‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 211 sur 337 · SBCTION DE GB08 TRONCS NERVEUX CHEZ L'BOMMB · texte numérisé non relu

SBCTION DE GB08 TRONCS NERVEUX CHEZ L'BOMMB

W. Mitchell * ne donne pas de renseignements sur la température des parties paralysées dans les premiers jours de la blessure et des lésions irritatives des nerfs.

Nous regardons comme probable, dit ce savant auteur, que p^ude temps après la section du nerf, la température s'élève, cet effet doit être attribué à la paralysie des nerfs vaso-mo • leurs et des muscles lisses qui sont sous leur dépendance.

«Si Ton examine la température quelques semaines ou quelques mois après la section complète d'un nerfvolumineux, ontrouvoy dit Weir Mitchell, les parties affectées plus froides que celles qui n'ont pas été atteintes. La différence s'élevait^ suivant les cas de V03 à S^'Od. »

Hutchinson a observé des différences de 3^ à 6®. Erichsen a obtenu les mêmes résultats.

I^ans un cas de division complète du nerf et des vaisseaux ("ubitaux et incomplète du nerf médian avec inflammation ts extrémités des trois doigts, datant de plusieurs jours, Wrir Mitchell a trouvé une dimimition notable de la tempéra^ t"rc clans les parties paralysées, un accroissement de la température dans les parties paralysées mais enflammées ; la température des doigts enflammés n'atteignait pas cependant la température du côté sain.

Voici les chiffres obtenus :

Indicateur.

Côté droit paralysé. COlé gauche sain.

Sur le côté 26«1 22^2

Sur la face antérieure 2&^ 30^

Petit doigt.

Côté radial 26«6 31^

Côté cubital 26ol 31°G

Annulaire paralysé, mais enflammé.

Face antérieure 31*3 3loô

Côté cubital 31»6 32°7

1. Weir MiTCBELL, G. W. Morehouse and William W. Kken. On Gunshot Wounds and other Injuries ofNerves, 1874.

2. Weir Mitchhx. Injuries of Nerve$ and their Conséquences. Philadeh Vhie, i864-1874.

Médius paralysé, légèrement enflammé.

Face antérieure 31«6 31«6

Côté cubital 31» 32'>7

Hayem' a noté les troubles thermiques suivants à la suite d'une section du médian :

Blessure le 7 septembre 1871.

Le 19 novembre dans une chambre à la température do 12* : On trouve au niveau dos doigts du côté sain 'i5«c., ducôi» ulade 25«5 c.

Il existe une légère atrophie.

Le 25 novembre 1872 du côté sain 37»5, du côté malaile n,VO. Le 29 décembre du côté malade 3ô«4, du côté sain 35**8.

En résumé^ trois mois après la section du médian, abaissement très notable de la température du membre correspondant qui dure pendant un an.

L'observation suivante que nous avons recueillie dans le service de M. Bouilly, à THôtel-Dieu, présente des particularités intéressantes au point de vue de la température locale.

Sarcome du sciatique gauche, — RésecUon du nerf. — Mal perforant- Marche de la température locale. — Résumé. — Service d M. Bouilly.

L..., âgé de 31 ans, présente une tumeur vers le tiers supérieur de la face postérieure de la cuisse, avec fourmillements, etc. Diagnostic. — Sarcome du sciatique. —Ablation. — Le 28 IiVjlî, variole.

Le 15 septembre, à Texamcn, peau terne, rude, l'épaisseur du derme paraît augmentée.

La jambe présente une température plus élevée. A cette époque, ulcération du gros orteil.

Diminution notable des masses musculaires du côté malad . Zone d'anesthésie à la partie externe de la jambe. Marche dinicile. Le malade s'appuie à peine sur l'extrémité du pied.

Dans le mois d'octobre, ulcération du talon qui s'étend jusqu'au périoste.

{ . Hâyeh. Note sur deux cas de lésions cutanées conséciUives à d' « sections de nerfs. Archives de Physiologie^ 1873, p. 212.

Voyez : Bouilly et Mathieu. Archives générales de médednet 18So. tome V.

SECTION DES NKRFS MIXTES CHEZ L^HOMMB 407

Au 15 octobre, diminution très marquée des masses musculaires.

Il (existe deux ulcérations qui prosentent Taspect caractérisi[no du mal perforant, une au niveau de la tète du cinquième iW'tHta!*siou ; l'autre, à Vextrémité de la pulpe du gros orteil.

2nnt* d'anesthésie h la partie externe de la jambe.

MaSîJos musculaires très atrophiées.

L'étude de la température dix-huit mois après la résection du i^^rf s<iatique gauche donne les résultats suivants :

Exploration thermo-électrique et thermomètre.)

Cùté gauche paralysé. Côté droit aaîo.

Au niveau du pied, à la partie in-

tonie, en dehors des plaques

aru'Sthésiées 30°5 3(y*5

Jambe : 1/3 inférieur 30° 3lo5

- 1/3 supérieur 30> 31<>5

rui<<e: 1/3 inférieur 31» 32»

- 1/3 supérieur 31 «2 32<'8

Il «'xist*^ donc un abaissement assez notable de la température ■K'tilt' du côté paralysé.

b' malade fait remar(j«ier qu'au repos le pied du côté droit pa- NÎ) «!.'• placé dans les mêmes conditions que celui du côté sain so r'ir^idit plus facilement, pendant la marche, au contraire, le pied Il rotô paralysé devient rouge et transpire facilement.

L t»xainon de la température des plaques anesthésiées au niveau 1 11 partie externe de la jambe et à la face dorsale et interne U r>i»*(l donne des résultats intéressants :

Côté gauche paralysé. Cdté droit sain.

A la face dorsale du pied 31* 20»

A la partie interne 30» 29^

Au niveau des orteis 27» 25»5

A la face externe de la jambe. . 31«9 31»5

I.*«xploration pratiquée plusieurs fois donne toujours les mômes '•* iltits. Les aiguilles thermo-électriques et les thermomètres or.' placés à une assez grande distance des trajets flstuleux.

Cette observation démontre :

0*ic la tempéralure du membre correspondant à une résection ^nrrfsciatique. est^au dix-huitième mois^ très notablement hni^^re. Cet abaissement de température doit être en grande partie w^< la dépendance de Vatrophie concomitante,

'^u niveau des plaques anesthésiées, la température du membre ^ cMè paralysé est élevée (de P en moyenne)»

REDàaD. 32

498 LÉSIONS DU SYSTÂME NERVAUX pÉRIPHÉBIQUB

Cette élôvation de la température au niveau des plaques d anesthésie d^origine périphérique est un fait anorisaJ. Dans plusieurs observations nous avons noté un abaissemnii de température au niveau de Panesthésie cutanée d*origi:ie périphérique. (Voir page 471. Chap. De la température lo^aU dans les aîiesthésies.) L'élévation de température constatée dans ce cas particulier, indique, à notre avis, la persistance d'un certain degré de névrite.

De toutes les observations que nous venons de citer on peu: conclure :

Les sections des gros troncs nerveux chez f homme s* accompagnent de modifications de la température analogues à ailt observées dans les expériences chez les animaux.

Dans les sections anciennes^ la température du côté paralysé n; abaissée {de deux à quatre degrés en moyentie),

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