TEMPÉRATURE PÉRIPHÉRIQUE DANS LES MALADIES FSBRILKS
courbe de la température des extrémités (mesurée tous to quarts d*heure) est parallèle à la courbe de Taisselle. Ainaii d'après cet auteur, non seulement le pneumonique per4 relativement beaucoup de chaleur par la peau, mais il la perd d'une façon égale et uniforme, ce qui n'a pas lieu avec autant de régularité dans d'autres maladies fébriles.
Dans la fièvre intermittente, à la période de ùisson, alors qu'ainsi que Font démontré de Haen et Oavarret, les parties centrales présentent une température élevée, la périphérie se refroidit (voir 1*^ partie). Dans le frisson de la pyohémie, des fièvres à leur période d^invasion, etc, on obsenre le même résultat. Chez une femme prise de flrisson au 15* jour d'une fièvre typhoïde, Lorain a noté les chiffres suivants :
Vagin 39»,6
Bouche 3e»
Main 34V
« Donc^ dit cet auteur, la bouche et la main étaient refroidies. »
Comparant les différentes températures du rectum, de la bouche, de la main dans un accès de fièvre intermittente, Lorain * arrive aux conclusions suivantes :
« Le rectum est toujours plus chaud que les autres points observés ; cette supériorité s'accusant davantage à partir de la seconde période c'est-à-dire dès le moment où surrieiment les sueurs qui font baisser surtout la température de la pean et celle de la bouche. La main présente une température faible au début, et cette température s'élève à la seconde période et à la troisième. On ne saurait avoir une idée jaste d'un accès de fièvre intermittente par la température de la main. »
Luigi Concato ^ dans une étude très consciencieuse sur la thermométrle comparée des aisselles dans les inflammations
i. P. Lorain. Etudes de médecine clinique. Etudes de la tempénturc, etc. T. 11, p. 8 et 20. Paris, 1877.
2. Luigi Concato. Sulla termometria comparativa délie ascelk e le f'r gosi unilaterali degli organi toracici. Rivista Cliniea Bologna n* 10 He Otlobre 1877.
TEMPÉRATURB PÉRIPHÉRIQUE DANS LES MALADIES FEBRILES 4U
unilatérales de la poitrine» arrive aux conclusions suivantes :
1* Dans les fièvres générales, de même que chez les sujets sains, il existe très fréquemment des différences de température des deux aisselles.
2^ Dans ces maladies les températures les plus hautes se trouvent le plus souvent sous Taisselie droite, mais avec des modifications qui sont sans influence sur la répartition proportionnelle des chiffres (77',45 à droite, 2'2%55 à gauche).
^ L'écart total entre les deux aisselles a été dans les observations, de 6 à 7 dixièmes inférieur à la mo3'enne normale^ le maiifflum des extrêmes a même dépassé la normale (0^,80) de «' ,20 ; quant à la fréquence variable des différences on a eu la même série décroissante du minimum au maximum que l'on observe chez les personnes saines.
Dans une deuxième série d'observations, l'auteur a trouvé, de même que dans les prenières observations, des différences très fréquentes de la température des deux aisselles, mais la proportion entre les isothermes et les différences de température des deux aisselles était l'inverse de celles des premières observations ; dans celles-ci le chiffre des isothermes était double, tandis que dans les premières il se réduisait au- 'lessous de la normale, avec un mouvement de progression quatre fois moindre.
Cette progression en sens inverse se montrait aussi dans la r»?partition des températures les plus élevées du côté droit et <iu Coté gauche, puisque les observations de la seconde série a!i;:raentèrent de 12 0/0 le nombre des températures plus élevées du côté droit.
4" Il existe encore une différence dans les résultats des premières et des secondes observations en ce que l'écart total entre la chaleur des aisselles s'est trouvé supérieur à la moyenne normale, le maximum ne fut pas même supérieur à la normale, tandis que dans la répartition des différences selon le degré de fièvre les différences furent presque incalculables.
5' Dans les deux séries d'observations, on trouve la même variabilité extrême des rapports entre le degré des différences et celui de la fièvre :