RESISTANCE AU FROID CHEZ L'HOMME
Résistance au froid chez l'homme, — L^homme exposé au froid présente les mêmes symptômes que les mammif&res.
Il peut cependant résistera un abaissement de température considérable de — 39* Réaumur (Ross et Parry), de — 70® c. (Delisle, 1738).
Si le froid est excessif, sMl est soumis à des fatigues, des privations, à Talcoolisme, la production de chaleur de Vhomme devient insuffisante et il se met en équilibre avec la température du milieu ambiant.
Nous devons remarquer ici que, de même que chez les animaux, l'on peut fixer à 20^ le chiffre auquel ils succombent, un certain nombre d'auteurs ont trouvé que chez i*homme, la mort arrive lorsque la température s'est abaissée jusqu'à 22*.
Les effets généraux sont d'abord une faiblesse générale que nous avons retrouvée chez nos animaux ; l'homme exposé au froid a de la tendance à s'assoupir.
Les battements du cœur, les mouvements respiratoires sont souvent très ralentis, d'autres fois, au contraire, accélérés. Les battements du cœur, dans quelques cas, sont à peine perceptibles (Gerdy *, Cersoy *, Ponte').
D'après les expériences de Mathieu et Urbain *, on sait aujourd'huL que, sous l'influence d'un refroidissement considérable, l'acide carbonique s'accumule dans le sang artériel et lo transforme en sang veineux. Cet acide carbonique agit sur les parois du cœur et produit l'arrêt des battements de cet organe, en le paralysant.
On rencontre rarement les attaques de catalepsie et d'épilepsie signalées par Desgenettes * ; ce qui domine surtout, c est la stupeur. Le malade n'est pas préoccupé de ce qui se passe autour de lui ; la sensibilité est en partie anéantie et
i. Geiidy. Mémoire sur Vinfluence du froid sur Véconomie animale Journal hcbd. de médecine, t. Vlll, i830).
2. Cersoy. Considérations sur les effets du froid dans leurs rapports n::rr l'économie animale (Tlièse de Paris, 1866).
3. PoxTK. Des effets physiologiques et pathologiques du froid (Thèse >hî Paris, 1868).