‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 189 sur 337 · Alvarenga. Loco citalo · texte numérisé non relu

Alvarenga. Loco citalo

2. Hankel. Zur messung dcr Temperatur der menschlichen Haut. Mchiv der Heilkunde, 1873, p. 165, U)6, 167, i68, 169.

3. BnocA. Comptes rendus de V Association française pour Vavancifh< des sciences. Session du Havre, 30 Août 1877. Gazette hebdoma'^ti^ 2e série XIV, 7 sept. 1877. Revue scientifique. 2« série 13 sept, l^*- Progrés médical 1877. n» 36.

À gauche

Différoncd

A L^fiTAT PHYSIOLOGIQUE 421

•Iroite de la tête est de 33o90, celle de la partie gauche Je 34^

Pour la tête, considérée dans son entier, la température moyenne serait de 33*82, comme maximum 34'*85 et comme minimum 32°80.

A droite

Lt iv«:ion frontale est en moyenne :- .Iiiif rinaetivité : 35°28

La ivgioii temporale est en r. •} îine pendant Tinactivité : 33<»72

I.i r'V'ion occipitale est en :.'.y.niie pondant l'inactivité: 32°92 33°23 +0*31

l>o ce tableau, il résulte nettement qu'il existe une élevati'ii plus considérable de la température du côté gauche pour \^< trois régions frontale, temporale et occipitale.

lorsque le cerveau travaille pendant la lecture à haute T'ix, les chiffres ne sont plus les mêmes. Ainsi d'une part IVquilibre de température tend à s'établir entre l'hémisphère lirait et 1 hémisphère gauche ; d'autre part, le chiffre de la leinporature 33*^92 à l'état de repos, atteint 34*33 ; soit une ii:T»''rence de presque 1/2 degré en faveur du cerveau qui travaille.

Dans deux cas pathologiques avec destruction probable des 'inonvolutions du côté gauche, Brooa fait voir qu'il existe 1ère côté un abaissement de température de quatre à cinq ixièines de de;rré au niveau de la force temporale gauche.

Laudon Carier Gray * sur 102 personnes arrive aux moyen- >'^ suivantes obtenues avec le thermomètre Seguin :

A droite A gauche Différence

Température frontale 34^28 34«>64 + 0°40

w temporale 34<>21 34°67 +0^46

i> occipitale Sa^'SO 33o80 + 0°50

' Mp» rature moyenne de la tôte àTexclusion du vertex =- 34®17

• . Il»-' rature moyenne de la région motrice du vertex = 33**15

' iH» rature moyenne de toute la tète =^ 33**80

luus ces recherches la température do la région pariétale i i«he est un peu plus élevée que celle de la région frontale

i. Carter GaA Y. Ccrehral Thermometry, (New-York med. Journal,

•li 1H78.)

3in

422 LA THERMOMETRIB PERICaANIENNB

du même côté, résultat contraire à celai obtenu par Broca et que Gray explique par le fonctionnement de la troisiëme circonvolution sous-jacente.

Les maxima et les minima de température sont :

M&ximQm Minimum Différeooa

Région frontale gauche

p » droite

» pariétale gauche

» » droite

» occipitale ^atic/ie

» » droite

Côté gauche en entier Côté droit en entier

Les conclusions de Gray sont :

l"" S'il existe dans une des régions bilatérales une élévation de température de plus de 0°8<^ au-dessus ou au-dessous de la température moyenne, on doit soupçonner en ce point un changement anormal.

2° L'existence de ce changement anormal devient indubiable si la variation atteint V*W à 1^37 en plus ou en moiDs.

3° Si Ton trouvait du côté droit, dans une des trois régions (frontale, temporale, occipitale) une température moyenne supérieure à celle du côté gauche, le soupçon serait plusgrasd et le doute impossible.

4° Pour que ces conclusions aient de la valeur, il est nécessaire que la température générale soit normale au moment de Texploration.

D*aprës Gray, la lecture élèverait la température.

Dans un cas, après dix minutes de lecture, il trouve une élévation de 0*^3 c. à la région pariétale droite, dans un deuxième cas, une augmentation de 0*4 c. à la région pariétale droite et 0^27 à la région frontale droite.

Pourra tête entière, il constate une élévation de 0*13 c. de 0*53 pour le côté gauche, un abaissement pour le côté droit.

Dans un autre cas, Gray trouve une élévation de temp<)- 1 rature de la tête entière d'environ 0*6«avec une augmentation de 0°4 c. pour le côté gauche. i

Paul Bert ^ d'après ses expériences avec les plaques thermo-

i . Paul Bebt. Comptes rendus de la Sociéié de Biologie , 1879.

A l/éTAT PRTSIOLOGIQUJS 423

éiectriqnes, admet que la températard dos régions gauches est plus élevée que celle de droite, que la température locale e^t plas élevée au front qu*à la tempe et à la tempe qu'à l'occiput.

Pendant la lecture, il ne se produit souvent pas de modification on une élévation à gauche, jamais à droite.

Pendant le discours mental, la température frontale gauche s'élève, mais moins que lorsque la phonation intervient.

D'après P. Bert, chez Tenfant qui s'éveille, la température frontale s ôlëve.

Aug. Voisin* admet que, chez les individus sains, la température au front varie entre 31 et 34®, au bregma entre 33 et 3ô', à Focciput entre 34 et 35'^5, à la région mastoïdienne entre 31 et 34"^, aux tempes entre 34 et 35''5.

D'après E. Maragliano ' la température moyenne de la tête lerait :

Pour le côté droit 35*»89

Pour le côté gauche • 35<»58

A droite A gaaehe

La température frontale 35o02 35«85

Id. temporale 35»25 35«50

Id. occipitale 34«92 35«40

La température générale de la tête serait plus élevée chez l'homme que chez la femme, plus élevée avant quarante ans.

Comme conclusions principales, cet auteur admet que la empérature du côté gauche est plus élevée que celle du cdté iroit, et que dans les cas o& Ton obtient un résultat inverse, I s'agit d*un cas anormal ou pathologique.

La température va en décroissant de la région frontale à a région occipitale ; les faits qui infirment cette loi doivent itre considérés comme anormaux.

Pendant le sommeil normal, la température s'élève dans OQte la région de la tète.

Au moment du réveil (contrairement à Paul Bert), la tem- -érature s'abaisse.

1. AcG. Voisin. Congrès international de médecine Meniak, Paris, i 879. ^ran^e médicale, 1878, n«» 89, 90 olTribune médicale^ n« 538,

2- E. Makagluno. StudUdi termometria cérébrale. (Lo SaluU, 1879| ^^ ^. 24 eiHwista climca di Bologna, 1880.

424 LA THERMOMETRIB PERICtlANlBNNB

Dans le sommeil provoqué par le laudanum, le chloral, la température s*abaisse.

Dario Maragliano ^ et Seppilli admettent que la température moyenne de la tête est :

GAt6 droit

CAté $taA»

De la tête entière

Température frontale

Id. temporale..

Id. occipitale . .

Lombard ^, dans un récent et très important travail, arrive aux conclusions suivantes :

P L'examen comparé des températures des deux moitiés de la région frontale a donné 54 fois sur 100 une élévation en faveur du côté droit, et 45 fois sur 100 une élévation en faveur du côté gauche .

Pour la région occipitale, au contraire, l'élévation a éiè, dans la majorité des cas, en faveur du côté gauche. Enfin, pour la région temporale, il y a presque égalité dans la proportion.

2^ Le maximum de la différence entre les températures a été observé dans la moitié droite de la région antérieure oîi il atteignait 0^255 c. alors que dans la moitié gauche il s'élevait à 0°24l c. Pour la région temporale, la différence maxima a été de 0^05 c. à droite et 0°011 c. à gauche. Pour la région occipitale, elle a été de 0n86 à droite et 0*^066 à gauche.

Dans les conditions ordinaires de la vie, en dehors du travail intellectuel et des émotions, on peut évaluer les plu> hautes températures de la tête à :

35®2 pour la région frontale.

34®5 Id. temporale-

34®2 Id. occipitale.

Quant au problème de savoir s'il existe une concordance

entre les variations de température de la surface crânienne fî

es variations de la température de l'encéphale sous-jacent.

1. Dario Maragliaî^o. Studii di termometria cérébrale negli aliin>ït'- {Rivista Sperimenlale di Fr. et di med. kg. fasc. 4 et 2, 4879.

2. J. S. Lombard. Expérimental Rescarches on the Régional tempfrttture of the Heatf under conditions of rest, intelkctual aeiivity and émotion, in-8. H. Lewis, London, 1879.

A L'ÉTAt PHYSIOLOOIQUB 425

Lombard ne le considère pas comme résolu. Il admet cependant qa*il y a un rapport d'une approximation suffisante pour qu'on puisse l'appliquer aux recherches expérimentales.

D'après Lombard, la composition, la récitation, le calcul produisent des élévations de température, plus rapides à la Tèmn frontale qu'à l'occiput, plus notables dans la composition que dans le calcul. La moyenne est de 5 à 6 dix millièmes de degré.

On ne trouve pas au niveau de la circonvolution de Broca <ie modiûcation assez notable pour y établir l'existence d'un ^ièjre particulier pour l'élévation de la température pendant la lecture à hante voix.

Eu général, il y a plus souvent élévation à gauche qu'à droite pour la région frontale, pour les autres régions, tantôt à droite, tantôt à gauche.

L'activité cérébrale se propaî^e de la partie antérieure aux parties moyenne et postérieure, d'un hémisphère à l'autre du cerveau sans avoir de siège de prédilection.

Sur 104 observations, 69 ou 66 sur 100 sont en faveur du cô«é gauche, 20 ou 19 en faveur du côté droit et 15 sur 14 sur 100 en faveur de l'égalité des deux côtés.

L'élévation moyenne varie entre 1/2 et 4 centièmes de deî?ré, dans les cas de travail excessif elle peut atteindre jusqu'à deux dixièmes de degré C.

A la suite d'émotions, à la suite de lectures hà haute voix, Lombard a observé des élévations de température de 1 dixième de degré au lieu de 4 centièmes de degré obtenus parla simple lecture ou par le calcul. Sur 144 observations, 87 à 60 cas pour 100 ont montré une élévation plus grande pour le côté gauche, alors qu'elle existait dans 31 à 21 cas pour 100 du côté droit, et que 18 fois sur 100 il y avait égalité des deux côtés.

Il existe donc : 1* une élévation moyenne de température en faveur des deux côtés plus grande pour l'émotion que pour le travail intellectuel ;

2^ Pour le côté gauche, une fréquence plus considérable, pour le travail intellectuel, de l'élévation relativement plus forte, observée aux trois régions ;

426 LA. THBRMOMéTRIB PERIGRANIBNNE

3^ Une plus grande moyenne d^élévation pour le côté droit dans rémotion.

L*auteur termine par les conclusions suivantes : « Nous avons vu que toutes les parties de la surface de la tête, même lorsqu'on établit des subdivisions aussi petites que celles que nous avons adoptées, montrent une élévation de température pendant toute espèce de travail mental ; mais certaines parties sont habituellement plus actives que d'autres, bien que les différentes régions semblent pouvoir se suppléer les unes les autres, de telle façon que les parties les moins communément actives peuvent assez souvent dépasser celles qui sont ordinairement supérieures. >

Dans une étude récente, R. W. Amidon * (de New-York) partant de ce principe que Texécution d'un mouvement volontaire doit entrdner la congestion du centre excito-moteur correspondant et élever sa température, a cherché à établir par la thermométrie l'existence des centres psycho-moteurs.

Dans un premier chapitre, Tauteur détermine les points précis de la tête qui correspondent aux principales oirconvolutions cérébrales.

Dans le second et troisième chapitre, il étudie les travaux récents sur les localisations cérébrales et fait l'historique de la thermométrie cérébrale. Il cherche à démontrer ensuite

que le fonctionnement de certains groupes musculaires produit dans les centres corticaux correspondants des élévations de température. Plaçant à gauche une série de thermomètres dans la zone présumée du centre du bras droit, et les laissant en place pendant quinze minutes, il fait la lecture des thermomètres et fait exécuter pendant quinze minutes des mouvements alternatifs de flexion et d*extension, au bout de ce temps l'un des thermomètres marque une élévation de plus de lo Fahrenheit. Le point où se trouve placé ce thermomètre est pour Amidon le centre du bras.

Dans ses expériences, Amidon place le sujet dans une chambre à 21*»1 c. environ, à l'abri des courants d'air, loin des lampes et du gaz, il se sert du thermomètre maxima de Sé«

1. Amidon. The effect of willed muscularmovemenls on the température of ihe head : New studie of cérébral cortical localisation. Archiv of med4i(Âne, 4880, et Bull de la Société de biologie, 1880.

A L^ÊTAT PHT8I0L06IQX7B 427

^în, modifié par Gray. Une série de thermomètres (10) abso-* lament comparables sont flzés à Taide d*une bande de caoutchouc.

Après quelques instants de repos absolu, on note le degré normal de température dans chaque thermomètre.

On Tait alors contracter certains muscles définis et on cherche le thermomètre qui s'élève le plus. On rapproche alors les autres thermomètres et on s'attache à limiter Taire da maximum de température qui correspond à Texécution d*im mouvement volontaire donné.

D*après ces recherches, Amidon établit un système nouveau de centres psycho-moteurs. Il en trouve en tout vingt-cinq. Dans la zone motrice, il existe un certain accord avec Ferrier, mais pour tous les centres placés au niveau de la pariétale ascendante, le pli courbe, le désaccord est complet.

Amidon essaye même chaque groupe musculaire et croit être arrivé par la comparaison des chilïï^es obtenus à faire la part de ce qui revient au muscle et de ce qui dépend de ses antagonistes dans une succession de mouvements volontaires forcés.

Les principales objections adressées à Amidon sont : 1° Que dans les observations cliniques, les territoires de la zone latente, considérés par Tauteur comme moteurs, ont été trouvés lésés sans qu^on ait observé pendant la vie de para* lysie motrice (Biaise).

Amidon répond que les paralysies des muscles isolés doivent passer inaperçues principalement dans les cas d'apoplexie, que le parcours des fibres motrices de la couronne rayon^ nante est peu connu.

*^ Les recherches, qui nécessitent une précision très grande pratiqués an moyen de thermomètres, exposent à des erreurs.

La pression exercée sur la cuvette du thermomètre peut faire élever la température.

La contraction inconsciente et synergique des muscles de la tête amènent une élévation locale de la température crft« nienne (P. Bert).

Les lectures thermométriques faites au bout de vingt-cinq minutes ne représentent pas le summum de l'ascension de la colonne mercurielle et on ne doit pas attribuer l'ascension

428 LA THERMOMÉTRIE PERICRANIENNE

ultérieure du mercure à un développement local de chaleur dû aux mouvements musculaires provoqués. Il est nécessaire de prolonger au delà de quinze minutes la lecture des thermomètres et de constater que la colonne mercurielle se maintient à un niveau constant pendant plusieurs minutes successives^ avant de chercher Teffet des contractions musculaires. (Biaise).

Les déductions d'Amidon supposent établie une série de propositions contre chacune desquelles les arguments ne manquent pas : P Tactivité indépendante d'un grand nombie de territoires de Técorce du cerveau ; 2« la production d'une quantité de chaleur très notable en chacun de ces points ; 3* la transmission facile à l'extérieur dec<s variations de température cérébrale. Il semble en outre impossible d'admettre qu'une élévation de température puisse se produire en un point circonscrit du cerveau sans se propager aux parties voisines, en se transmettant au contraire au point correspondant de la surface des téguments (F. Franck).

On doit en outre douter que dans les expériences d'Amidon l'action de chaque muscle se trouve suffisamment isolée et lui permet de subdiviser des centres, déjà diflflciles à limiter.

Dans les expériences ou Ton cherche à contrarier le mouvement d'un muscle pour éviter l'action des antagonistes et des muscles associés (Amidon fait varier la résistance de Tavantbras à la flexion tantôt en le chargeant de poids, tantôt en le faisant buter contre le rebord d'une table, qui empêche la flexion et, par conséquent, l'entier accomplissement du travail mécanique du muscle, mais ne s'oppose nullement à ce que le muscle reçoive un certain nombre d'incitations volontaires on provoque une contraction intense de la totalité des muscles du membre. Il est en effet très difficile, sauf par l'électrisation localisée, de provoquer la contraction isolée d'un musde.

P. Bert, Biaise, n'ont jamais observé d'élévation de la température au niveau des zones motrices, lorsqu'ils exécutaient des mouvements volontaires. Les recherches de cas derniers auteurs ne confirment pas celles d'Amidon. , Fr. Franck * a récemment communiqué à la Société de bio-

i. Fr. FnAxcK. Faits relatifs à Ia température des différtnles coucfus

A l'État physiologique 429

Iode le résultat de ses recherches expérimentales sur la température des différentes couches du cerveau et réchauffement dj ci?t organe à la suite de la section du sympathique.

Ct»s recherches donnent de précieux renseignements sur la cause des différences de températures observées entre les régions superficielles et les couches profondes.

Franck se sert des sondes thermo-électriques ; une de ces sondes, fixe, est maintenue dans les couches profondes du cerveau, Tautre, mobile, parcourt les couches cérébrales de la superficie à la profondeur.

D'après cet habile expérimentateur, les couches superSciclles du cerveau sont moins chaudes que les profondes et la différence de température va diminuant à mesure que Ton s'éloigne de la périphérie.

Si Ton entoure la tête de Tanimal avec de la ouate, la température des couches superficielles se rapproche de la température des couches profondes, sans toutefois l'atteindre. Plus la substance enveloppante est isolante, plus la température des couches superficielles se rapproche de celle des régions profondes.

Si l'on entoure la tête d'un bonnet imperméable à double enveloppe, dans lequel circule de Teau à la température des couches profondes, on constate en peu de temps que les couches superficielles ont une température égale à celle des profondes. Si Ton vient à mouiller la tête et à activer Tévaporation de l'eau par un courant d'air, la différence constatée auîrmente,

PYanck conclut :

La différence de température observée entre les régions superficielles et les régions profondes du cerveau résulte de la déperdition de chaleur qui s'opère par les enveloppes de cet organe.

Il démontre ensuite que la température profonde du cerveau est inférieure de 0**1 à 0°2 à celle du sangde l'aorte thoraciquo, ce qui tient à ce que le sang artériel subit une légère perte do chaleur en traversant le cou. Pour le prouver, il entoure h' cou d'une couche de laine ou le refroidit artificiellement.

rfu cerveau et à Véchnuffemeni du cerveau par la seriîon au sympa' tftujue [Comptes rendus de la Société de Biologie, 19 mai 1880.)

490 LA THBRMOBUSTRIfi PBRIORANIENNE

Dans le premier cas, la température profonde du cerveau se rapproche de la température du sang artériel ; dans le deuxième, Tinverse se produit.

Fr. Franck explique Téléyation de la température des couches superficielles du cerveau à la suite de la section du sympathique cervical par l'élévation de la température du sang contenu dans les téguments ;

Si l'on vient, en effet, dit-il^ à couper le sympathique après avoir lié la carotide externe, ou si l'on oblitère par injections de poudres inertes les vaisseaux péricrfiniens, on n*o\h serve pas d'élévation notable de la température.

Biaise ' a recherché les températures cérébrales physioIO' giques à l'état de santé physique et intellectuelle. Yoici les résultats qu'il a obtenus :

1^ Fonme de 46 ans.

Droite OaacbA

Région frontale. . . . 36«15 36«1

— temporale . . . 36«1 35»96

— occipitale . . . 35*8 35*8

2^ Homme de 30 ans.

Région frontale. ... 36« 36*

— temporale. . . d^* 35«9

— occipitale . . . 36« 36*

3"^ Homme de 2^ ans.

Région frontale .... 26H 36<>35

— temporale . . . 36<>3 36*3

— occipitale . . . 36°1 36®1

A^ Homme de 21 ans.

Région frontale . . • • Sô*"? 36°75

— temporale • . . 36*6 36"6

— occipitale . , . 36*4 36*4

5* Homme de 22 ans.

Région frontale . • . • 35*96 35*9

— temporale . . . H5*8 35*8

— occipitale . . • 85*8 35*75

1. Blaise. Contribution à l'étude des températures périph'^riques et parliculiertiment des températures dites cérébrales dans les cas de paralysies d'oriyine encéphalique. ~ Thèse de Montpellier. ISSO.

A L*£TAT PHTSIOLOOIQUE 431

6® Homme de 10 ans.

Région frontale • • . . Sô»! 36o

-— temporale . . . 36* Sô»

— occipitale . . . 35^ 35°8

En prenant la moyenne des chiffres recueillis, on obtient :

0«aeba Droite DifféreDct

Région frontale . . 36<^1 36^8 Oo03

— temporale . 36ol3 36°09 0^4

— occipitale . 35°98 35°g7 0°01

< Ces chiflîres, dit Biaise, se rapprochent beaucoup de ceux obtenus parMaraglianoetSeppilli : on peut en direaulant des différences. Mais il est un point qui mérite d*être releyé ; c'est que le coté droit peut se trouver légèrement plus chaud que le côté gauche ; c'est ainsi que dans notre observation 4 ihomme de 21 ans), nous avons trouvé, à la région frontale droite, 1/2 dixième de plus qu*à la région symétrique gauche. Une différence en faveur du côté droit peut même être un peu plus considérable, surtout pour la région frontale, sans que, daprès les recherches de Lombard, on y puisse voir un état morbide. Néanmoins, quand il n'y a pas égalité entre deux réglons symétriques, c*est en général la gauche qui donne le chiffre le plus élevé. »

Biaise; s*est servi, dans ses recherches, de la méthode de Broca, avec quelques légères modifications.

Signalant la divergence des auteurs en ce qui concerne les moyennes thermométriques pour chaque région cérébrale. Biaise, sans accorder une importance considérable à ces moyennes physiologiques, pense qu'il ne faut pas attribuer ce résultat à Tinsuffisance des appareils employés pour rechercher la température, mais aux variations de la température ambiante, à la durée insuffisante d'application du thermomètre, aux modifications dans la circulation locale et à la quantité de chaleur produite in situ, qui isont soumises à l'iafluence nerveuse; état de repos ou d'inactivité musculaire ; rayonnement ; évaporation plus ou moins abondante, conséquence de la sécrétion sudorale.

Comme conclusion. Biaise dit : « Dans Tétat normal, les températures cérébrales oscillent dens des limites assez éten- <^ues, auxquelles nous croyons pouvoir assigner, comme

432 LA. THERMOMÉTRIB PERICRANlENNIfi

termes extrêmes, 37 et 34*^ c. Ces oscillations sont la conséquence d'influences multiples, variables comme intensité, dont les unes dépendent de llndividu, les autres du milieu ambiant. »

Avec Maragliano, Biaise admet que la température des régions frontales est un peu supérieure à celle des régions temporales, et la température de ces dernières est également un peu supérieure à celle des occipitales. — « Néanmoins, l'inverse peut se produire, particulièrement dans certaine^ circonstances déterminées. Très souvent deux régions peuvem présenter le même degré thermique. »

Diaprés le même auteur, les régions symétriques ne présentent que des différences très minimes et qui ne dépassent pas habituellement 03.

Lorsqu'il y a différence entre deux régions symétriques, l'avantage est généralement au côté gauche : la région frontale présente souvent une élévation à droite.

W. Squire ^ a noté, chez des sujets en pleine santé, des variations fréquentes de la température des deux côtés du corps.

D'après cet auteur, le côté droit présente une température plus élevée que le côté gauche.

Les variations de la température du cerveau peuvent-elles sî constater au moyen du thermomètre placé à la surface du p^ricrdne ? .— Les premiers auteurs, qui se sont occupés de thermométrie cérébrale, semblent admettre que les variations de températures observées à la surface de la tête correspondent à celles du cerveau lui-même. Ce n'est que dans ces derniers temps qu'on a discuté et cherché à résoudre ce problème si intéressant.

Broca, Qray, parmi les principaux, sont afl9rmatifs et pour eux l'observation de la température périphérique donne des renseignements sur la température de l'encéphale.

Nous avons signalé les recherches d'Amidon qui, partant de ce fait que les contractions volontaires d'un muscle exagèrent l'activité du centre moteur correspondant de l'écorce cérébrale et élèvent la température de ce centre moteur, re*

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