CHAPITRE II
TECHNIQUE DE LA THERMOMETRIB LOCALE. — THERMOMETRES. —
On ne peut admettre aujourd'hui avec Ghomel, « que pour Tappréciation de la chaleur morbide, le meilleur, le seul instrument même que le médecin puisse employer, est la main, et que le thermomètre ne donne qu'une idée imparfaite de Tôlévation de la chaleur. »
D'après Bouillaud ', lorsque la main est parvenue à son plus haut degré de perfectionnement par son éducation et lorsqu'elle est appliquée attentivement sur la peau, on peut évaluer à un degré et même à un demi-degré près, la température que donne exactement ensuite Tapplication du thermomètre.
Bien que l'appréciation de la température locale avec la main rende de grands services, on doit reconnaître avec la majorité des auteurs que cette évaluation est loin d'être mathématique, qu'il est utile de se servir dMnstruments qui donnent une précision absolue.
« Proposez, dit Lorain ', à tous les assistants de percevoir avec la main la température d'un malade et notez le chiiTre de chacun, vous verrez quelles grossières erreurs sont commises. L'un dira 40', l'autre 38®, l'autre 37*, un autre 3U*. Seul, le thermomètre aura raison. »
Les méthodes et les procédés employés pour la recherche des températures locales sont multiples.
L'étude de la technique de la Ihermométrie locale nouspa-
\. Cbomel. Eléments de pathologie générale, p. 307, 1S56.