‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 185 sur 337 · I. PioMT. Traiié de diagnostic · texte numérisé non relu

I. PioMT. Traiié de diagnostic

408 TEMPÉRATURE PERIPHERIQUE DANS LES MALADIES FEBRILES

à 38^ (dans le cas où la chaleur de la main a été à ^T"» elle était plus élevée que dans toutes les autres parties). Dans 11 cas d'inflammations plus ou moins aiguës du larynx et des bronches, le thermomètre de Réaumur a marqué : à l'aisselle de 29*» à 35« ; à la bouche de 24*» à 33*» ; à l'épigastre de 28*» à34o à la main de 24» à 31*" 1/2.

Dans un cas d'hemo-pneumorrhagietlatempératureaété: à la bouche de 33« ; à l'aisselle de 34*» 3/4 ; à l'épigastre de 33» 1.2 et à la main de 32*». Dans deux cas de pleurite sans fièvre, la température a été : à la bouche de 33*» à H6*» ; à l'aisselle de SO* et 33» 1/2 ; à l'épigastre de 28*» à 30*» ; à la main, de 27*» et 3()«.

Dans les cas d'entéralgie saturnine, la température a été : pour la bouche 30*» 1/2 et 27*» ; pour l'aisselle 32*» et W ; pour l'épigastre, 30*» 3/4 et 26*» et pour la main 29^

Le thermomètre a marqué dans un tremblement mercuriel: bouche, 32*» ; aisselle, 34*»; épîgastre, 33«;raain, 34*». Dans une hémodermite varioleuse : bouche 32«; aisselle, 30*»; épigastre 26*»; main 28*». Dans une hémodermite morbilleuse avec fièvre vive et bronchite intense, la bouche avait 35", Vaisselle 36% Tépigastre, 35°, et la main, 35°.

Dans 6 cas d'hypersplénotrophie et hors le temps des accès fébriles, la température a varié : à l'aisselle de 30*» 1/2 à 34* : à la bouche de 27° 1/2 à 32° ; à l'épigastre de 29*» à 31*» ; à la main de 27*» à 32°.

Dans un cas de prurigo sans fièvre, la bouche était à 33' ; l'aisselle à 34*, l'épigastre à 35*» et la main à 33%

Dans un cas de cholihémie, la bouche avait 28*», l'aisselle 30*» ; l'épigastre 28« et la main 29o.

Dans 11 cas plus ou moins aigus d'inflammation del'uténj? et du vagin, la température a varié : à l'aisselle de 3loà 35 ; à l'épigastre de ^"^ à 32*» ; à la bouche de 27^ à 32*^ 1/4, à la main de 22* à 28*» ; au vagin de 32*» à 38°. Sur toutes ie> femmes qui ont voulu se soumettre à cette expérimentation, dit Piorry, la température du vagin a été supérieure à ce: de l'aisselle.

Hankel compare, au moyen de son appareil thermo-élecirque, la température de l'aisselle à celle delà peau du niquième espace intercostal, et de cette comparaison n'siîl't cette conclusion que la différence des deux températures o^i-

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traie et périphérique est pour le même individu moindre pen* dant la ^èvre que dans Tapyrexie.

Les observations de cet auteur ont été faites dans quatre cas de pneumonie lôgëre, dans un cas de fièvre tierce, de bronchite et coryza, d^orchite blennorrhagique.

Hankel rapporte des constatations isolées de Baerenspang, de Haubold qui ont vu que chez les fébricitants la température de la peau était relativement plus élevée que chez les sujets sains.

Plus récemment, Jacobson * dans des observations de pleurésie, de péricardite rhumastimale, de péritonite, de fièvre intermittente, de pneumonie^ de fièvre typhoïde, constate que ia différence de température entre l'aisselle et la superficie de la peau est pendant la fièvre tantôt moindre, tantôt plus f'^rte que dans l'état apyrétique, la chaleur pouvant varier consi'iérablement au niveau de la peau, alors que dans Taisselle elle reste constante. Il constate même que la température de deux parties voisines peut varier en même temps en sens in- Tersc, sans aucune relation avec la période de la maladie, mais que cependant cette température de la peau, malgré ses variations, est plus haute pendant la fièvre que pendant la convalescence.

Jacobson se servait dans ces recherches d'un appareil thermo-électrique dont il enfonçait l'aiguille sous la peau.

RiegeP, Muriî* affirment que la différence des températures centrale et périphérique n'est nullement influencée par l'anormalité de la température, et que cette différence peut du reste se modifier considérablement sans cause appréciable.

l>*après Schiilein *, la pneumonie ainsi que la scarlatine, et î Hit-être la rougeole, se distinguerait de la fièvre typhoïde, lu rhumatisme articulaire, do l'érysipèle, etc., en ce que la

t. Jacobson. Virchow's Archiv. fur path. AnaL Bd. LI, 2 p. 275. IHTO.

•i. HiEGEL (Fbanz). Zur Wnrmeregulaiion, Virchow's archiv fur )'i/.W. AnaL Bd. LXI, p. 396, 1874.

'i. MuRRi (AuGUSTo). Du pouvoir régulateur de la température ani- ^•"ih. Critique des travaux de Vécole de Liebermeister. Lo Sperimentalc de FUence, p. 43, Ml et 229, i873, brochure in-8. Klorenco, 1874.

». ScHifLELN. Ueber dos Vcrhallniss dcr peripheri$chcn zur centrakn Trmperaturin Fieber. Virc/i. ArcA. Bd. LXVI, p. 109.1876.

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