CAUSES DE VARIABILITÉ IMIÉRKNTES A L'ANIMAL
•caments pendant la dig-cstion ou pendant létat de jeune. L'acide arsénieux, les ferrugineux, médicaments dont l'action doit être lente, faible et prolongée, sont donnés au moment du repas ou peu après. La quinine, les iodures, etc., la plupart des médicaments à action rapide doivent être administrés quand l'estomac •est vide.
g. État des voies d'élimination. — La plupart des médicaments >et poisons sont éliminés par les urines. Il est donc important de «'assurer de la perméabilité rénale quand on veut faire usag-e de médicaments très actifs, surtout quand le traitement doit être prolongé. Si, par suite de l'abaissement de la pression sanguine ou par suite d'altération du parenchyme rénal, l'élimination est ralentie ou suspendue, il y a danger d'intoxication par accumulation du médicament dans le sang-. En séliminant, les médicaments ag-issent localement sur les voies d'excrétion ; c'est ce qui explique l'irritation rénale, vésicale à la suite de certains traitements, l'apparition d'une stomatite, d'éruptions cutanées après l'administration de certaines substances s'éliminant par la salive «t la sueur.
h. État normal ou pathologique. — Le médicament n'a pas nécessairement une action identique sur l'organisme sain et malade. Quoique agissant sur les mêmes éléments cellulaires, il p)eut faire apparaître extérieurement des phénomènes différents. Ainsi l'opium est constipant chez Ihomme et l'animal sains et laxatif quand il y a péritonite, colique saturnine. Les antithermiques en général : quinine, salicylate de soude, antipyrine, etc., abaissent facilement la température des malades, tandis que ces substances provoquent plutôt une élévation de la température «hrtz les animaux normaux. L'état de maladie, en modifiant parfois considérablement Taetivitê de l'absorption et de l'élimination, peut influencer de même l'intensité des effets pharmaco-dynamiques. Dans certaines alfections, il existe des troubles circulatoires locaux et généraux qui retardent l'absorption. Dans ces cas, les médicaments ne produisent que peu d'effets à cause de leur faible absorption. Il peut se faire que, par suite d'une affection morbide, certains organes ou appareils se distinguent par une affinité élective pour le médicament administré et présentent par conséquent une sensibilité exagérée. L'état d'excitabilité de l'estomac fait que le médicament est tantôt supporté, tantôt vomi. Les pigeons légèrement asphyxiés supportent des doses de strychnine