‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 218 sur 337 · COMPRESSION DU NERF GRAND SYMPATHIQUE CERVICAL · texte numérisé non relu

COMPRESSION DU NERF GRAND SYMPATHIQUE CERVICAL

énorme de la tumeur, — Myosis du côté droit. — Lésion probable du nand sympathique droit, — Compression, — Élévation de la tempéra^ ure de tout le côté droit de la face, — Service de M. Verneuil. Martineau Louis, 47 ans/.atteint de tumeur ganglionnaire du

ÎOU.

La tumeur opérée on 1872, par M. Verneuil fut diagnostiquée : iJarcinome primitif dos ganglions du cou. Récidive. Opérations successives en 1877, en mai 1878. Aujourd'hui, 15 mars^lBSO, la tumeur a pris un développement norme, elle occupe presque^a totalité des régions sous-maxilaire, sus et'sous-hyoïdienne.

Il existe une masse ganglionnaire énorme, rouge, prête à soulier du côté droit, dans la région sous-hyoïdienne, s* enfonçant Tofondément sous le muscle sterno-cléido-mastoïdien. La respiration, la déglutition sont notablement gênées. Il urvient assez fréquemment des accès de toux. M. Verneuil signale une constriction assez marquée de la puille droite et diagnostique d'après ce signe une compression u nerf grand sympathique du côté droit. Ce diagnostic est confirmé par l'exploration de la tempéature.

Au moyen de notre appareil thermo-électrique nous trouvons '3 résultats suivants :

Aven les deux plaques thermo-électriques, — Examen comparatif de \ température des deux côtés de la face.

Au niveau de la ré^non frontale, déviation du galvanomètre e 7 divisions.

Co qui indique que le côté droit est plus chaud que le gauche de divisions.

Au niveau de la joue, température plus élevée du côté droit de divisions.

Au niveau de la commissure labiale, température plus élevée du >té droit de 7 divisions.

Au niveau de l'oreille, température plus élevée à droite de 10 ivisions.

Cette première exploration nous indique une élévation assez [>table du côté droit de la face principalement marquée au ni- L^au de Toneille droite.

Los températures des deux côtés de la face sont :

Côté droit. COté gauche.

Au niveau du front :T7«1 36«2

Au niveau de la joue 36*^ 36<*4

Au niveau do l'oreille 31^Z 36°6

L'appareil nerveux terminal ganglionnaire des Taisseaux est constricteur. Il tend sans cesse à en diminuer le calibre. Si un agent tel que le froid excite à son maximum sa tonicité, il est clair que Texcitation des fibres vaso-constrictlves contenues dans le sciatique ne pourra rien produire de plus. An contraire, l'excitation des fibres vaso-dilatatrices qui y sont également contenues sera suivie d'effet, puisqu'elle agira -fTinterférence) dans les conditions les plus favorables!. Inversement, quand un agent tel que la chaleur (ou certains médicaments) a détendu le ressort, l'excitation des vaso-dilatateurs aura un résultat nul et ce seront seulement les vaso-corstricteurs qui seront dans les conditions propres à produire un effet utile. Dans Texpérlence précédente, Timmersion dans Teau chaude avait abaissé au minimum la tonicité de l'appareil terminal constricteur, et celle-ci n'avait pas été récupérée, même après le refroidissement, de ranimai : de W vient qu'avec une température assez basse les vaisseaux 'e la patte se sont comportés comme si celle-ci avait été encore chaude.

La tonicité du ressort^ ainsi que celle des nerfs antagonistes! qui agissent sur lui en sens inverse les uns des autres, t-s^ sans nul doute différente non seulement chez deux animaux.! mais chez le même animal à deux moments différents; de 1^ viennent ces dissemblances d'action considérables que loni remarque chez un même sujet à la suite de Tapplication de même agent (de l'eau froide, par exemple) à la même temperature et pendant le même temps. L'agent physique est identiquement le même et cependant la réaction est différenv. C'est ce que Ton observe dans la pratique de l'hydrothérapie.

II. Électrisation des nerfs chez l'homme. — Nous ne possédo:. i que quelques recherches sur rinffuence de Télectrisatlon de<i nerfs sur la température des membres.

M. Hayem plaçant un pôle au niveau de Téchancrure sciatique et l'autre au niveau de la plante du pied, a tu que I i courant descendant produisait un abaissement de 0*1. l^< autres courants donnaient un résultat négatif.

L'électrisation du bout périphérique des nerfs lésé>', à l'aide de courants continus, un pôle sur la cicatrice princi-

CONGESTION DBS NERFS. — CONOéLATION . 510

pale, l'autre à la plante da pied, n'a pas produit d'efifet très sensible, les courants descendants ont fait monter la température de 0*1 à 0^2, tandis que les ascendants Tont fait baisser de la même quantité.

D'après M. Hayem, Télectrisation de la moelle, produit des effets nuls.

D*après Legros et Onimus \ les courants interrompus font contracter les artôrioles, ainsi que les courants continus nsrendants, tandis que dans les courants continus descendants la circulation est active ; la température s*abaisse dans le premier cas, s*élève dans le second.

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