‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 190 sur 337 · W. SoïJinE. On higk local Température, Lancet, déc, 188h · texte numérisé non relu

W. SoïJinE. On higk local Température, Lancet, déc, 188h

INDIQUE-T-ELLE r. TEMPÉRATORB DU CBRYBAU 433

cherche par Texploration thermométrique dupcricrdn^, Texia. tence de ces centres moteurs profonds.

E. Itfaragliano et Fr. Franck * ont institué d'intéressantes eipériences pour élucider la question.

Maragliano détache la tête à des cadavres en ayant soin de conserver le cuir chevelu ; après avoir vidé le contenu, il mesure Tépaisseur des parties molles au niveau du point frontal, temporal, occipital de Broca. 11 fixe extérieurement trois thermomètres et place un autre thermomètre dans la cavité crânienne . Il verse alors de l'eau chaude à 60° dans lintèrieur du crâne et observe les variations des thermomètres externes et internes.

D'après ce savant expérimentateur, à tous les changements de température de l'eau correspondent des variations équival.ntes dans la température des points extérieurs, et comme ''«nclusion il admet : Que les températures épicrdniennes sont en T'^iùnn intime avec la température des parties contentas dans la ^"> osseuse.

Avec Biaise, nous pensons que ces expériences pratiquâmes sur lecadavre ne peuvent donner des renseignements sur ce qui se passe sur le sujet vivant. « Il existe entre les propriétés des corps organisés, dit M. Biaise, une telle différence, qu'il nous paraît impossible de juger de ce qui se passe chez un être vivant en prenant pour base les expériences sur le cadavre. Dans le cas particulier, les conditions sont bien différentes. Le degré de chaleur accusé par un thermomètre appliqué sur la paroi crânienne est, en effet, comme la résultante de deux éléments bien distincts : la chaleur propre du cerveau et de ses enveloppes, la chaleur des os et des parties molles sous-jacentes. Or, si dans Texpérience de Maragliano, la source de chaleur cérébrale peut, à la rigueur, ^tre représentée par l'eau chaude, la deuxième source fait absolument défaut.

Pour conclure à l'équivalence des résultats de deux expériences, il faut qu'elles se présentent Tune et l'autre dans les mêmes conditions. Tel n^est pas le cas de l'auteur italien, et

1. Fh. Franck. Sur la transmission à la surface externe de la peau 'l'i crùne, dts variations de la température des couches superficielles du cmeau. [Gaz, méd,, 1880, p. 352, n* 27.)

RiDABD. ^®

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c'est pour ce motif que nous ne pouvons accorder à ses résultats la valeur qu'il leur attribue. »

Franck, suivant une méthode expérimentale analogue à celle de Maragliano, mais sur le vivant^ arrive à des concluaions opposées.

Franck établit d*abord,dans ses expériences sur le cadaTre et l'animal vivant, que Tos et la peau opposent une résistance considérable à la transmission des variations de la température. L'os est plus isolant que la peau et Félévation thermique, pour des plaques de 3 millimètres d'épaisseur, n'est pas proportionnelle à réchauffement de la face interne. Pour un échauffement de l"", cet auteur a observé une élévation de 1/20 de degré, tandis que pour S^" et 5'' on observe 2/10 et 7/10.

Sur un chien curarisé, dont la face interne du pariétal est échauffée avec un tube de plomb en spirale introduit dans le crâne après trépanation, il ne se produit d'élévation appréciable au thermomètre extérieur que si raugmentation delà température profonde dépasse 3"".

« Pourque la température péricrànieune mérite réellement le nom de température cérébrale, il faudrait donc, dit Franck, qu'il se produisit dans les couches superficielles du cerveau des variations de températures au moins égales à3«c.

Or, mes premières expériences m*ont démontré que si la température profonde du cerveau est à 40^^ par exemple, celle des régions corticales est à 3Q<^. Il faut donc conclure que. pour observer à l'extérieur une élévation de 1/15 à 1/10 de , degré, il faudrait que la température des régions corticales B*élevAt à 42'', chiffre incompatible avec la conservation de Tactivité cérébrale. D'un autre côté, on ne s'expliquerait pas comment le sang artériel provoquerait, par son simple a/flux, un degré de chaleur qu'il ne possède pas lui-même. Sans doute, les expériences de Claude Bernard et de Scfaiif établissent que le sang veineux qui sort de Tencéphale est plus chaud que le sang artériel, et que le cerveau qui fooctionne fabrique de la chaleur^ mais il ne s'agit ici que de dixièmes de degré. »

D^^après Franck^ les résultats obtenus par Brocaet les an-

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