‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 138 sur 337 · I. DAvn. Centralblatt, «873, n · texte numérisé non relu

I. DAvn. Centralblatt, «873, n

\T.COOL. ANTIMONIAUX 261

Se fondant sur un grand nombre de faits observés, Alvarenga établit les propositions suivantes :

lo Dans les maladies fébriles, Talcool, administré à haute dose (120 grammes 1/2 dans les vingt-quatre heures), fait baisser la température de quelques dixièmes de degrés à 1».

t La diminution de la température se manifeste dans les ^ingt à quarante-huit heures.

3* L*abaissement de la température n'empêche pas Vexairêration du soir, qui peut égaler ou excéder la chaleur constalee au matin du Jour précédent.

À" Dans la défervescence, la rémission de la température peut arriver au-dessous du point physiologique.

ô"" L^action des alcooliques s^efTectue beaucoup plus promptement sur la température que sur le pouls et la respiration.

Les observations de M. Bidard ^ démontrent Taction puisusante de Talcool comme antifébrile dans le traitement de la pneumonie.

Le D' Dnmouly donne les conclusions suivantes :

L*alcool n*agit pas comme antipyrétique, il est incapable (ie modifier favorablement une courbe thermique.

Les doses massives (30 gr.) d'alcool pur, amènent chez les {'ébricitants une petite réfrigération de quelques dixièmes de degré. Cette action est peu durable, elle a son maximum après une heure et demie, elle est complètement finie après trois heures.

Les doses fractionnées n'ont pas même cet effet temporaire.

Et plus loin :

En un mot, il faut admettre que Talcool peut avoir une action sur la fièvre, mais cette action doit être cherchée de tout autre côté que dans le rôle antipyrétique qu'on lui a accordé.

Àntimoniaux, — Demarquay et Duméril ^ avaient noté

1. BioABD (René). De l'influence de Valcool sur la température et le VouU dans la pneumonie. Thèse de Paris, n» H6. 1860.

Voyez aussi : Ziumenberg. Influence de l'alcool sur les battements du fjrurtt la température. Diss. inaug. Dorpat, 1869.

Bouchard et Dnaoïs. Société de biologie et Gazette médicale. 1874.

*. Demarquay et DoMéRiL. Recherches sur V influence des ayents thérap*:utiques sur la température (Acad. des sciences, 1847, 18i8, 1831, et i« avril 1851, 26 mai 1851 et 20 octobre 1851).

Taction manifeste du tartre stibîé sur la température. Ackermann ^ avait uoiè les mêmes faits. Pecholier ', vit tomber le thermomètre de 41'' à 30» chez un sujet auquel il avait donné 0 gr. 50 d'émétique.

Dans la pneumonie et dans un grand nombre d'états fébriles, le tartre stibié peut amener des abaissi^ments de température.

Dans les cas où le tartre stibié est donné à doses élevées pendant un certain temps, la température s'abaisse notablebleraent, les sujets se refroidissent, la circulation se ralentit, ils ont l'aspect des cholériques [Choléra Hibié],

Tous les antimoniaux abaissent la température ; cependant avec Toxyde blanc d'antimoine, nous n*avons jamais pu saisir aucune modification thermique.

D'après Alvarenga, la poudre de James, le kermès minéral auraient peu d'action sur la température.

LHpécacuanha agit sur la température de la même façon que le tartre stibié.

Pecholier a fait voir qu'une dose de 2 à 4 grammes de poudre d*ipécacuanha, administrée à des lapins, diminuait considérablement le nombre des respirations etdes pulsations cardiaques et faisait baisser la température de plusieurs degrés.

Chez rhomme, ce médicament, employé dans la pleurésie, la pneumonie (Chauffard), abaisse la température de 5 dixièmes à un degré.

Mercuriaux, — Peu d'expériences ont été faites au point de vue de la température sur les mercuriaux.

Ces médicaments nous paraissent devoir être classés parmi les agents qui abaissent la température.

Le sublimé prisa l'intérieur peut amener des abaissements de température de 1*» à 2«.

D'après les observations de Stohr ' (de Wurzbourg), le su-

i. AcKERMANN. Deuisch. Arch.f, Klin. Med. Bd. Il, p. 359-366, 1866. et Schmidt's Jahrbùchcr. Bd. f.LIl, p. 134-135, J871 .

2. Pécholieb. Comptes rendus de F Académie des sdenus, 17 uovembro 1862 etGa^. méd. de Paris, 1862. p. 744, Action physUÀogique du tartre slibié {Montpellier médical, avril 1863.)

3. Stobr. Syphilis. Injection sous^cutanée de sublimé {Deutsches Arch. f, Klin. Mcd. Leipzig:, p. 407, 1866.)

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