BouiLLACD. Cliniaue médicale
3. Lorain. Etudes de médecine clinique : Température du corps humain, 1877.
THERMOMETRES 289
raît avoir une importance capitale et il est nécessaire d'établir nettement les procédés d'exploration qui mettent à Tabri de toute erreur.
Le choix d'un instrument parfait est nécessaire, si Ton veut obtenir des résultats exacts et sûrs. Nous pensons que c'est poor s'être servi d'instruments défectueux que quelques auteurs sont arrivés à des conclusions incertaines ou fausses,
Si dans les recherches de thermométrie générale on peut généralement s'abstenir de l'emploi d'une méthode minutieusement exacte, il n'en est pas de même dans les recherches de thermométrie locale, la précision absolue est nécessaire, car certaines conclusions sont basées sur des diflFérences de 2, 4 dixièmes entre deux régions. Les méthodes précises des laboratoires de physiologie doivent être appliquées dans ce cas à la clinique, et cela nous paraît d'autant plus utile que la thermométrie locale étant fencore à l'état d'enfance, il faut établir d'abord rigoureusement et scientifiquement les lois irénérales. Ce n'est que plus tard, lorsque ces lois seront bien connues, que la pratique médicale pourra se servir de procédés moins rigoureux et plus simples.
Apres avoir signalé les instruments très nombreux propo- ^v^î dans ces dernières années, nous établirons quels sont rax qui nous paraissent les meilleurs, nous signalerons les causes d'erreur, les moyens propres à les éviter, les précautions techniques souvent minutieuses mais nécessaires à recommander dans l'application de certains instruments.
I. Thermomètres.— Les premiers auteurs qui se sont servis «le thermomètres pour les recherches de thermométrie locale employaient des instruments imparfaits à réservoir sphérique et volumineux qui exposaient à des erreurs.
De Haen employait un thermomètre fabriqué par le mathématicien Marci, selon les modèles de Fahrenheit, Prins et Réaumur. « J'ai moi-même vérifié l'exactitude des thermomètres Fahrenheit, dit de Haen, d'après le grand thermomètre ^miversel, fabriqué avec un soin extrême par Prins. >
En 1805, James Currie décrivit un thermomètre à mercure dont la tige était coudée, disposition adoptée plusrécemmen par Robert de Latour.
Rbd&rd. 19
Haller, Hunter se servaient d'un petit thermomètre à mer. cure.
Martine, Edwards, Davy, Earle avaient aussi des thermomètres à petit réservoir à tige mincOi gradues suivant Tusage.
Avant 1840, Piorry dans le but d'apprécier la température périphérique avait employait uu thermomètre spécial.
aavarret, dès 1839, Roger, dès 1*44^ employèrent le thermomètre ordinairot Gavarret s'est servi dans ses recherches ultérieures des appareils thermo-électriques.
Monneret ' en 1846, indique les précautions pour obUnir exactement la température des membres atteints d*ér}*sipële, d'oedème, dephlegmon, avec le thermomètre médical ordinaire.
< Les auteurs se taisent, dit cet auteur, sur la manière d*agir en pareil cas et n'indiquent pas les règles qu'il convient de suivre pour arriver à une détermination exacte de la température. Nous avons fait nous-même un grand nombre de tentatives de ce genre et nous pensons que le moyen le , plus sûr pour avoir le degré de chaleur, c^est de placer la boule du thermomètre à plat sur la partie dont on veut connaître la température, de renvironner de plusieurs compresses de linge ou d^un morceau de ouate, de coton, de faire une observation comparative sur la partie similaire en disposant l'expérience de la même façon enfin de laisser le thermomètre longtemps et jusqu'à ce qu'on soit sûr qu'il y a équilibre de température entre le corps et les linges qui l'entourent. Disons encore que la détermination des tempéra^ turcs partietleè est hérissée de difficulth et exige tes plus grandes précautions. »
Demar^iuay (de 1849 à 1878) sô sertdulhermônlètre médical appliqué et maintenu slir les régions h explorer au moyen d'une bande.
B&fehSprung* se sert dans ses rechetcliôiî d*un therniotnètré ordinaire, dont la boule est appliquée sut* la peau,
li MoNNBUGT. O^penditêm de médsoint prM^è^ i* VIII, Mi» Température, pages 111, U2f 113, 1846.
2. BiBRE.NSPàUNG. MuîUr's Archiv,, 1851, n^ 32. Untet^sûchungoi AMr die r^mpemtun)ii1lnfMêie âc^ Mcn^ohfn ihgcsuûâen nnd krmkrn iustande.
THERMOMETRES 291
rjiis qu'il recouvre cVune Cloche afin d*évi(er le refroidissement par Taîr extérieur.
Haubold * applique sur la pardo dont il veut obtenir la température un tube de métal rempli d*eau dans lequel pi mge un thermomètre.
Wunderlîch n'indique pas, dans son Traité, des modiflcat:^D$ spéciales du thermomètre appliqué à la recherche des i^mpératures locales.
Alvarenga dit que le réservoir aplati est plus commode P'jur prendre la température des superficies, il se sert cependant en général d'un réservoir cylindrique. « Pour déter- :r<lDer la température locale d*une partie, dit Alvarenga, on applique de champ sur la région le réservoir du thermomètre : on conseille de couvrir la partie libre du réservoir avec la coton ou des compresses d^étoffe pour éviter ou diminuer lirradiation calorifique. Nous avons employé Tun etfautre procédé. »
Thermomètres de Wal/erdirit de Colin^ de C/. Bernard. — M. Colin^, dans un rapport très important, insiste sur la difîiculté do la détermination des températures extérieures et <^.e< surfaces. « D'où vient, dit ce physiologiste, que les physiciens, aujourd'hui si féconds en découvertes et en applicati>ns merveilleuses, ne nous donnent pas les instruments propres à obtenir rapidement et sûrement toutes les indications thermométriques dont la physiologie et la clinique peuvent avoir besoin à chaque instant?
Si au moins ils nous donnaient des thermomètres sensibles et d*un emploi commode pour déterminer avec précision les températures de surface. Mais la plupart des thermomètres sont mal construits, leur zéro est remonté de cinq, de huit dixièmes de degré, d'un degré et plus. Et comme ce 2éro banque dans le plus grand nombre, là vérification de TécheUe !st impossible sans un étalon, et d*ailleurs la vérification étant ^te, il faut encore corriger par le calcul toutes les indica-
Bons obtenues. En outre, le plus souvent le réservoir de ces
t. llicmiui. De mhre nwnto^, L<i!|>iHf, «WO. . . ^.
î. Colin (d'Alforl). SttT Ih (»/<*rm«^tttfcmdte m wnpérnm^ tte» pdrms ^rrficiellcs du corps. {BuUelin de l'Acad. de méd,, 2" série. 1880.)
292 TECbNIQUB DE LA THERMOMETRIE LOCALE
thermomètres est si volumineux qu*ils mettent quatre, cinq minutes et plus, à donner la température cherchée, de sorte que si i*on est pressé ou impatient, on lit trop tôt une indication fautive. Enfin, et c*est là leur défaut capital, ils ne se prêtent pas bien à la détermination des températures de surface. »
Cl. Bernard, Colin, se sont servis dans leurs recherches des thermomètres de Walferdin d*une sensibilité très grande. « objets d'art, réservés à un petit nombre d'expérimentateurs et dont les modèles ne sont pas à la portée des constructeurs ordinaires. »
Les thermomètres de Walferdin*, ont un réservoir très petit et un tube capillaire. Les thermomètres à tubes capillaires ayant une course limitée à quelques degrés ne peuvent senir qu'entre des températures limites très voisines, suivant la quantité de mercure qu*on mettra dans sa tige.
M. Walferdin a imaginé de mettre ou d'enlever du mercure à volonté, ce qui rend Tinstrument propre à marquer 5 degrés à partir d'une température que Ton fait varier à volonté. Pour cela, il laisse au sommet une petite chambre vide destinée à retenir un excès de mercure. Qu*on échauffe, par exemple, l'appareil jusqu'à 40 degrés, qu'on le retoarne et qu'on lui donne une légère secousse, on fera tomber Texcès de mercure dans la chambre, et ce qui reste dans la tige se séparera de cet excès pour reculer vers le réservoir pendant le refroidissement. Alors l'instrument se trouvera disposé pour indiquer les températures depuis 35 jusqu'à 40 degrés.
On peut obtenir, avec cette disposition 10 centimètres de variations par degré, ce qui permet d'évaluer le millième : ao point de vue scientifique, ce résultat est d'une rigueur pré-i cieuse, car le verre se dilate par saccades, et l'observation d»i millième est fictive; au point de vue médical, le thermomètre Walferdin est très sensible. I
On peut, en adoptant le principe et les modèles de Wal/er^ din, obtenir des instruments qui donnent le 1/20 de degré, ol
1. Walferdin. — Thenmmélremétastatique à échelle arbitrfxirf,{S(*tic«, iS51, Bulletin de la Société degéologie, U 11, p. 83, 1859.) 1
THERMOMETRES 293
qui est très suffisant pour les recherches de thermométrie médicale.
Le réservoir très petit des thermomètres de Walferdin peut être placé sous la peau.
On Fabrite par un petit cornet ou une sorte de capuchon de drap mince, tantôt par un simple disque de même nature pincé de façon à prendre la forme d'une coquille et à ne pas loucher le réservoir.
M. Béclard, dans ses expériences de thermométrie musculaire, se sert de thermomètres ordinaires appliqués sur la peau, dont le réservoir est maintenu par une bande de laine enroulée. Ces thermomètres ont une échelle comprise entre 3P et d7«. Chaque degré présente 50 divisions.
Un grand nombre de cliniciens se sont servis dans ces derniers temps du thermomètre médical ordinaire avec petit réservoir maintenu au moyen de bandes sur la région explorée. Peter, LerebouUet, etc.)
Weir Mitchell se sert dans ses recherches d*un petit thermomètre dont la boule est recouverte dans une moitié de sa surface par une pièce de liège qui la déborde d'un demi pouce, qui empêche la déperdition et abrège la durée des observations. Il laisse le thermomètre en place pendant une demi-heure.
Weir Mitchell préfère à ce thermomètre les disques thermoélectriques de Becquerel.
M. LerebouUet (1880) prend les températures locales en appliquant directement sur la peau le réservoir du thermomètre et en maintenant celui-ci à Taide d*un tampon d*ouate retenu et fixé par le doigt du médecin qui recueille la tem« r*^rature.
Les thermomètres gradués par comparaison avec un thernmmètre étalon, sont munis d*index, mentionnant les corrections à exécuter.
bi
Ijk Thermomètre à surface de E. Seguin, — En 18G7t li Seguin ^ a proposé un thermomètre destiné it prendre les températures locale». Ce tbermomètre est constitué par un petit réservoir aplati en \erre assex épais, (Voir âg. 30 ]• L'échelle a une étendue assez grande* Cette disposition! d'après Ta^teur, permet MUQ application facile dQ rin^trumqnt ç( )i4 donne une grande sensibilité.
Seguin se sert pour apprécier la température de deux régions do de\i3^ t^ermoipètres comparables.
Il recompdande d'appliquer rinstrumtnt perpen* diculairement et de n*exercer de pression que dans les cas de tumeurs pul^liles; il le laisse en place de trois minutes à cinq minutes.
Thermomèlre de KutÂenmeisUr. — Bn 1870, Knchenmeister * propose un thermomètre dont le risenyoir est aplati d'un côté de façon à pouvoir s'appliquer facilement sur les surfaces dont on yeut connaître la lempératnre. La covette eet recouverte de plvsievn feuilles d*or qui sont deetinéee à éviter tout rayesneroent.
La forme de ce thermomètre eet exactement te même que celle du thermomètre de Seguin. Thermomètre de LaiM>rde >« «- C'est un thermomètre de dimension exactement appropriée à Téchelle de température qui doit être parcourue ; il est renfermé dans un tube d'argent, sa cuvette ayant une forme allongée faite pour pénétrer aussi loin que possible dans Textrémilé inférieure effilée do tube.
1. SsouiN. New York Médical Heoord. January 1867, et Tkerm»nkètr^ phy$, et mathématiques, leurs applications à la médecmt itàU chirargie, Paris, 1873, et Bulletin Acad. de méd,, 1879.
2. KucHKNMEisTER (Fi*.). — Die Taschfoithermometriif und die difnvntielle Thennomeirie an vcrschieden Korperflachen und Korperthilcn, Oesterr, Zeitchrift fur pruki. Heilkunde, n» 38, 4870.
3. l ABORDE. — Recherches expérimentales sur quelques phénonunis physiques de la vie, et sur leur application à la détermination dt /'i mort apparente ei de la mort réeU*i. — Instrument pour servir à la pratique de cette détermination . Travail lu à TAcadéniie de médecine'. 26 juillet 4870. Gazette hebd., 4874, p. GOo-GOG.
Le tube lui-même est ouvert en avant dans une hauteur saffisanto pour laisser voir l'échelle thermométrique : il est eflSIé en pointe à son extrémité inférieui'e, à laquelle vient se visser une aiguille d*acier poli d*environ deux centimètres de loig, terminé supérieurement en pas de vis.
Le tube, joue le rôle de conducteur de la chaleur» il suffit d'enfoncer dans les tissus de quelques millimètres Textrémité effilée du tube, pour qu'il prenne et communique immédiatement au thermomètre la température de ces tissus.
Thermomètre de Dupré. — En 1872, Dupré * expérimenta à Westminster Hospital un thermomètre dont le réservoir earoalé en spirale était contenu dans une coupe métallique et qui, diaprés Tautenr, permettait d'obtenir la tempe* rature exacte d'une surface en cinq minutes.
Ce thermomètre était à maxima. La tige était rectiligne.
Le principe de cet instrument est le même que celui qu'a employé Mortlmer GranvIUe, six ans plus tard.
Thermomètre de Mortimer Granville, — Ce thermomètre est destin^ à prendre 4e^ températures de surface, en se mettant à rabri de Paotlon de l*air.
11 se oompo«e d'une coupe en maillechort fixée dan» une boite d*iToire ; un tube roulé en spirale plate forme le réser* Toxr. Ce tube occupe une grande portion de l'orifice de la coupe. Du centre du réservoir s'élève un tube qui passe à travers nne ouverture de la coupe en maillechort maintenu par une rondelle de caoutchouc et qui s'enroule en spirale à l'ex* trémlié supérieure de la boîte en ivoire pour former une échelle divisée en 1/5 ou )/lO. Un couvercle en caoutchouc durci placé sur la boite en ivoire protège le tube horizontal. Une rainure permet d'apercevoir les degrés de l'échelle.
D'après Mortimer Granville, la disposition de ce thermomètre permet d'apprécier très exactement la température d'une surface, la coupe en maillechort faisant Tofllce d'un ré-
1. DcpiÉ. -^ A Boeket btêulated surfùee Tkermometer^ Lancol, 4872, p. t06 et 318.
2. Mobtimer-Granville. — A })0€ket Surface Thermomeier. Lancot, IH77, p. 205.
296 TECHNIQUE DE LA THERMOMETRIB LOCM.B
servoir de chaleur, et empêchant l'action de Fair dans lequel on observe le malade.
Mortimer recommande aussi cet instrument pour prendre la température de Thaleine des malades atteints d*afiections thoraciques.
Thermomètre de contact de Lépine. -^ Dans le but d^apprécier la température des surfaces, Lépine a proposé, vers 1875, un instrument, se rapprochant par plusieurs points du thermomètre de contact de Fourier *, qui sert, en physique^ à déterminer la température d'une surface et la conductibilité des corps. Ce dernier instrument se compose d'un thermomètre dont le réservoir est engagé dans un entonnoir renversé. Cet entonnoir est rempli de mercure et fermé par une peau de chamois. Ijorsqu'on veut connaître la température d'une surface, il suffit de la mettre en rapport avec une plaque métallique qui est contigue à la peau de chamois. La plaque se met au bout d*un certain temps en équilibre de température et le thermomètre indique la température de la suface.
Le thermomètre de contact de Lépine se compose d'une plaque métallique, non flexible flxée à un réservoir en verre contenant du mercure. Ce réservoir se continue avec un tube capillaire, gradué comme dans les thermomètres ordinaires.
Une enveloppe en verre contenant du coton protège le réservoir et empêche toute déperdition de calorique.
Lorsqu'on veut connaître la température d*une surface, il suffit d'appliquer la plaque métallique sur la partie explorée; cette plaque se met en équilibre de température et échauffe le mercure qui monte dans le tube capillaire. Lorsque la colonne mercurielle est stationnaire, on lit sur l'échelle da thermomètre et on a ainsi la température recherchée.
Thermomètres de MM. Lépine, Peter^ Burq^ etc. — M. Lépine et M. Brébion ^ se servent d'un thermomètre, composé d'une
1. FoDRiER. — Voyez Salleron. Catalogue des instruments de physique. Paris, 1865.
2. Brébion. Contribution à Vélude de la température de la paroi thoracique chez les phthisiques. Revue mensuelle de Médecine et de Chirurgie, No 7, 10 juillet 1880.
cuvette en spirale (a), (fig. 31), pouvant reposer sur un plan, d'un tube à parois mincas, d'un calibre de 2 millimètres environ et rempli de mercare. Du centre de la sphère s'élève la tige l,Taduée.
Avant de l'appliquer, on recouvre la cuvette d'un disque i'êtolie percé à son centre, de façon à laisser passer la tige irradttée. Puis, apfès avoir eu soin d'élever la colonne de mer- ''ore jusqu'à 36®, on la place sur la peau.
Quelques instants suffisent, disent les auteurs, pour que la •*oloDne de mercure se mette en équilibre.
M. Peter se sert, dans ses recherches, d'un instrument à pea près semblable.
Dans ses études de thermométrie comparée, P. Philipp* s'est servi d'un thermomètre construit diaprés ies indications de Kronecker, le réservoir est, de même que dans les thermomètres de Peter, constitué par un tube contourné e;i spirale d'une longueur de 15 centimètres.
Le thermomètre, présenté par M. Burq^, est formé d'un long tube en spirale faisant suite à une large cuvette plate fixée sur une plaque de métal blanc de 7 centimètres de diamètre où se lisent facilement les dixièmes de degré. Les dimensions et la forme de ce thermomètre, dit M. Burq ^, le rendent aussi portatif que commode pour pouvoir s'appliquer directement par sa cuvette même sur toute surface.
La cuvette est recouverte d*un petit manchon capitonné formant couvercle sur la petite cupule qui l'enserre, afin de prévenir l'irradiation.
Thermomètres de MilU et Leffmann^ de Mattson^ — Dans le but déviter les inconvénients du thermomètre de Seguin, dont la surlace du réservoir, formée d'un diaphragme de verre mince et élastique et cédant à la pression, peut faire commettre des erreurs, MM. Mills et Leffmann ^ ont proposé un thermomètre construit de la façon suivante :
1. P. Pbilipp. Ueber Warmedifferenzen der Bmsthalflen bei einsei^ ^^Qen Erkrankungen der Brustorgane. Diss. Berlin, 1878
^. RuiQ. Académie de médecine^ 27 janvier 1880. France médicale, 1B80 et Gazette dex hôpitaux, 1880.
3. Mills et Leffmann. Ehiladelphia Médical Times, p. 308. March. 13, 1880.
Dans un tube à essai ordinaire, se trouvent deux bouchons, un au milieu, l'autre au niveau d'une des ouvertures. A travers ces bouchons passent la tige du thermomètre et le réservoir maintenu au niveau de la surface externe du bouchon inférieur.
De cette manière, disent les auteurs, on évite les eflTets des courants d*air, du contact des doigts et de la pression.
Le thermomètre de Mattson * consiste en un tube spirale d'environ 1 millimètre de diamètre et 5 centimètres de long, faisant presque trois tours. La longueur de la tige varie entre 13 et 15 centimètres, La colonne de mercure à l,/3 de milhmètre. L'échelle va de 90* F. à 110^ F, Le réservoir et le 1/5 inférieur de la tige sont protégés par une enveloppe cylindrique de caoutchouc durci ouverte en bas. La tige passe à travers un diaphragme de caoutchouc.
Cet instrument, dit Maltson, n'est pas influencé parla pression, grâce à la fbrme spirale du réservoir qui présente une surface étendue et résistante.
Thermomètre de surface de Bf Y. Anrepf «p- B, V. 4iirep S s'e^t 3ervi, iw^ hq$ rdcli^rehes de ther mométrie locale, d'un instrunteot (voir flg. $; qui ne diffère des tliermowètres ordia^ir^ QU6 par la form^ du réservoir ^ morçure a« qiû c^t en. tièrement plat et entouré d'une olocbe en vorre 6 destiné à le soustraire à FinâueRP^ 4^ Taîr ambiant.
ZÛ Anrep recommaudQ de nç p^ appuyer trop
fortement te thermomètre contre la partie explorée, ear « le réservoir ebt ai mince qu'on peut, ^ns cette précmUoDi faire monter la colonne mercurielle. »
i. MATfsoN. Fhiladelphia MedictU Tùm9f pages 308. Marcb, 13,
2. Von Anrrp. Ueber periphere Temperaiurmessumgen hei Lun^enkrankcn, Vcrhandlunyen der PhysikaL-Meâicin. OesHhchaft m Wtrr> blirp. XIV. Band 1, udd 2. Hefl. 4880.
TIIBRM0UÈTBK8
Thermomètre d'Aug. Yoisirt(Ûg.3S}. — Cet instrument diflïire 1 Ihermoroëtre médical ordinaire par sa cuvotta qui est e trbs petite capacité et qui a un diam&tro de 1 milli- )Ètre3 dliibmes environ. La qaanlité du mercure qu'elle ontient est évaluée à 3 miillmëtres cubes an maximum. Son ube coudé en un point est extrêmement capillaire et la jnuitéde la colonne mercuriellfl nécessite l'emploi d'une )iipe avec laquelle on lit le dogrâ thermemétrlque.
Y'ig. 3i. — Tlieiitiuiutlrc <!« Voiiia.
Nous avons fait construire par M. Atvet^niat ' une série de lermomfetres dont les tubes sont de longneor et de direction ariables, et d'nne construclion analogue & celle que nous enons d'indiquer.
Ces inatrnnients sont destinés à l'exploration do la poitrine, membres du IhoPâX, du pérlcrftne; le tube dn thermoifetre Voisin n'étant pas assez lon;^ et rendant difficile son opiifation sor certains points.
Nani renittrcîans M. Alvarftiiitl âen renstriRhemeiils pn^cicui a bien voulu iiuus fournir sur lus a|i|iareils (bermoniétriquc*.
En raison de la petite quantité de mercure contenue dans Tappareil, de la surface relativement grande de contact, cet instrument donne des indications rapides, surtout si l'on a eu soin, au début de Tobservation, d^échauffer, pendant une demi-minute, le réservoir dans la pulpe des doigts.
II faut cependant laisser le réservoir en contact avec la région explorée au moins 5 minutes. L'expérience nous a appris que ce temps était nécessaire.
Nous partageons Tavis de M. BlaiseS lorsqu'il dit:
« On trouve à peu près partout, dit M. Biaise, que le thermomètre Voisin permet d'obtenir au bout de deux minutes environ la température d'un point quelconque du tégument. C'est une erreur absolue ; et si Ton procède à la lecture après un temps d'application aussi court, on peut être certain que la colonne mercurielle n'est pas en équilibre définitif. Nous en avons maintes fois constaté la preuve; il serait plus convenable de dire quMl faut environ sept à huit minutes, quelquefois même davantage, pour arriver à un résultat absolument correct. »
Nous pensons cependant qu^on peut réduire à 5 minutes le temps d'application (8 minutes pour M. Biaise), surtout si on a soin d'échauffer préalablement le mercure du réservoir.
Les indications de l'instrument nous ont paru assez précises. ~ Si l'on prend une série d'observations sur un même point, on obtient les mêmes chiffres. C'est là une expérience que nous avons souvent répétée et qui nous indique que nous devons avoir confiance dans les résultats obtenus au moyen de ce thermomètre.
Les inconvénients de cet instrument sont : de présenter un réservoir mince de telle sorte que la moindre pression fait monter la colonne mercurielle et expose à des erreurs. Le petit réservoir est difficile à maintenir en place, la main qui tient le tambour du thermomètre peut se déplacer, donner une pression trop forte au réservoir ou l'éloigner trop de la région. Les déplacements du réservoir donnent lieu à des frottements ou des pressions qui élèvent la température
1 . Blaisk. Contributions à l'étude des températures pérkihMques. etc. Thèse de Montpellier, i880.
(le la peau et nuisent à la précision des résultats. — La loupe à (rayera laquelle on lit les degrés thermomôtriques expose en outre à des erreurs de 1^ et même 2^. Si l'on n'a pas soiu de maintenir le tambour dans une rectitude parfaite, si la tête de Tobservateur n*est pas convenablement dirigée, si la loupe est inclinée en haut ou en bas, il est impossible de lire exactement le point où s'arrête la colonne mercurielle. Il faut veiller à ce que le trait correspondant au ménisque et indiquant soit un degré, soit un demi-degré, soit exactement horizontal.
Les erreurs tenant aux jeux de réfraction qui se passent dans la lentille à travers laquelle on lit les degrés thermométriques peuvent être considérables ainsi que nous Tavons constaté plusieurs fois, et il faut veiller attentivement afin de les éviter.
Il faut, en outre, avoir bien soin de ne pas échauffer avec la main la tige du thermomètre et le tambour qui la contient. Comme inconvénient de bien moindre importance, nous devons signaler la fragilité de l'instrument et son prix assez élevé.
Il n'est pas nécessaire, pour ce thermomètre, (de même que pour le thermomètre ordinaire), de recouvrir le réservoir avec de la ouate, du taffetas, etc. Cette pratique expose à des erreurs, et l'application d*un tampon de ouate plus ou moins pressé sur le réservoir du thermomètre crée une atmosphère d^air confiné qui élève la température et suffit pour faire monter la colonne mercurielle de 5 dixièmes à l^ Les applications du thermomètre doivent donc se faire à découvert.
Les observations de M. Parizot * prouvent que cette pratique expose à des erreurs négligeables.
Nous nous sommes fort souvent servi des thermomètres qne nous venons de décrire avec un réel avantage, et ave# <)es précautions et une attention soutenue, on arrive à des résultats suffisamment précis.
Thermomètre de M. Constantin Paul. — M. Constantin Paul
1. Pakizot. Essai sur les températures locales chirurgicales, p. 20. Thèse de Paris, 1880.
dans les affections
TECHNIQUE DE LA TlIKRMOUETniB I.OCAl.E
vieot do présenter k l'Académid il« méUccino (1SS4) troiu modelés de thermomètres doetinés à Ja recherchoA des températures locales (voir Rg. 34) : un vertical, un ciroulairo, et du horitontal.
L'adhdrenca à ta pëftu et l'isolement âont obtenus au moyen de caoutchouc disposé eti tentOiiae.
Un'estpasnécessAlred'inststér polir démontrer les enwirs que doit fklre cotnmettro cette vcnloitse ajlpliqnée Sdf l«5 ré' gions A exploret.
Des thermomètres dans la rcekefehe (fej tetÂpémttirfi êpferti' nitnneié — Voici Comment Brocft ' conseillé de [ÎMWiier pour la thermométrie crânienne :
1. BaocA. Comptes-rendus ** t'AtaïKialion /VvincdWi; poftr frttwtffmmt des seienca. — Session du Havre. 30 avril 1877.
H faut, dit-il, pouvoir comparer entre elles, au mémo moment, les diverses régions du même hémisphère. On le fait à Taide de la eourùnne thermométrique^ qui permet d*appliquer à la fois six thermomètres autour du crâne. Bile est formée d'une série de sachets â*ouate semblables et égaux entre eux, qui sont reliés par une bande circulaire en tissu élastique, et sur la face interne desquels le thermomètre est introduitdans unegaîne à jour. Le thermomètre frontal s^appiiqae sur le côté du front, derrière Tapophyse orbital re eiterne, le temporal au-dessus de Toreillei Yoccipital sur les • ''tés de Tocciput. Broca ajoute à la couronne deux autres thermomètres placés de chaque côté, entre le tiiermomètre frontal et le thermomètre temporal, au milieu de la distance qui les sépare. Ces thermomètres complémentaires sont ap- [dés plirigues. Ils reposent sur la petite région nommée le l'^'^nort, qui correspond au sommet de la grande aile {ptère) du «phénoïde ; Ils donnent plus exactement que ne le fait le thermomètre temporal la température de la portion de la troisième circonvolution frontale qui est affectée au langage. La couronne de huit thermomètres a donc un réel avantage ; mais la couronne de six thermomètres est ordinairement !>ufflsante.
E. Maragliano * dans ses recherches dethermométrie cérébrale se sert du procédé de Broca.
La durée d'application de vingt minutes, lui paraît insuf- S^nte; il laisse ses thermomètres en place pendant une heure.
t)an8 ses recherches de thermométrie cérébrale, M. Biaise ^ sert de la méthode de Broca. Mais au lieu d'utiliser l'appareil en soie, doublé do ouate, de Broca, cet auteur se contente d'appuyer autour de la tête une bande de ouate «î^une largeur suffisante et présentant uîie épaisseur égale en tous points. La ouate est maintenue en place par une cir- ''ulaîre en toîle puis on glisse jusqu'aux lieux d'élection la nivelle des thermomètres.
). Maka«lia2«o (Bdoardo). SiudH di iermûmfitria e:rebmte {Lo Saluiez 1879 n» 23-2i ol fitvtvM ctth* âî Bologrw^ imO).
La durée de Texploration pour M. Biaise est de quinze à vingt minutes.
« En résumé, dit-il, au bout de trois quarts d'tieure environ nous connaissions les températures cérébrales du sujet en observation. Lorsque nous n'avions à notre disposition qu^one paire de thermomètres, nous les glissions rapidement sous la ouate, du lieu d'élection frontal au lieu d'élection temporal, puis du temporal à l'occipital, nous procédions de même et presque aussi rapidement . »
Les thermomètres employés étaient des thermomètres centigrades ordinaires, à cuvette cylindrique peu volumineuse et à tubes capillaires gradués en dixième de degré avec des divisions assez larges pour qu'on pût, la plupart du temps. apprécier sans difficulté un demi-dixième.
Des thermomètres dans la recherche des températures tfwraciques, — Ceinture thermométrique de Sabatier *. — Dans le but de remédier aux deux graves inconvénients, l'inégalité de pression et la difficulté de contention, M. Sabatier a fait construire l'appareil suivant destiné principalement à la rt^cherche des températures locales de la région thoracique. Cet appareil peut servir à déterminer les températures locales de l'abdomen.
La figure 35 donne une vue d'ensemble de la ceinture appliquée au thorax d'une personne couchée.
La partie principale de l'appareil est constituée par l'articulation de deux lames en cuivre b mesurant un peu moins de 2 centimètres de largeur et 1 millimètre d'épaisseur environ. A 5 ou 6 centimètres de l'articulation, elles se recourbent à angle droit de façon à embrasser la paroi thoracique à laquelle elles deviennent parallèles. La portion recourbée est recouverte d'une peau fine immédiatement appliquée contre le métal par une couture longitudinale et destinée à empêcher le contact de ce dernier avec la peau. Elle est en outre percée de trous disposés symétriquement deux à deux, de chaque côté de l'articulation, mesurant tous cinq millimètres de diamètre et séparés par des intervalles un
1. Louis Sabatirr. Des températures générale et locale dans ks noAides du cœur, Thiise de môdecioo de Montpellier, 1881*
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peu moindres ; ils sont destinés à recevoir des thermomëtres d'uDe disposition spéciale. La portion non-recourbée est un peu plus épaisse. L'écartement des deuï branches est réglé jar DQ pas de vis flxé à une branche et mobile dans nn écrou occupant l'épaisseur de l'autre branche ; un autre écrou, muni de deux ailes, est destiné à rapprocher plus ou moins
Fig. 3j. — Cïialara thennométrique da Sabalier,
!e^ deux lames. Leur distance est mesurée par des divisions in-rrites sur un quart de cercle dont une des extrémités est lixée à une des branches.
Les thermomètres employés sont des thermomètres de Se- >uin h maxima, tous égaux entre eux et munis de ressorts à boudin. Ces ressorts sont en laiton et leur sommet est un peu évasé de façon à ce que leur diamètre à ce niveau, déborde i« un millimètre environ les orifices des branches (Voir ■;r 36;. Ils reçoivent dans leur cavité la tige des thermo^ ini'tres.
^appareil se compose en outre d'un disque de caoutchouc, 'le même diamètre que la cuvette, et percé d'un trou central très fin, par lequel on engaj^'C la tige jusqu'à son "rigine.
La flgure 36 représente le thermomètre muni de ses accesviires.
M. Sabatier recommande surtout d'engager les Iher-
d06 TECHNIQUE Dlï LA TitetIMOIIÉTRIE LOCALE
m moinhttéA dâhâ des itous symétriques, car Ih I II pf ëssioti èx^tcèé dans ce cas, petit êtf é (Considérée I 11 comme rigoureusement égale des deuï côtés. — 'i n Quand on répHe les feehefches sur le même sujets JS H--^ on doit toujours se sertir de Tlustrument dans
I H les mêmes conditions.
I S II n*y a pas de règle fixe qui indique dans
H 3 quel trou de rallonge on doit engager les bou- I H tonSi lors de la première exploration ; la con- ^ g dition essentielle est de donner à la ceinture ûi Jj^ une largeur suffisante pour que les thermo-
••«■^ mètres puissent s*engager à travers les trous des branches.
« Les principaux avantages de notre celnturoi dit M. Sabatieri sont : la facilité d'explorer simultanément plu* sieurs points du thorax dans des conditions absolument identiques de pression. Quant à la contention destinée à maintenir les thermomètres en place, on voit que notre ceinture la réalise^ sans modifier la température de la peau, par suite du défaut absolu de contact, sauf sur la paroi postérieure da thorax. En outre, grâce à la disposition de ^appareil, on peut recouvrir exactement toute la surface libre du réservoir, sans induencer la peau. »
Dans ses recherches, M. âabatier maintient le réservoir en contact avec la peau, pendant trois minutes et demie, et note à ce moment la température, puis prolonge Texamcn pendant une minute encore. l)ans les cas oii la colonne mercurieile s^élève, il prolonge Texaraen pendant une nouvelle minute et ainsi de suite» jusqu^àce qu^aucunê tarlation ne se produise.
« Nous avons toujours appliqué, dtt-il, le thermomètre en deux endroits, à droite et à gauche de la ligne médiane au niveau du cœur et du poumon droit. En prenant la température dans cette dernière région, nous avions un terme de comparaison qui nous indiquait là part qu'il fallait faire aux variations de la chaleur généralisées à toute retendue des téguments. »
«Un point délicat à résoudre est la distance delà ligne médiane à laquelle il (àut appliquer les instruments. Dans cer-
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tains cas, nous avons choisi deux points également éloignés d'elle» de huit centimkres ordinairement. En laissant un iniervalle moindre, on s^expose à prendre, à droite comme à gauche, la température de la région précordiale. Plus tard,^ nous avons cessé de prendre la température en deux points symétriques, parce qu'à Tétat normal elle y présente fréquemment des inégalités et nous nous sommes uniquement préoccupés :
«De la prendre, à gauche, au niveau du maximum de la matité cardiaque et à droite dans un point éloigné de la ligne médiane. Le maximum de la matité cardiaque étant à égale distance du mamelon et de la ligne médiane chez les sujets ^jue nous avons examinés, c*est dans ce point que nous avons appliqué Tinstrument. A droite, nous avons choisi le mamelon comme point de repère et nous avons pris la température^ immédiatement eli dedans de lui, à la même hauteur ; d'autres fois, un peu au-dessus ou au-dessous, suivant Tespace intercostal.
« Quant à Tespace intercostal, nous avons choisi celui où la matité atteignait le maximum, tantôt le troisième, tantôt le quatrième ; quand elle se percevait également dans plusieurs espaces, nous choisissions le troisième espace intercostal, à cause de ses rapports physiologiques avec le cœur. » L'appareil de M, Sabatier nous paraît fournir des indications précises et nous en recommandons remploi.
Thermomètres oculaires.--- Les thermomètres employés poui* obtenir la température de Toeil (Galezowski, Gradenigo, <Ullet de Orammont), présentent un réservoir aplati en lame recourbée dont une des faces peut s'appliquer exactement sur le globe oculaire (voir âg. 37).
M. Galeaowski* s'est servi dans ses dernières recherches du thermomètre ordinaire.
L'instrument dont se sert M. le professeur Gradenigo ^ de Padoue) dans ses recherches de thermométrie oculaire
1 . Oalb^owsei. Delà Thermomètre en opihatmoîogie . Recueil d*opihal' .-'?-*''-»yie, juillet 1877.
2. GiADF.!«iGO. Annoli di oftalmologia del prof, Quagliano (anno VI, fA^cicolo If), atril 1877.
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se compose d'un réservoir très petit n orme de demi-liiue, légèrement a>it.
aux deux extrémités, s'adaptant e\;/tement au cul de sac conjonctival îdférieur. Le tube qui présente ïl^ double courbure est libre et éloirûdes téguments. Sur ce tube sont marqués les degrés et les dixièmes de:gré de 35' à 40^ En raison de la pet >. quantité de mercure contenu dan? fir^ trument il suffit de quelques mini:'pour que la colonne s'élève à sa hauî-": maxiraa (cinq minutes en moyenne..
M. Gradeni^;o ^ recommande de laie thermomètre avec de l'alcool rec:::.
afin d'éviter toute contagion par litrument.
Une fois le léservoir introduit or.
maintient écarté du globe oculaire -^i appliquant l'extrémité de l'index s'»;r bout du tube du thermomètre.
Le malade peut ainsi remuer facilement le globe ocuiai* et les paupières, il se prête généralement très bien à IV ploration et n'accuse aucune douleur.
M. Gradenigo s'est servi de son thermomètre dans \e< :ladies graves de la cornée, dans les traumatismes graves même après l'opération de la cataracte, il n'a jamais <)b>^^ aucun accident qui put être attribué à l'emploi de rin>'::' ment.
Thermomclres employés da^îs les recherches des tempcrûi de l'utérus. -— Pour bien prendre la température utérin?. ' Fehling', il est très important d'introduire un therraou^courbe, chauffe h, 40° et de le laisser en place cinq minuv"
Schlesinger ^ se sert d'un thermomètre recourbé en f '• de sonde à son extrémité, et pour éviter qu'il ne se hùP-
{. Fkhling. Arch. f, Gynckoloffie, Band. VIÎ, p. i^. 1S74. 2, ScHLKsiiNGER. Wicn . mcd. Wochc7Vichrifl, 1874, p. 427.
Bntoure d'une enveloppe métallique fenetrée ; k l'extrémité ai sert de poignée se trouve Téchelle divisée en dixièmes de egré.
M. Martineau se sert pour déterminer la température utéine d'un instrument à peu près semblable à celui de Schlenger. Le thermo-hystéromëtre de cet auteur se compose 3 deux parties : l"* une gaine en maillechort ou en argent li présente la forme générale et les dimensions de Fhysté- «nètre, ouverte du côté de l'observateur, formée dans sa irtie efOlée par une spirale fermée à son extrémité 2"" un lermomètre qui, grâce à sa forme, peut être introduit à ottement dans la gaine.
Le réservoir est destiné à pénétrer dans la partie de la une en spirale, la partie sur laquelle sont inscrites des visions vient dans la partie ouverte, et Tobservateur peut insi lire facilement les degrés de l'échelle.
Thermomètres mélalliqi^s. — En 1799, Magellan, membre de Société royale de Londres, imaginait un métérographe Tpétuel dans lequel la température était donnée par un ermomëtre métallique.
Le thermomètre métallique dont se servait Halié en 1815-21 ait formé d'une boite de montre dans laquelle se trouvait iux lames d'acier et de laiton courbées en V, soudées enmble et dont l'élévation de température augmentait la •urbure : ces lames fixes d'un côté pressaient, en se courant de l'autre qui était libre, un levier qui faisait manœuvrer le aiguille tournant autour d'un cadran. Brégueten 1825 a proposé un thermomètre métallique qui !ut servir à l'étude des températures locales. Cet instrument t composé de trois lames, or, argent, platine, unies enseme et d'une épaisseur peu considérable : on en forme une tlice longue de deux ou trois pouces et portant à sa partie férieure une aiguille qui se meut sur un cercle horizontal i l'on a tracé la division thermométrique. L'inégale dilatalité de chacune des parties de cet assemblage métallique itermine les mouvements de l'index *.
\. Cités par Halle etlniLLAYE. Article Thermomètre.Dicttonnotre des iences médkaleSy vol. 55.
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Le thermomètre métallique de U. Houriel, de Oenbrd, est en forme de montre, deux lames eourbes métalliques soudées ensemble et enfermées dans une boite sont reliées au moyen d'un levier à une aiguiile tournant autour d'un cadran : cette aiguille traduit au dehors les changements de température survenus entre les deux plaques.
« Les thermomètres métalliques, dit MareyS presque tou<! fondés sur l'inégale dilatabilité de deux métaux, seraient à certains égards les meilleurs de tous. Larapiditéaveclaquelle ils s'équilibrent avec la température ambiante est une de leurs qualités ; d'autre part, la force considérable qu'ils développent par leur dilatatioui les rend capables de tracer leurs courbes à l'aide d'un crayon sur un papier marne assez rugueux. Le défaut de cas instruments consiste dans la difficulté de leur application. Presque toiijoursasses volumineux, ils ne sauraient, dans la physiologie humaine, s'introduire dans les cavités natyrelle^ pour y chercher le degré de température, en outre, il n'est pas toujours aisé de transmettre K distance, jusqu'à l'appareil inscripteur le mouvement do dilatation et de contraction qui signale un changement de température. »
Un des meilleurs appj^reils thermoraétriques fondés sur la dilatabilité des métaux est celui de Radier*, recommandé par M. Ch. André, directeur de TObservatoire de Lyon.
li'organe thermométrique employé consiste en un tube d'acier à l'intérieur duquel se trouve up tube de zii^c : Ces deux tubes, d'une longueur do 0 m. 70, sont soudés l'un à Tautreà une de leurs extrémités; c'est la différence de la dilatation du tube d'acier sur le tube de zinc qui indique les variations de la température. Le tube d'acier pofte à Vautre extrémité une roue dentée sur laquelle se trouve monté un mécanisme multiplicateur très ingénieux que ['auteur appelle un train différentiel. — Ce thermomètre est très sep$|bîe puisque Jes déviations sont de 5 millièmes pour 1 degré, mais il est difficilement applicable à la physiologie.
Il en est de même du thermographe du P. Secchi. Dan^^