TEMPÉRATURE DES ANIMAUX
Dans ses expériences, il a porté ses animaux refroidis jusqu'à 18® c. dans un milieu dont la température était de 12<* à 13** centigrades et il a pratiqué la respiration artificielle.
En introduisant alors un air qui se trouvait à une température inférieure à celle de l'animal, il a vu la chaleur revenir, et il attribue ce bénéfice aux combustions chimiques qui, sous l'influence d'une respiration plus active doivent se faire avec une grande intensité.
Il termine son intéressant travail en disant : « Je ne crois pas qu'un animal congelé puisse être rappelé à la vie par le réchauffement, en exceptant toutefois les amphibies.
> La première indication à remplir, lorsqu'il s'agit de rappeler à la vie les individus morts en apparence, par suite du refroidissement, c^est de les réchauffer, non pas peu à peu^ comme cela se pratique ordinairementj mais rapidement et promp^ tement,
» La respiration artificielle semble empêcher Tengouement pulmonaire, c'est pourquoi elle peut être d'une grande utilité chez les individus gelés. >
Walther pense que le réchauffement n'est pas un moyen très efficace. MM. Chossat, Cl. Bernard, Brown-Séquard en ont retiré cependant de très grands avantages.
En somme, nous pouvons affirmer que des animaux qui ont supporté des abaissements de température considérables, ont pu être rappelés à la vie par le réchauffement.
Dans ces cas, la température de l'animai se maintient à un niveau assez élevé pendant quelques jours, elle peut même atteindre 42® c. chez les lapins.
Cette réaction, que Ton signale dans toutes les expériences sur ce sujet, se rencontre dans un assez grand nombre de cas d'algidité, chez les blessés notamment que nous avons pu observer et qui présentaient des abaissements de température.
Ce qui nous a souvent frappé, et nous insisterons plus loin sur ce point, c'est cette réaction qui se produisait comme chez nos animaux refroidis et nous annonçait que tout espoir n'était pas perdu.