RELATIONS ENTRE LES EFFETS PHYSIOLOGIQUES
a mort. L'atropine a une électivité pour les terminaisons périphériques des nerfs glandulaires et des nerfs d'arrêt du cœur; elle les paralyse, supprime la sécrétion et empêche l'arrêt du cœur par action réflexe.
Les effets secondaires ou dérivés proviennent non directement du médicament, mais sont une conséquence des effets principaux. Ainsi la digitaline localise son action sur le cœur et les vaisseaux; elle tonifie ces org-anes et améliore la circulation; c'est là l'ellet primitif. L'augmentation de la pression du sangqu'elle détermine dans les artères a pour conséquence une sécrétion urina ire plus abondante. La digitaline, tout en n'ayant pas d'action directe sur le rein, améliore le fonctionnement de cette g-lande, quand ce fonctionnement a été diminué, par suite d'une mauvaise circulation, d'une insuffisance de pression. Tout en n'étant pas diurétique, elle peut donc devenir diurétique toutes les fois que la diminution de la sécrétion urinaire est liée à un affaiblissement du cœur ou des vaisseaux. C'est là un effet secondaire ou dérivé qu'on met souvent à profit en thérapeutique. Ces effets principaux ou secondaires seront étudiés avec détail à propos de chaque médicament.
Relations entre les effets physiologiques, la composition et la structure chimique des médicaments.
En présence des divers corps simples, l'organisme animal réag"it d'une façon différente. Chaque élément chimique produit des effets spécifiques.
Divers auteurs avaient cru voir une relation entre l'activité physiologique ou toxique des corps simples et leur poids atomique. Mais il est reconnu aujourd'hui que cette relation n'existe pas. Un fait seulement est certain, c'est que les corps de la même famille chimique ont parfois des effets concordants ; c'est ce qui se présente pour l'arsenic, l'antimoine, le phosphore.
Pour les corps cofnposés, comme les sels métalliques, c'est tantôt l'action de la base, tantôt celle de l'acide qui prédomine. Pour les cyanures, les iodures, les chlorures, les bromures, les arséniates de base alcaline, potasse ou soude, ce sont ordinairement les effets de l'acide qui apparaissent. Au contraire, dans les sels métalliques ou sels alcaloïdes, sels de mercure, de cuivre, de
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plomb, d'arg-ent, de strychine, d'aconititie, etc., c'est toujours la base qui agit ; Teflet de l'acide passe inaperçu.
D'expériences comparatives faites avec les chlorures, les bromures et les iodures alcalins, Gh. Richet a constaté une relation entre le poids raoléculaii^e et la toxicité. Les composés dont la molécule était la plus lourde étaient les plus toxiques. Mais cette loi n'a pas été reconnue exacte avec d'autres composés. On ne peut donc pas mesurer la toxicité d'une substance en se basant exclusivement sur son poids atomique ou son poids moléculaire. Pour les composés cotnplejces, surtout ceux de la chimie organique la structure chimique exerce une grande influence sur les cllets physiologiques ou toxiques. En g'énéral, les corps à constitution homologue ont des effets semblables (Stokvis).
Ainsi tous les alcools monoatomiques de la série grasse, alcool amylique, alcool méthylique, alcool propylique, alcool butylique, provoquent le phénomène de l'ivresse; les alcools de la série aromatique sont antiseptiques (benzol, phénol, crésol, phlorol, thymol) ; tous les composés chlorés de méthane, méthane monochloré, dichloré, trichloré (chloroforme) et tétrachloré (tétrachlorure de carbone), agissent sur le système nerveux central et produisent l'anesthésie et le sommeil; tous les dérivés de l'atropine ont la propriété de dilater la pupille (atropine, belladonine, daturine, hyoscyamine, tropéine).
On a remarqué que les chang-ements dans l'un des éléments de la molécule d'un corps, que la substitution d'un radical à un autre, peuvent entraîner parfois des changements dans l'action physiologique primitive. Ainsi la plupart des alcaloïdes deviennent curarisants dès qu'on remplace 1 atome d'hydrogène par le radical éthylique ou méthylique (Fraser, Joly et Cahours). La strychnine est tétanisante, l'éthylstrychnine et la méthylstrychnine, quoique ayant la même structure chimique, sont paralysantes.
D'autre part, des corps parfaitement isomères peuvent avoir des propriétés très différentes. Dans ces cas, la différence de l'efîet dépend de la place occupée dans la molécule par OH.
La métatoluidine est plus active que l'orfho et la paratoluidine (Wertheimer et Meyer). L'acide salicylique est plus actif que ses deux isomères, l'acide métaoxybenzoïque et l'acide paraoxybenzoïque.
Ldi polymérisation, qm cons\Q\.e dans ce fait qu'un corps est fixé un plus ou moins g-rand nombre de fois sur lui-même, a