AuFBRCBT. Centralblatty 1874, n
VoTcz aussi : C. Eisrnlohr Carbolsaûre yegen intermittens. (Berlin. *'m- Woehenschrifty {Si:i). — H. Cursiimann. Ueber Behandlung des ^>f:hs^lliehers mit Carbolsaûre {Centralblatt, d873). — BARBERifi. o^terwlore, Gazetta délie cliniche, 10 mars 1874. — Déclat et ^'•'iKMo. Discussion sur le traitement des /lèvres intei^mittentes par les injections sous-cutanées d'acide phénique. Valoncia, 1880. — Stephen î>kixwEi. On the treatment of enteric Fever by use of internai désinfection The Practitùmer, sept. 1873). — G. Pécholimi. Sut les indications
injections d*acid6 phénique, a noté la diminution de la fiëyre et Tamélioration de Tétât général.
En 1^77, M. le D' Desplats a publié le résultat de ses recherches sur l'action de Tacide phénique sur la marche des maladies fébriles, qui peuvent se résumer ainsi :
1^ L*acide phénique, administré à doses suffisantes aux fôbricitants, a toujours pour effet d'abaisser rapidement leur température ;
2° Cet abaissement peut être maintenu et accru par Tadministration de nouvelles doses, et, grâce à cet agent, le médecin peut modérer & volonté la température des malades ;
S"" Les doses d*acide phénique, considérées comme toxiques, peuvent être dépassées sans danger. Gela résulte des observations citées, dans lesquelles nous voyons des malades en prendre pendant plusieurs jours 8, 10 et 12 grammes sans en éprouver aucun accident ;
4"" Le rectum est la meilleure voie d'introduction. Il est bon de ne jamais administrer plus de 2 grammes en un seul lavement. Cette dose ne doit même jamais être donnée du premier coup à un adulte. Pour un enfant, selon Tâge, on donnera 0 gr. 10, 0 gr. 15, 0 gr. 20, etc.
M. Van Oye \ élève du D' Desplats, donne, dan? sa thèse, les conclusions suivantes :
1. L*acide phénique est un poison du système nerveux, qui possède à un haut degré la propriété d^abaisser la température de rhomme et des animaux supérieurs.
du traitement de la fièvre typhoïde par lacréosotc ou V acide phénxqw ti les affusions d'eau froide {Montpellier médical, juillet 1874). — C. Tei- PESTi. Usage de l'acide phénique dans la fièvre typhoïde [Lo Sperimentaie, janvier 1877). — A. Blatin (de Clermont-Ferrand). Contribution à l'histoire de lavanole, 1873. — W. F. Dickinson. Prophylaxie il' h scarlatine au moyen de Cacide phénique (Phil. med- imd surg. Rep. t. XXXVni, p. 165). — D. BRACRBNBaiDGB On the prévention and trcatment of scarlatina {Med. Times and Gaz, 1875).— AuFaECBT. Ziir Thérapie dcr Erisypelas vermittelst subcutanen Injectioncn von Carbolsaùre {Centralbl., 1874, no 9). — HrascneERG (de Posen). Berlin, klin. Wochenschrift, 1874, u" 48, p. 608. — E. Bœckkl. Du traitement li^ Vérisypêle par les injections sous-cutanées d'acide phénique {Gaz. fntd. de Strasbourg, 1875, n° 5}.
l. Van Oyk. De l'action de l'aciile phénique sur les fé bricitants .Thè^ de Paris, 1880, no 490.
ACIDB PHONIQUE. ACIDB SALICYLIQUB 269
2. Des doses d'acide phénique sans action appréciable sur la température normale, suffisent à abaisser la température îébrile.
3. Cet abaissement se produit chez tous les fébricitants, ausu bien dans les phlegmasies simples que dans les pyrexies in/ectieuses.
4. Il débute quelques instants après Tabsorption du médicament; son étendue varie, suivant la dose, de P à 3^ centlerades, sa durée de une à trois heures.
5. Il a pour mécanisme probable la déperdition calorique résultant de Thypérémie cutanée et des sueurs plus ou moins abondantes qui coïncident avec sa production.
6. Un frisson et tous les phénomènes de l'accès fébrile surviennent lorsque l'action antipyrétique de la dose précédente est épuisée ; en même temps la température remonte brusquement à son niveau primitif ou au delà.
7. Une nouvelle dose peut interrompre cet accès et même le prévenir lorsqu'elle est administrée à temps.
8. Les doses suffisantes pour produire tout l'effet antipyrétique utile n'exercent aucune action toxique nocive immédiate sur le fébricitant.
9. 0 gr. 50 administrés par la voie rectale suffisent dans U)us les cas au début. On peut, en général, atteindre progressivement la dose de 2 gr. pro dosi^ de 12 gr. pro die.
10. 1 gr. d'emblée a suffi chez certains sijgets d'une susceptibilité spéciale à produire une dépression thermique allant jusqu'à 34^,5. Cet abaissement exagéré n'a eu, dans aucun cas, de suite fâcheuse pour le sujet.
11. Les congestions pulmonaires sont le danger à craindre et à éviter.
12. Nous avons signalé l'albuminurie, la polyurie, les dégénérescences graisseuses (?) comme effets possibles de fortes doses longtemps prolongées.
13. C'est pour combattre l'hyperthermie dans les fièvres continues et les accès dans les fièvres intermittentes, que les propriétés antipyrétiques de l'acide phénique doivent être réservées.
Acide salicylique. Salicylale de soud^. •» L'action de l'acide
salicylique sur la température a été récemment étudiée par Kohler S Fùrbringer \ Wolfberg ^ Butt K
Furbringer a constaté que Facide salicylique est sans action sur la température normale (16 expériences sur Thomme et le lapin). Dans une seconde série d'expériences, il a constaté (sur des lapins), que la fiëyre septique est modifiée par Tadministration de Tacide salicylique ; la diminution commence à se faire sentir de 2 à 6 heures après l'absorption du médicament. Pans des cas de fièvre liés à une phlegmasie^ les résultats ont été nuls ; quand, au contraire, elle dépendait d*une suppuration, il y avait une défervescence notable.
Butt, au contraire, fait de Tacide salicylique un antipyrétique direct, comparable au sulfate de quinine. 11 en recommande Tadministration dans la fièvre typboïde, Térysipèleyle rhumatisme articulaire aigu, en un mot^ dans tous les cas où Ton désire modifier le symptôme fièvre.
Dans le rhumatisme articulaire aigu, le salicylate de soude à la dose de 5 à 6 grammes, fait baisser la température de 2à3^
D après M. le professeur G. Sée, l'action antifébrile du salicylate de soude serait de beaucoup inférieure à celle de la quinine.
La caféine, d'après les expériences de M. Sève ', a élevé légèrement la température animale pendant les deux ou trois premières heures qui suivent Tinjection sous-cutanée et rabaisse ensuite pendant un temps notable.
Les plombiqmSf ïacétate neutre de plomba pris à haute dose dans le traitement de la pneumonie aiguë (Âlvarenga), abaissent la température.
Bobrick a vu que les acides citriques, acétiques et tartriques abaissent la température.
i. KoHLEB. Schmidfs lahresbU^her, (876, Band CLXXIT, p. 188.