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SO CAUSES DE VARIARILITÉ INHÉRENTES AU MÉDICAMENT

olfrant toute garantie de pureté, de composition et de provenance.

En médecine, comme en piiysique ou en chimie, on ne doit rien négliger pour obtenir des résultats mathématicjuement exacts. Quand on administre une substance, on doit connaître d'avance la nature et l'intensité des ellets qu'elle va produire. Sans ces connaissances, on s'expose à des surprises désagréables ; on peut devenir la cause involontaire de la mort du malade que Ion traite. La médecine doit devenir scientifique, c'est-à-dire exacte. Or l'exactitude ne sera possible que si nous employons des médicaments toujours identiques et dont les propriétés sont bien déterminées.

2'' Préparation, forme, mode d'administration. — Un même médicament peut avoir des ellets variables suivant la nature du véhicule et son état de concentration.

L'acide ])hénique en solution aqueuse est plus actif et plus toxique qu'en solution alcoolique, glycérinée ou huileuse. L'acide phénique en solution dans l'eau distillée est très antiseptique, tandis que, dissous dans l'alcool ou l'huile, il ne jouit d'aucun pouvoir antivirulent. En solution aqueuse concentrée, le phénol est caustique; il n'est pas caustique en solution glycérinée concentrée (Caries). Tel médicament, qui a un faible degré de concentration, est simplement astringent et antiseptique, peut, à concentration forte, devenir très irritant ou caustique ; exemple : le nitrate d'argent, le bichlorure de mercure, etc.

La forme liquide est la plus favorable à l'action médicamenteuse. La forme solide pilulaire ralentit l'absorption et, par suite, Jévolution des elfets. La pilule peut même parfois ne produire aucun etfet, parce qu'elle est trop compacte et ne se désagrège ]ias.

Suivant que l'administration a lieu par une voie ou une auti-e. suivant que le médicament est donné à l'état de concentration faible ou forte, il agit avec une intensité variable. La rapidité plus ou moins grande de l'absorption explique ces ditlerences d'activité. On conçoit que, si le médicament arrive trèsrapidement en grande masse dans le sang, ses effets seront jjrompls et énergiques. Le curare administré à l'intérieur reste sans ellets ; injecté sous la peau, dans le poumon ouïes séreuses, il agit très vite. La même quantité absolue de cocaïne, de strychnine, etc., produira des etîets très différents suivaut le titre des solutions administrées. L'expérimentation montre que l'action toxique est en rapport direct avec le titre de la solution. En général, la durée de l'action est en raison

CAUSES DE VARIABILITÉ INHERENTES AU MÉDICAMENT. St

inverse de rintensité. Si le médicament est absorbé lentement, il .\.'jirfi longtemps, mais ses elîets seront moins intenses. jj^ 3" Doses. — La dose du médicament indue parfois beaucoup non seulement sur l'intensité, mais aussi sur la nature des ell'ets. L'acide chlorhydrique dilué à i p. iOO favorise la fermentation alcoolique produite par le Mycoderma aceti^ tandis que, dilué à. 6 p. 100, il la paralyse (Hirschberg). A très faible dose, l'acide arsénieu.x, l'acide chromique, l'iode, le brome, le sublimé, sont favorables au développement de la levure et activent la fermentation, tandis qu'à dose plus élevée ces mêmes substances ont une action d'arrêt surla fermentation (Hug-o-Schultz et Biernacki). D'après Mosso, des solutions très diluées de quelques alcaloïdes- (atropine, morphine, strychnine) exercent une influence favorable sur la g'ermination de quelques g-raines. En solutions plus concentrées, ces mêmes alcaloïdes retardent ou empêchent la g'ermination.

Le curare, avant de paralyser, excite les terminaisons des nerfs moteurs. A très faible dose, l'atropine rétrécit la pupille et la dilate à dose un peu plus forte. A faible dose, la digntaiine i-alentit le cœur ; à dose forte, elle accélère ses battements. En faible quantité, la morphine, l'alcool excitent les fonctions cérébrospinales ; à dose forte, ces ag-ents les dépriment.

Quand la dose est fractionnée, le médicament agit plus faiblement, mais l'action est continue, ce qui est souvent un avantage. On rechei'che la continuité d'action pour les toniques, les antipyrétiques, etc. D'autre part, certaines substances n'agissent bien qu'à dose massive : exemple les purg-atifs. La question de dose *jif.û^-'%g't donc importante tant au point de vue do Tintensité que de la nature des ell'ets physiologiques et curatifs.

4'' Association des médicaments. — L'association médicamenteuse peut avoir des ellèls avantageux et des elfets nuisibles,.

a. Effets avantageux. — L'association est recherchée dans plusieurs buts : ,

1^ Pour corrig-er ou masquer la saveur et l'odeur désag-réables. Ainsi la mauvaise odeur de l'iodoforme disparaît quand on le mélange à l'huile de foie de morue ou à l'essence d'anis.

2° Pour mitiger une action locale nuisible exercée par le médicament sur la surface absorbante, principalement sur la muqueuse g-astro-intestinale. Le sublimé et la quinine sont beaucoup mieux tolérés quand on les associe à l'opium.

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