrine.
C3"n53AzOii?
La vératrine est un alcaloïde retiré des semences de la céva- (\\\\Q{Sahadilla of/ichiarumBrand, ou Schœnocaulon officinale), plante bulbeuse de la famille des Liliacées, abondante au Mexique, au Venezuela. Ces semences réduites en poudre possèdent une saveur acre. Celle-ci est employée depuis longtemps comme antiparasitaire sous le nom de poudre des capucitis.VMes contiennent encore d'autres alcaloïdes : la cévadine C^-H'^\zO' et la Jervine C2^H"Az02. La proportion d'alcaloïdes totaux y est d'environ
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de 0,7 p. 100. La vératrine est contenue aussi, mais en très petite proportion seulement, dans la racine d'ellébore blanc {Veratrum album). Dans cette racine, c'est la jervine qui domine.
La vératrine officinale est un mélange de plusieurs alcaloïdes. Elle se présente sous forme d'une poudre blanche, amorphe, piquant fortement le nez lorsqu'elle est inhalée et déterminant l'éternuement, d'une saveur amère et très acre, insoluble dans l'eau, à laquelle elle communique cependant une réaction alcaline et une saveur brûlante, soluble dans 4 parties d'alcool à 90° et dans 2 parties de chloroforme. Elle se combine avec les acides et donne naissance à des sels incomplètement cristallisés, dont le plus employé est le sulfate de vératrine, qui est facilement soluble dans l'eau. Le nitrate de vératrine est mieux cristallisé ; mais, comme il est presque insoluble dans l'eau, il n'est pas utilisé pour les injections hypodermiques.
La vératrine cristallisée beaucoup plus active que la vératrine officinale n'est pas officinale.
Effets physiologiques. — Sur la peau, la vératrine produit une douleur cuisante, de la chaleur Qi de la rougeur. Appliquée sur la muqueuse buccale, elle a une saveur brûlante et amène par action réflexe une salivation abondante. Sur la muqueuse nasale, elle est très irritante, provoque Téternuement et la toux.
A l'intérieur, les petites doses produisent une hyperémie de la muqueuse g-astrique, aug-mentent l'énergie des contractions desparois de l'estomac, stimulent l'appétit ; dans l'intestin, les eftets sont les mêmes, les mouvements péristaltiques sont surtout considérablement accrus.
Des doses un peu plus élevées produisent des effets de même nature, maisplus intenses. L'estomac et l'intestin sont irrités; les mouvements péristaltiques sont surtout considérablements accrus; on voit apparaître des douleurs très vives dans le ventre, des coliques accompagnées d'une grande ag-itation, de la salivation, puis des efforts de vomissements et quelquefois des défécations d'abord normales, puis molles et diarrhéiques.
La vératrine est arbsorbée facilement par toutes les voies : elle détermine toujours une vive douleur au point où elle est absorbée.
D'après mes propres expériences, on observe les phénomènes suivants, lorsqu'on emploie la vératrine ou ses sels en injection hypodermique.
VÉRATRINE. 717
Immédiatement après l'injection, l'animal manifeste des sig-nes d'une vive douleur ; le chien crie, cherche a se mordre au point d'injection ; le cheval est vivement agité, il frappe le soi avec ses membres antérieurs et souvent cherche à atteindre le point d'injection avec les dents. Environ dix minutes après l'administration apparaissent les effets généraux ; le chien salive et fait de fréquents mouvements de mastication et de dég-lutition ; il cherche à se gratter le g'osier avec ses pattes ; puis il vomit souvent avec violence et rejette d'abord des matières alimentaires, ensuite du mucus spumeux. Les ellorts de vomissement se renouvellent fréquemment et peuvent durer pendant plus de deux heures.
Les solipèdes montrent ég-alement de la salivation et de violents efforts de vomissement, mais chez ses animaux cet acte ne peut pas s'effectuer. Chez le bœuf, les efforts sont quelquefois suivis de vomissement véritable, surtout quand les animaux ont mang'é du fourrage vert.
On observe aussi fréquemment, chez tous les animaux, une expulsion copieuse de matières fécales, d'abord molles, puis de plus en plus fluides.
La salivation est aug-mentée ainsi que les sécrétions intestinales. L'urine est rendue souvent avec une grande abondance ; elle est toujours parfaitement claire, sans aucune coloration.
Chez les solipèdes, on voit apparaître, dix ou quinze minutes après l'injection hypodermique, une sudation abondante ; les g-outtes de sueur ruissellent sur le corps et tombent en abondance sur le sol.
Les phénomènes précédents sont toujours accompag-nés de tremblements musculaires, localisés d'abord vers la région du coude et du grasset et se g-énéralisant ensuite sur tout le corps. Au début de l'action, VexcitabiUté des animanx est considérablement augmentée, surtout chez les solipèdes, qui se défendent souvent des dents et des pieds, lorsqu'on veut les approcher pendant qu'ils sont agités. A l'agitation succède bientôt un état de calme relatif ; les animaux s'affaiblissent, les mouvements deviennent difticiles, ils ne peuventplus se tenir debout, se laissent tomber en décubitus et ag-itent leurs membres sans but déterminé. Il n'y a pas paralysie des mouvements, mais seulement incoordination et faiblesse.
Cette pseudo-paralysie peut s'expliquer facilement par l'action qu'exerce la vératrine sur la secousse musculaire. Il est démontré
718 VÉRATRINE.
que cet alcaloïde, tout en aug-mentant d'abord la hauteur de la secousse, allong-e considérablement la période de relâchement, le muscle se raccourcit facilement, mais il ne se relâche que difficilement et avec une grande lenteur. Ce phénomène tient à une modification de la fibre >nusculai)'e, car elle se produit avec l'excitation directe du muscle comme avec l'excitation indirecte et aussi après l'empoisonnement préalable par le curare.
La vératrine absorbée modifie aussi la respiration, la circulation et la calorification.
La respiration est toujours accélérée au début; elle est plus profonde et semble plus laborieuse ; puis elle offre des arrêts complets plus ou moins durables suivis de mouvements respiratoires rapides ; enfin, si la dose absorbée est considérable, la respiration se ralentit, puis s'arrête complètement, le cœur continuant à battre. Les mouvements respiratoires ne s'exécutent pas comme dans les conditions normales ; l'inspiration est forte, brusque et est suivie immédiatement d'une expiration également brusque: il semble qu'il n'y a plus de modération dans ces mouvements, qui sont extrêmement violents et comme saccadés.
Le pouls se ralentit sous l'influence de la vératrine, il devient plus faible et intermittent ; le cœur semble battre avec moins d'énergie. La tension artérielle peut s'élever pendant la période d'excitation, mais s'abaisse ensuite notablement d'après mes graphiques. Si on anesthésie l'animal avec du chloral avant de lui injecter de la vératrine dans les veines, on voit la respiration s'accélérer, le cœur se ralentir et la tension artérielle s'abaisser notablement.
La vératrine produit sur les vaisseaux une action constrictive et détermine la pâleur des muqueuses. L'effet vaso-constricteur devrait déterminer une élévation de la tension artérielle, et cependant c'est le contraire que l'on observe. C'est que le cœur est affaibli et qu'il n'envoie que des ondées de petit volume dans le système artériel.
Elle produit un abaissement très marqué de la température rectale. Sur un chien de 12 kilogrammes, j'ai vu celle-ci tomber de 39 à 30°, après l'injection hypodermique de 3 milligrammes de sulfate de vératrine.
Elle a, en outre, une action calmante très nette sur le système nerveux sensitif. Après les premiers mouvements d'agitation, les chiens tombent dans un léger engourdissement.
VÉRATRINE. 719
La vératrine produit aussi une contraction énergique de la vessie et quelquefois une incontinence urinaire.
La mort arrive g-énéralement par l'arrêt de la respiration. Pour sauver les animaux, il suffit souvent de pratiquer la respiration artificielle jusqu'au moment où la respiration normale revient.
Sur les animaux morts à la suite d'un empoisonnement par la vératrine, on trouve les lésions suivantes : l'estomac, l'intestin et la vessie sont resserrés. La muqueuse stomacale au voisinage du pylore, la muqueuse de l'intestin grêle sont fortement congestionnées. Le foie, les reins offrent aussi de la congestion.
Le liquide de l'estomac et de l'intestin grêle ne semble pas contenir le principe actif lorsque la vératrine a été injectée sous la peau ; car je n'ai pas réussi à empoisonner des petits animaux avec ce liquide. La vératrine ne s'éliminerait donc pas par la voie digestive. D'après Prévost, cet alcaloïde s'élimine en nature par les urines ; celles-ci, injectées sous la peau de grenouilles, les font périr avec les symptômes de l'empoisonnement par la vératrine.
Indications thérapeutiques. — 1° Le sulfate de vératrine constitue un des meilleurs anti fébriles ou antipyrétiques. Non seulement ce sel abaisse notablement la température et diminue le jeu du cœur et de la respiration, mais il a encore la précieuse propriété de produire une action analgésiante et calmante très marquée, ainsi qu'une constriction générale des petits vaisseaux et une anémie des parenchymes. Son administration sera donc indiquée dans toutes les maladies accompagnées de /terre et de douleur. Elle conviendra surtout dans la pneumonie aiguë, la bronchite, le rhumatisme, la congestion des centres nerveux.
2° Comme analgésiant, le sulfate de vératrine convient dans les boiteries rhumatismales chroniques, la fourbure, les coliques.
3° Comme tonique des fibres musculaires lisses et décongestionnant, il pourrait aussi trouver son emploi dans les atonies du tube digestif, la parésie de la panse, la surcharge alimentaire chez les ruminants, dans les affections catarrhales chroniques de l'intestin. Il provoque la rumination et à ce titre peut avoir un emploi fréquent chez les animaux ruminants.
4° On l'a conseillé pour établir le diagnostic différentiel entre la mort apparente et la mort réelle (Cagny). Mais l'examen minutieux de la pupille et du cœur fournira toujours un moyen plus
T20 ANTIPYRINE OU ANALGESINE.
sûr. Dans ce cas, je préférerais de beaucoup les injections hypodermiques d'une petite quantité d'éther sulfurique, corps qui a la propriété de rendre immédiatement les mouvements respiratoires plus rapides et plus forts.
5° Gomme vomitif, le sulfate de vératrine donne de bons résultats chez le porc à la dose de 20 à 30 millig-rammes en injection liypodermique.
Doses et administration.
1° Doses toxiques de vératrine ou de sulfate de vératrine.
Injection Ingestion,
hypodermique.
Cheval 0sr,40 1 à 3 grammes .
Bœuf 0er,2o 1 à 3 —
Chien 0sr,2 0sr,05 à 0^,25
Chat Osr.OÛD Oer.OOo
Lapin OB'.OOo Ok',03
2o Doses thérapeutiques.
Injection hypodermique.
(Sulfate de vératrine.)
Cheval O&r.Ol à 0gr,05
Bœuf Ogr.Ol à 0gr,05
Porc 08r,02 à Og'-.OS
Chien moyen Oer.OOi
Chat 0^0005
Chez le cheval, on ne doit jamais dépasser la dose de Os^lO et chez le chien de Os^OOS.
Antipyrine ou analgésine.
C'iII'^Az-iU.
L'antipyrine, découverte par Knorr de Niirnberg-, est en beaux cristaux incolores, en forme de colonnes, ou en poudre cristalline presque blanche, d'odeur à peine marquée, de saveur lég-èrement amère, fusible à 114". — L'antipyrine est soluble dans moins de 1 partie d'eau froide, dans environ 1,5 d'alcool, dans 1 partie de chloroforme et dans 50 parties d'éther.
La solution aqueuse à 1 p. 100 donne un abondant précipité blanc par le tanin; 2 centimètres cubes de la solution additionnée de II g-outtes d'acide chlorhydrique fumant passent au vert, et si l'on porte graduellement le mélange à Tébullition, de nouvelles g-outtes d'acide donnent une coloration rouge; une solu-
ANTIPYRINE OU ANALGÉSINE. 721
tion à 2 p. 100 est colorée en roug-e foncé par le perchlorure de fer; le mélang-e passe au jaune clair par une addition de X gouttes d'acide sulfurique concentré. La solution aqueuse à 2 p. 100 est neutre, incolore ou lég-èrement jaune; elle n'est pas précipitée par rhydrog-ène sulfuré; sa saveur est faible.
L'antipyrine augmente la solubilité dans l'eau du chlorhydrate Itasique de quinine et d'autres composés organiques.
Effets. — L'antipyrine jouit de propriétés nombreuses et importantes.
Localement, elle est un peu irritante pour les muqueuses et les tissus vifs, et elle provoque une vaso-constriction très nette. Elle est lég-èrement antiseptique, antiputride et retarde l'action de certaines diastases. Elle agit comme hémostatique et comme anesthésique local.
A rintérieur, les doses modérées sont facilement supportées ; les doses fortes déterminent quelquefois une irritation plus ou moins vive de la muqueuse gastro-intestinale et provoquent des nausées et des vomissements chez l'homme et les animaux carnivores. Son absorption est rapide par toutes les voies. Garrara, en examinant le contenu du tube dig-estif d'un chien, mort deux heures après avoir pris 15 grammes d'antipyrine, n'y trouva plus qu'une petite quantité de la substance ingérée. Quand on pratique une injection hypodermique sur un animal, on peut déceler la présence de l'antipyrine dans les urines, après un temps qui varie de dix minutes à une demi-heure.
Elimination. — L'élimination de l'antipyrine commence aussitôt après l'absorption, mais elle dure assez long-temps. Elle se fait surtout par les urines, qui prennent une belle coloration roug-e sous l'influence du perchlorure de fer. Quand un chien a été soumis pendant quelque temps à la médication antipyrique, on constate qu'après la suppression du traitement les urines donnent encore la réaction caractéristique de l'antipyrine pendant deux ou trois jours. L'urine est émise en moindre quantité et est moins riche en urée.
Action sur la te?npérature. — Pendant que l'org-anisme est sous l'influence de l'antipyrine, l'effet le plus remarquable qui se développe est un abaissement prononcé et durable de la température rectale. Cet effet hypothermique a été découvert par Filehne (d'Erlang-en) sur l'homme malade. Si on donne, toutes les deux heures, 2 g-rammes d'antipyrine à un malade, on constate qu'après Kaufmann. 46
722 ANTIPYRINE OU ANALGÉSINE.
la première dose la température commence à s'abaisser; cet abaissement atteint son maximum quatre ou cinq heures après le commencement de la médication, et il peut durer de sept à ving-t heures. On voit souvent la température baisser de 2°.
Cet eflet hypothermique se développe non seulement chez les animaux malades, mais encore chez ceux qui sont sains. Cependant, chez ces dernie/'s, la chute de la température reste généralement faible ; sur le chien sain, j'ai vu la température tomber de 38°,9 à 38", 5 et même 38°; chez le cheval, de 38<>,7 à 38", 2; chez le lapin, de 40° à 37° après une injection hypodermique de 1 g-ramme d'antipyrine.
. L'effet antipyrétique doit être attribué à une diminution de production de chaleur par suite du ralentissement des oxydations intra-org-aniques. On a vu que l'urée diminue dans l'urine, et les recherches de Sawadowski établissent querantii)yrine détermine toujours une diminution de l'absorption d'oxygène et de l'élimination d'acide carbonique. On a voulu expliquer l'abaissement de la température par la production d'une dilatation vasculaire périphérique et un refroidissement plus intense par suite de l'exag-ération de la déperdition de chaleur par la peau ; mais cette manière de voir doit être abandonnée, attendu qu'on observe la même chute de température quand on enveloppe l'animal dans du coton ou de la laine et qu'on empêche le rayonnement cutané.
Action sur Je système nerreiix. — L'antipyrine exerce aussi une action calmante sur le système nerveux central. Elle diminue la sensibilité à la douleur et abaisse le pouvoir réflexe de la moelle.
Action sur la circulation. — A faible dose, l'antipyrine ne modifie pas la circulation. Mais, à dose forte, elle détermine une vaso-constriction et une augmentation de la pression artérielle. A dose toxique elle paralyse le cœur et les vaso-moteurs, d'où chute de la pression.
Action sur les sécrétions. — L'antipyrine ralentit toutes les sécrétions. En diminuant la sécrétion urinaire, elle entrave plus ou moins la dépuration organique et provoque des difficultés de la miction. Elle agit fortement comme antigalactopoiétique et diminue la sécrétion lactée.
Elle n'exerce aucune action nuisible sur les hématies.
Emploi thérapeutique. — A rextérieur, l'antipyrine est appli-
ANTITHERMINE. 723
quée sur les plaies pour arrêter les hémorragies capillaires (en solution à 5 p. 100). L'action analg-ésique locale qu'elle exerce la fait employer en injection hypodermique pour calmer certaines douleurs à siège bien limité.
A Vintérieur ou en injection hypodermique, on l'administre comme antipyrétique, antifébrile, dans toutes les maladies accompagnées d'une forte fièvre, principalement dans la fièvre typhoïde, la fièvre muqueuse, la pneumonie, la pleurésie, la péritonite, le rhumatisme articulaire, la fourbure. Ses propriétés sédatives la font employer aussi avantageusement contre la migraine, les névralgies chez l'homme, contre les coliques du cheval en injection hypodermique d'une dose de 5 à 10 grammes en solution à 1 p. 20 et dans les maladies nerveuses chez tous les animaux. Elle a produit de bons effets contre la polyurie et la glycosurie.
A cause de son prix élevé, on utilise surtout ce produit chez les petits animaux.
Administration et doses. — L'administration se fait par la bouche sous forme de breuvages, de bols, de pilules, d'électuaires. En injection hypodermique, on utilise des solutions à 1 : 10 à i : 20 ; plus concentrées, elles pourraient développer des abcès. Pour les injections intratrachéales, les mêmes solutions sont employées.
L'antipyrine n'a qu'une faible toxicité. Le chevalet le bœuf résistent à la dose de 300 grammes, le mouton à celle de 25 grammes, le chien à celle de 20 grammes.
Doses thérapeutiques.
Injeclion Estomac. hypodermique
et trachéale.
Cheval 15 à 20 gr. 5 gr.
Bœuf 15 à 25 — 5à7
Mouton et chèvre 5 à 10 — 3 gr.
Chien là 3 - 0".50
Chat 0«'.50 O^MO
Antithermine.
CHH>*Az202.
On désigne ainsi le corps qui résulte de la combinaison de
l'acide lévulinique ou acétopropionique avec la phénylhydrazine.
L'antithermine est en cristaux luisants, durs, craquant sous la
72t PHÉNACÉTINE ORDINAIRE.
dent, incolores, à saveur lég-èrement brûlante, à peu près insolubles dans l'eau. Lesacides minéraux dédoublent l'antithermine en ses composés, l'acide lévulinique ou acétopropionique et la phénylhydrazine.
Ce corps a été introduit en thérapeutique en 1887 par Nicot. Il lui a reconnu des propriétés mititliej^miques analog-ues à celles de l'antipyrine.
L'antithermine étant d'un prix très élevé ne peut pas être utilisée couramment en médecine vétérinaire.
Phénacétine ordinaire.
C'0Hi3AzO2.
La phénacétine, qu'on appelle encore acétopliéiiétidine, est l'amide acétique de l'amidophénétol.
Elle forme une poudre blanche, cristalline, inodore, à saveur lég-èrement amère, soluble seulement dans 1 500 parties d'eau à 15", dans 18 parties d'alcool à 95°, mais plus soluble dans l'eau cjiaude, la g-lycérine, très soluble dans le chloroforme et l'acide lactique.
Effets. — La phénacétine, dont la constitution est semblable à celle de l'antifébrine, a aussi des propriétés antipyrétiques très analog-ues.
Chez l'homme, à la dose de 0g%5 à 0g'",75, toutes les trois ou quatre heures, on obtient une apyrexic qui dure g'énéralemenl cinq heures. Après ce temps, la température remonte malgré l'administration rég"ulière du médicament. Au bout de quelques jours, il se produit une telle accoutumance qu'on peut porter la dose de phénacétine à 8 g-rammes par jour. Ces doses considérables amènent souvent de la cyanose et de la méthémoglobinurie.
D'après les expériences faites sur les animaux par Hinsberg', Kast, Frôhner, la phénacétine à la dose de O""", 2 à O?'", 5 produit chez le chien atteint d'une fièvre intense un abaissement de température de 2", qui dure en moyenne quatre heures. En même temps on observe un ralentissement du pouls, de la respiration et un effet analgésique. A dose plus élevée, on observe de la dyspnée, des vomissements, de la méthémog-lobinurie, conséquence de l'altération du sang-.
Dans le tube dig-estif, la phénacétine est absorbée en nature;