THERHOMÉTRIE LOCALE DANS LES PARALYSIES DES NERFS
PÉRIPBÉRtQDES
Paralysie des nerfs mixtes. — Les observations des au teur sur ce sujet démontrent que dans les paralysies des nerfs d'origine périphérique, au début, la température locale est généralement abaissée du côté paralysé.
Dans la paralysie dite a frigore, la température locale des parties atteintes peut être dans quelques cas élevée.
Dans les paralysies d'origine centrale la température locale est au contraire presque toujours élevée.
1. Borner et Wyss. Sections befund bei Herpès Zoster ophthalmicus. Verein jûngerer Aertze in Zurich. Corresp. bl. f. Schvmter Aertze. p. SI, nMOO, 1871.
Voyez aussi : Pacton, Du Zona. Thèse de Paris, 1873.
miques sur les deux pattes d'un animal si le nerf de l'une vient d'être sectionné, tandis que le nerf de l'autre a éiê coupé depuis plusieurs jours. Dans ce dernier cas, la paite étant plus froide, au moment de l'excitation, on peutobsener d'emblé une élévation de la température, sans qu'il se produise nécessairement un abaissement préalable; tandis que. de Tautre côté, c'est un abaissement immédiat qu'on obtient, abaissement plus prononcé que l'élévation consécutive.
Chez le chien dont les pattes sont refroidies à la suite de la mise à nu des hémisphères et de la curarisation, le tiraillement du bout périphérique du nerf sciatique produit danMa patte une élévation au moins aussi considérable que l'excitation faradique.
Les deux pattes étant froides, divers excitants appliqu'^> sur les bouts périphériques des deux sciatiques, récemmeiî coupés n'ont tous déterminé qu'une élévation de la tempe' rature correspondante variable d'ailleurs suivant la nature et l'intensité de l'excitation.
Chez un chien curarisé : 1® la patte étant à 30®, rexcitaû'n a été sans effet; 2° le membre ayant été artificiellement!^ froidi, la même excitation a été suivie d'une élévation énoroe de la température ; 3^ après réchauffement du même membre, la même excitation y a produit un abaissement de la température.
Le tiraillement des deux nerfs sciatiques récemment C(rvi[»è>, chez un chien modérément curarisé est suivi d'une élévatioa légère de la température de la patte, tandis que rélectrisalioa ne produit pas le même résultat.
Après l'intoxication de l'animal par l'atropine, les paiu? étant peu chaudes, le tiraillement et Télectrisation du nerf amènent une élévation de la température.
Dans une expérience chez un chien non curarisé, M. Lé* pine obtient les résultats suivants :
1** Le 30 mars, la patte gauche étant assez froide, malgré U section du sciatique, l'électrisation du bout périphériques été suivie immédiatement et sans abaissement préalable, d'une élévation considérable de la température. Ce résultat, <îi- M. Lépine, mérite d'être noté attendu qu'on n'en obtient généralement un pareil que le lendemain, ou le surlendemaiii