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CAUSES DE VARIABILITÉ INHÉRENTES A L'ANIMAL

tomber rapidement dans le sommeil, tandis que le lapin et la poule ne présenteront rien d'anormal. Si nous aug-mentons la dose prog-n^ssivement, le chien pourra succomber, tandis qu'on ne verra siu- les deux autres animaux que des eflets légers.

Des difïérences analog"ues peuvent s'observer avec un g-rand nombre de substances très actives. Ainsi le lapin est fort peu sensible à l'atropine, tandis que les carnassiers, en g-énéral, sont fortement influencés par cet alcaloïde. L'apomorphine produit facilement le vomissement chez le chien et l'homme, mais ne provoque pas la moindre nausée chez le porc. La morphine, qui est hypnotique chez l'homme et le chien, produit sur le chat, la chèvre, le porc, le bœuf et le cheval, un effet excitant et convulsivant fort marqué. D'après les recherches de L. Guinard, le chat est tué par la morphine à la dose de 4 centigrammes par kilog-ramme d'animal, tandis que la chèvre peut supporter jusqu'à 50 centig-rammes par kilog-ramme.

Les doses toxiques de phénol varient considérablement pour des espèces animales différentes. Tandis que les lapins peuvent supporter cette substance h dose très forte, les chiens, les rats, les chats sont sensibles aux moindres doses.

La dig-italine est très toxique pour le chat, tandis que le rat, le crapaud et la couleuvre sont presque insensibles à son action.

b. Age. — Dans la même espèce, l'àg-e aune influence sur l'activité médicamenteuse.

On sait combien les enfants sont sensibles à l'opium etàlamorphine. Une goutte de laudanum suffit parfois pour tuer un nouveau-né. Guinaid a constaté aussi que les tout jeunes chiens sont beaucoup plus sensibles à l'action de la mor])hine que les adultes. Chez le chat, c'est tout le contraire ; les jeunes chats sont moins susceptibles à l'action de la morphine que les chats adultes (^L. Guinard). D'après Frohner, la santonine est près de cent fois plus toxique chez les jeunes chiens que chez les adultes ; ainsi, tandis qu'un chien de dix ans peut supporter l^'"',? de santonine pai'kilog'ramme d'animal, un chien âg'é de quelques semaines est tué par 2 centigrammes de la même substance par kilogramme. La strychnine ag-it moins activement sur les jeunes animaux que sur les vieux ; ainsi, pour un \a\nn de cinq jours, il faut dix fois plus de strychnine'pour amener la mort que poui- un adulte (Palckj. Un petit chien de huit jours pesant 025 g-rammes a résisté à 7'"', 7 de sulfate de strychnine, tandis qu'un adulte jiesant

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