‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 153 sur 337 · Seguix. Médical thermomeiry and humam température · texte numérisé non relu

Seguix. Médical thermomeiry and humam température

B. Lisup (lobn). Expi^mmtal in q\^iry on the mture (pM propu^ itionofheat. London, 1804, ip-8.

4. WiTz. Des thermomètres et des thennographes médicaux. Jour* il deê MoUneeê de UlU, 1880.

Appareil enregistreur

Coupe AB

Fig. 38. — Thonnograph* do VTiti-

fermé par une colonne mercurielle, qui se meut dans h partie inférieure d'un thermomètre à alcool analogue à celui do Sin et Bellani, de telle sorte que sa position dépend de la dilatation de l'alcool du réservoir. Une des extrémités de la colonne de mercure est toujours en contact avec le circuit. L'autre au contraire ne ferme le courant qu'au moment précis où la température atteint une limite inférieure déterminée. A ce moment, le courant passe et échauffe le fil de platine ; la température de l'enceinte s'élève aussitôt; l'alcoo! se dilate donc, le mercure recule et le courant est interrompu-

ÏHBRM06RAPHBS 313

La température à laquelle fonctionne ce petit appareil étant ^Jpérieure de 10 à 12 degrés à celle de l'air ambiant, il y a antagonisme continuel entre Faction extérieure de Tair et Taction intérieure du courant, qui relève la température sans f^jjvoir dépasser un maximum donné. Il en résulte une

jnstance parfaite.

La pile proposée par M. Witz dans le but de maintenir la t^'mpérature du régulateur constante est une pile analogue à cclie de Bunsen, dans laquelle Tacide azotique est remplacé rarune solution de 25 parties de bichromate dépotasse dans Iii«)(l*eau et 12 diacide sulfurique, suivant la formule de P'^gendorif. Cette pile ne donne pas de vapeurs acides, et cl!eestd*un entretien facile, il suffit de renouveler tous les :»ursun quart environ de Teau acidulée et d'ajouter dans ie vase poreux qui entoure le charbon un petit cristal de bichromate.

L'hydrogène qui se porte au pôle positif réduit ce sel il se forme du sulfate de chrome ; l'eau acidulée se colore en vert et il est très facile de juger de Tétat de la pile par Tintensité Je cette coloration ; c'est un précieux indice.

Cette pile ne polarise pas et possède une force électro-motrice considérable.

Ce thermomètre, dit M. Witz, est d'une sensibilité extrême le degré est représenté par une variation de 30"/"* dans la p isition du liquide manométrique ; on peut donc apprécier l '^ de degré, et l'exactitude de ces indications est parfaite î^i l'on prend la peine de leur faire subir une légère correct:oD due à la dilatation du liquide manométrique.

Le liquide auquel M. Witz donne la préférence est Thuile d'amandes colorée en rouge par de Torcanette.

«^ Mon instrument, dit cet auteur, se prête bien à Tinscription photographique des positions du liquide, car la couleur roujçe orangée de Torcanette arrête la radiation chimique et f<iit donc l'office d'un corps opaque.

* Il me parait présenter un avantage considérable sur le thermomètre de M. Marey, en ce qu'il est indépendant de la pression barométrique et n'exige qu'une seule correction nêîîligeable, tandis que les variations de la température extéï'ieure influençaient sensiblement le premier de ces instru-

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menta. Je propose son emploi pour la thermographie médicale parce que la boule thermoscopique peut être façonnée de toutes formes, en sphère, on olive, en disque, en cylindre. J*ai fait de nombreux essais avec un petit cylindre da laiton argenté de 25 millimètres de diamètre et de 30~ de long ; la colonne d'huile prenait très rapidement sa position d'équilibre. La capsule métallique est reliée ^ Tinstrument par un fil capillaire d^argent recuit, lequel est 4*une souplesse remarquable : un malade auquel on aurait appliqué mon thermomètre jouirait donc d'une grande liberté de mouvements.

« L'inscription photographique est, par malheur, beaucoup moins pratique que le tracé au orayon ; mais il faut absolument s'y résigner, du moment que le thermomètre ne subit pas rintluence de la pression extérieure. Du reste, la difficulté est plus apparente que réelle, et Je dirai aveo le P' Dujardin; qu'on est surpris du peu de temps qu'il faut pour les opérations de la préparation du papier, 4u virage et de la fixation. Une petite lampe suffit pour produire une image si on emploie du papier iodo-bromuré« et de ce chef l'embarras n'est pas grand non plus,

€ Tel est le thermographe que je propose, C'est un instrument exact et précis; répondra- t-il aux besoins de la clinique médicale et son maniement sera-t^'il jugé assez simple et assez facile pour qu'on l'adopte dans les hôpitaux? Je ne le sais, mais le désire vivement; ce n'est certes point par amourpropre d'inv^nteuri mais parce que je crois aux immenses services que la thermographie peut rendre i^ la médecine, je serais fier d'y contribuer pour la moindre P^rt. >

Thermographes à liquide, -- l,es principaui^ thermographes à liquide sont ceux de Niaudet, de Marey, de Pictet et Cellerier pt celui plus récent de Marié»-Davy*, construit par Salleron.

Le thermomètie enregistreur de M. Niaudet, construit par la n^aison Bréguet, a été mis en usage à Montsouris en 18TG ; mais Marié-Davy lui préfère le thermographe Salleron.

Voici en quoi il consiste : A Tintérieur d'un pavillon spécial et exposé à Tair libre, est le réservoir du thermomètre, consistant en un tube de cuivre recourbé en U, de 3 mitres de

4. Cités par J. André. Contribution à la Thermographie, Thèse àe médecine de Lyon, i88(.

THEBMOORAPflBB 815

long sur 8 millimètres de diamètre inférieur. Ce réservoir e$t rempli d'alcool absolu, et, par un long tube capillaire, qai trarerse la clôtura, communique avec la partie inférieure d'Qoe boîte remplie d'alcool. Les parois de cette boite, toutes <le maillechort mince, sont très flexibles et très élastiques ; éi, la paroi supérieure est reliée par une tige à double crochet, k un bras de levier monté sur un couteau de balance, ainsi qu'à une longue aiguille en aluminium. Le tout est équilibré par un contre-poids, et une vis de rappel, placée an-dessus de celui-ci, permet d'allonger ou de raccourcir le bm du levier. Enfin, Taiguille se termine par une pointe qui appuie légèrement sur un cylindre tournant par un mou- Toment d'horlogerie. Lorsque, par suite des variations de température, le volume de raloool augmente ou diminue liaas le tube, le couvercle de la boîte se soulève ou s^abaisse tn transmettant son mouvement au levier*

M. Marey ' dit avoir obtenu des résultats satisfaisants au moyen d*une disposition qui consiste h mettre le liquide d*un thermomètre en rapport avec un petit tube de Bourdon , qui change de courbure suivant le degré de dilatation du liquide du thermomètre. Le thermomètre est formé d'un réservoir rylindrique en laiton de 6 millimètres de diamètre sur 3 centimètres de longueur; il est prolongé par un tube capillaire de cuivre rouge qui s'ouvre d'autre part dans le tube de 6ourdon. Le tout est rempli d'huile et fermé. Sous l'influence des variations de la température, l'huile se dilate ou se resserre en modifiant la courbure du tube de Bourdon ; les changements de courbure de oe dernier actionnent un levier inscripteur. MM. Pictet et Gellerier ^ se servent dans leurs recherches d'un thermo-dynamomètre très compliqué, donnant la tem- [><^rature au moyen de mesures liilogrammétriques, c'est-àdire au moyeu des tensions maxima des liquides volatils.

En 1878, M. Marié Pavy a publié à la l^ociété française de physique la description d'un thermographe construit sur ces indicfitions par M» Sallerout

!• Makkt. Comptes rendus des séances de l'Académie des sciences, 20 juin 1881.

2. PfCTRT et GsLLERiRR. Méthodê générale d'intégration continue, GeoèTe, 1879.

Le principe de ce tliermographe est le suivant : Un tube de Bourdon, de trente-cinq centimètres, en cuivre écroui, à section elliptique très allongée, et tordu sur lui-même en une sorte de spire, est exactement rempli de liquide et fermé à ses deux extrémités.

Ce tube torse est fixé par un de ses bouts, Tautre extrémité libre porte une aiguille mobile chargée des indications. £n chauffant le liquide, la dilatation oblige le tube à se détordre et l'aiguille à se mouvoir.

Cet appareil, modifié par M. Lépine, peut servir aux expériences physiologiques. (Voir thèse de Lyon. J. André, 1881.)

Les thermographes à liquides exigent un apprentissage et une parfaite connaissance des lois physiques de la part de ceux qui veulent en tirer des indications précices. Leur graduation est difficile, ils sont volumineux, ne peuvent pas se transporter, les corrections aux courbes obtenues par leur emploi sont laborieuses et exposent à des erreurs, ils ne sont pas applicables à la physiologie et à la clinique.

Appréciation des thermomètres employés pour l'étude de la température locale. — Valeur des différents instruments proposés. — Des précautions à prendre dans leur application, — Le thermomètre médical ordinaire, qui sert à Tétude de la température générale, présente un certain nombre d'inconvénients lorsqu'il est appliqué à la recherche des températures de surface.

Le réservoir a un certain volume, il contient une masse de mercure qui absorbe une grande quantité de chaleur pour se mettre en équilibre de température avec les parties adjacentes ; si ces mêmes parties ne peuvent recouvrer immédiatement la chaleur perdue, il en résulte nécessairement un abaissement de température. (Voir Becquerel, Traité expérimental de l'électricité, page 9.)

Le thermomètre à réservoir volumineux ne peut non plus accuser des changements brusques, puisqu'il faut lui plusieurs minutes pour se mettre en équilibre avec les milieux ambiants.

Nous avons recherché avec soin le temps nécessaire pour l'équilibre de température des thermomètres à réservoir volumineux. Il faut au moins dix à douze minutes, il en est de

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même poar les thermomètres en spirale, des thermomètres ••culaires, etc.

Le temps d'application nécessaire est donc très considérable, et c'est là un inconvénient sérieux.

Les thermomètres à réservoir volumineux ne s*appliquent, en outre, que par une partie de leur surface sur la région à explorer et c'est là une circonstance qui nuit considérablement à la précision. Il nous parait bien démontré que les therraom'ètres, noiême lorsque le réservoir est petit, ne peuvent s'appliquer facilement.

Si le thermomètre est appliqué à l'air libre, le réservoir étâDt volumineux, il y a une perte do chaleur par rayonnement, la partie est refroidie par le contact du thermomètre ; si le réservoir est recouvert par de la ouate, il résulte des inconvénients (voir plus loin) de sorte que dans les deux cas il existe des causes d'erreur.

Les thermomètres à petits réservoirs, ceux de Walforlin, de Dumontpallier, de Voisin, etc. sont meilleurs que le thermomètre médical ordinaire, la sensibilité dépendant Ju volume relatif du réservoir et d'une division : le dépla- C'?ment du liquide dans sa tige étant d'autant plus considérable pour une variation de 1 degré que le réservoir est plus volumineux et la tige d'un diamètre plus fin.

Eu raison du petit volume du réservoir, ces instruments peuvent, en outre, être facilement mis en contact avec des Mirfaces peu étendues, sans que l'on ait à craindre que la température de ces parties soit altérée par la quantité de chaleur cédée ou absorbée par l'instrument.

Ces thermomètres se mettent rapidement en équilibre de

Les thermomètres dits de contact présentent de très sérieux inconvénients.

L'appareil de Haubold ne peut donner d'indications précises, Feau contenue dans la caisse en métal et dans laquelle plonge le thermomètre est un liquide très mal choisi dans le cas particulier, et qui cède ou emprunte de la chaleur aux parties voisines avec une extrême facilité.

Le thermomètre de contact de Lépine a comme principal iQConvénient d'offrir une masse de mercure très considérable

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et qui met un temps très long & s'échauffer (une demi-heura^ une heure).

M. Lépine a abandonné depuis longtemps oet instrument.

Le thermomètre de Voisin^qui a un très petit réservoir, se met rapidement en équilibre de température» et malgré quelques inconvénients que nous avons signalés oet instru*ment a une réelle valeuri

Le thermomètre de Seguin^ dont la forme est destinée à faciliter Tapplication d'une grande partie du réservoir^ ne remplit pas le but recherché, car on remarquera qu'une des faces du réservoir de Tinstrument est à l'air libre et exposée à réchauffement ou au refroidissement. La masse de mer^ cure contenue dans cet instrument est assee grande et il faut au moins, diaprés nos recherches, 6 à 10 minutes pour obtenir un équilibre de température. Si Tinstrument est Beulement laissé en place 3 à 5 minutes, ainsi que le recommande M. Seguin, on s'expose à des erreurs»

Les thermomètres discoïdes présentent, en outre, rincon*vénient d*avoir un réservoir à parois minces et élastiques qui cèdent à la pression et et donnent ainsi de fausses indicationSi

Les thermomètres à réservoir en spirale^ surtout employés par les Américains, etpar Dupré,Mortimer-GranvilIe, Lépine, Burq, Peter» ont comme principal inconvénient de présenter une grande masse de mercure qui se met par conséquent très lentement en équilibre de température. Il est à remarquer aussi qu'une des faces de la spirale est en contact, dans plusieurs de ces instruments, avec l'air ambiants cause d'erreur déjà signalée pour le thermomètre médical ordinaire.

La construction de ces thermomètres est en outre assez difficile, ils sont difficilement comparables entre eux, et les constructeurs éprouvent une réelle difficulté à calibrer le tube du thermomètre contourné en spirale et coudé dans certaines formes de ces instruments.

Le thermomètre de Mortimer-Granville présente tous les inconvénients des thermomètres àréservoir spirale* La coupe de maillechort de cet instrument, destinée à faire l'ofQce d*un réservoir de chaleur, met un certain temps à s'échauffeTi augmente la durée de l'application de l'instru-

APtTlÉClATlOff DÉS THEftMOMÈTkfiS 319

meot; elle se thei en contact par utle grande suffacô arec l'air ambîatit et peut agii* ainsi sur le tndrcure doïltetiû dans le réservoir en spirale.

Qaede causes d'erreur, dit M. Colin, sont ajoutées par les boîtes, les tambours de Corne, d*o!l oU d'ivoire, datls lesqueW un propose d'enfermer le réservoir thermométrique. Ces r >rps, assez bons conducteurs du calorique, font à la peau •ies emprunts nuisibles et des échanges avec lé résel*voii* a'jquel ils donnent ou soUtireUt de la chaleui** suivant qu'ils rat une température supérieure ou inférieure à la sienne* C-s accessoires doivent être proscrits au nom des pfinclpeë les plus élémentaires de la physique et de la physiologie.

Le thermomètre de M. Laborde est elcellent, mais il ne 1 nne pas, à proprement parler, des températures de surface, il renseigne Sur la température des couches supef flcielles et a l'inconvénient d'exiger une piqûre et de produire ainsi une petite plaie : un grand nombre de malades se refuseraient à 5 m application.

Les thermomètres utérins, qui sont des thermomètres des* îinés à renseigner sur la température de là cavité utérine, >'>nt excellents.

Les thermomètres oculaires s*appHquent difficilement sur 1 œil, ils offrent Une grande quantité de mercure da ns leur réserroir.

En résumé, duôun dés thermomètres proposés jusqu'à ce jour l'Oitr la recherche de ta température superficietle ne remptit tes ^"nditions d'un instrument précis. L'étude de la température locale avec des thermomètres est hérissée de difficultés. (Mon- Reret.)

Le meilleur des thermomètre à température locale est celui * réservoir très petit, dit de Voisin, que nous avons souvent «niplojé et qui nous a rendu de réels services. Il donne une précision suffisante pour certaines recherches, particulièrenient pour ia thermométrie locale en chirurgie, qui n'eiige pas une précision absolue, les différences de température entre la région malade et la région similaire étant ^mventdeP, 2«,3*.

Les thermomètres en spirale de forme plus ou moins variées nous paraissent devoir être rejetés, comme eiposant li

des erreurs, et nous préférons les thermomètres à petits réservoirs de Walferlin, de Cîolin, de Cl. Bernard, de Dumontpailler, de Broca, de Biaise. Ces petits thermomètres, employés par Broca, Biaise, Maragliano, .dan? Tétude de la thermométrie cérébrale sont à recommander. Nous nous sommes très souvent servi de ces instruments et nous pen«sons qu'à Taide de quelques précautions, on peut se mettre à l'abri de grosses erreurs.

Précautions à prendre dans ^application des thermomètres. — Le réservoir du thermomètre doit être appliqué sur la région, en exerçant une pression modérée.

Nous avons pu très nettement constater que la pression plus ou moins forte sur le réservoir du thermomètre, surtout si le réservoir est petit, faisait monter la colonne mercurielle de 3, 4 et 5 dixièmes de degré. Les petits réservoirs avec paroi mince et élastique présentent le grand inconvénient d'être influencés par la pression.

Maragliano et Seppili repoussent l'objection que le D' Shaw faisait à C. Gray devant la Société neurologique de New York, à savoir : que la pression exercée sur la cuvette du thermomètre produisait une notable élévation de la température locale. A Tappui de leur manière de voir, ils instituent deux séries d'expériences qu'ils considèrent comme absolument démonstratives. Dans le premier cas, ils placent un thermomètre entre le pouce et l'index, et attendent que la colonne mercurielle se tro.uve en équilibre pour faire la lecture ; ils serrent alors fortement la cuvette du thermomètre entre leurs deux doigts, et tout ce qu'ils peuvent observer, c'est une élévation de trois dixièmes de degré. Dans ce second cas. ils placent autour d'une forme de «chapelier et sur les lieux d'élection une série de thermomètres ; ils procèdent comme précédemment, et n'arrivent, par une pression énergique, qu'à une élévation de un à deux dixièmes.

Ces expériences ne nous paraissent pas démontrer que la pression exercée sur la cuvette du thermomètre ne fait pas monter la colonne mercurielle ; l'élévation de 3 dixième-^, 2 dixième observée par Maragliano et Seppili, est à remar. quer surtout si l'on considère que les auteurs se sont servis d'un thermomètre à réservoir assez épais. Dans nos expé-

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