ALCOOL
tissus cellulaire dépasse 7 grammes jusqu'à 7,50 par kilogramme de ranima), il y a des abaissements de 3, 4, 5 degrés et même plus, le retour momentané à la vie n*est pas aussi net qu*avec les doses moindres, la mort du reste est toujours arrÎTée dans un espace de temps variable de 36 à 48, à 72 henres, suivant les sujets. Au-dessus de 7,50 à 7,60 la mort est plus rapide, rabaissement de température considérable de 19*1 à 27*8; dans un cas le thermomètre descendit à 23"* puis à IV^'S» en 19 heures.
7 gr. 80 abaissement de 36»3 à 23*9 en 24 heures.
Avec 8 gr. 50 la mort arriva en 16 heures et il eut une réfrigération colossale de 18"*. Avec la dose considérable de U gr. 24 par kilogramme, la mort arriva en deux ou trois heures, il n'y eut pas de réfrigération ; la température oscilla autour de la normale, ce qui est dû aux convulsions atTreuses qui agitent Fanimal. 'Quand Talcool fut ingéré par la voie stomacale, la réfrigération a été tout aussi intense, peut-être pluô rapide, ce qui s'expliquerait par une absorption plus complète. Dans tous les cas, après la réfrigération intense, ces auteurs ont observé que la température se relevait et qu elle dépassait même la normale quand la dose est d'envi* run 6 grammes par kilogramme. A 7 ou 8 grammes la réfri- ;;ératiou est beaucoup plus marquée et le thermomètre ne remonte pas quand la température ambiante est froide, le refroidissement est beaucoup plus rapide.
Dans ses expériences, sur Thomme et sur les animaux, >f . Dumouly ^ est arrivé aux conclusions suivantes :
« L*abaissement de température ne demande point, pour se i'aire, de fortes doses, puisque 13 grammes suffisent à ramener. Les expériences sur 20 grammes ont été fréquemment répétées afin de mettre le fait de la réfrigération hors de
I. Dumouly. Recherches clirtiques et expérimentales sur V action hypotKrrrmique de Valcool. Thèse de Paris, 1880.
doute et de pouvoir répondre aux physiologistes qui prétendent que la réfrigération n'est jamais que le fait d'une intoxication ; or 20 grammes d'alcool répondent à peine à la quantité contenue dans le carafon classique et peut-on franchement appeler toxique une quantité si minime. Elles ont servi en même temps à contredire les assertions de Cuny Bouvier qui admet la réfrigération avec les petites doses, mais à condition que le sujet soit à jeun. Le matin, les expériences étaient bien faites le plus souvent sur le sujet à jeun, mais le soir ils avaient toujours mangé avant ou dans Tintervaîle, et cependant les résultats sont bien les mêmes ; le soir et le matin, toujours des réfrigérations peu intenses, se chiffrant par quelques dixièmes à peine, mais constantes. Cette réfrigération est manifeste quoique de moins en moins intense jusqu'à la dose de 13 grammes. A 10 grammes et au dessous l'effet observé a été inverse, nous avons noté des élévations de température. Daub (de Bonn) ^ avait déjà vu en 1873 une augmentation de œi à 0''3, dans Taisselle, une demi-heure à une heure et demie après l'ingestion de deux cuillerées de cognac; mais dans le rectum il n'a rien trouvé, si ce n'est un abaissement de températire^ jamais il n'a vu son élévation chez les apyrétiques.
« Plus heureux que Daub nous l'avons notée chez les apyrétiques et dans le rectum avec une dose variant de 10 à 6 grammes, limite à laquelle on n'observe plus rien. L'effet étant si opposé entre les doses quelque peu considérables et celles très faibles, on pouvait penser qu'il y avait un certain point où Teffet serait nul, où il n'y aurait ni élévation ni abaissement ; et eu effet, ce résultat nul, nous l'avons rencontré avec 12 grammes d'alcool ; l'expérience a été répétée quatre fois, et chaque fois le résultat a été le même.
€ Cherchant à obtenir ainsi cette élévation de température par les petites doses chez le chien, nous n'avons pas été aussi heureux, quelque bas que nous ayons poussé les doses jusqu'à la limite où on doit être sûr qu'elle ont pénétré dan?^ l'ostomac ; nous avons eu des abaissements. »
Ces conclusions sont conformes à celles que nous avons obtenues dans nos expériences.