IRRITATION DES NERFS DK LA PEAU
Brown-Séquard et Lombard - ont étudié à Taide de l'appareil thermo-électrique l'influence do l'irritation des nerfs de la peau sur la température^des membres.
Ces auteurs rappellent les expériences de l'un d'eux aver M. Tholozan ^ qui prouvent que l'irritation des nerfs cutanés d'une main par l'eau glacée, produit une diminution de température de l'autre main et que ce refroidissement, causé par une contraction des vaisseaux de cette dernière main, a lieu par action réflexe.
1. Rosenthal. Wien. med. Presse. 1864. Maladies du système, nerveux. Trad. Liibanski, p. 664, 1878.
2. Bbown-Séquard et Lombard. Expériences sur F influence de Vif ritalion des nerfs de la peau sur la température des membres, ArchhfS de physiologie normale et pathologique, 1. 1, 1868, p. 688.
3. HnowN-SÉQUARD et Tholozan. Recherches expérimentales sur quelques-uns des effets du froid sur f homme. Mémoires de la Société de Biologie j 1851, eiJournal de la physiologie de V homme et des ammaur, vol I, 1858, p. 497 et suiv.
NEVRITE. — ZONA 521
Le pincementt Tirritation des nerfs de la peau d*UD membre, produisent d*aprës ces expérimentateurs, l'abaisse* ment de température du côté opposé, et de plus l'élévation du membre du côté correspondant à Tirritation et au pincement.
Les conclusions de ces recherches sont les suivantes :
!• Que rirritation de la peau d'un membre par le pincement y est bientôt suivie d'une élévation de température;
2« Que cette irritation produit dans le membre correspondant liu côté opposé un abaissement de température ;
'^^ Que le pincement de la peau d'un des membres abdomir.uux produit souvent un changement de température dans l's deux membres thoraciques : abaissement dans le membre 'la côté opposé, élévation dans celui du [côté correspondant;
4' Que tous ces phénomènes d'abaissement ou d^élévation •l^" température sont, selon toute probabilité, des effets de contraction ou de dilatation vasculaire, ayant lieu par action réflexe.
IBRITATION DES NBRFS MIXTES. — NÉVRITE. — ZONA
Dans la névrite aiguë, la température des parties auxquelles le nerf se distribue augmente de 3^ ou 4^ dans certains cas .Hammond) ^
Dans les cas de section nerveuses avec névrite consécutive, on peut noter une élévation à température pendant plusieurs i'-urs.
« Lorsqu'il existait, dit Weir Mitchell, une lésion de nanre irritante, entraînant la sensation de cuisson avec aspect uisaut de la peau, la température restait au chiffre normal,
i bien, le plus souvent, remontait un peu au-dessus de ce hiffre. »
Cos recherches ont été faites avec des appareils thermofiectriques.
Dans deux cas de blessure de nerf avec aspect luisant de la eau, la région affectée par la sensation de cuisson était d'un l^^mi-degré ou d'un degré plus chaude que celle du côté '[•posé.
i. Hammond. Traité des maladies du système nerveux. Trad. française >arlc docteur Labadie-Lagrave. Paris, 1879. J. B. Baillière.
Dans un cas de névrite ascendante avec myélite consécutive à une brûlure, M. Terrier* a trouvé le membre paralysé légèrement plus chaud (5 dixièmes) que le membre sain.
« Si Ton fait mettre, dit cet auteur, le malade dans la station debout, on voit une coloration violacée des tégument^ de tout le membre inférieur remontant jusqu^à Fombilic. Cette coloration diminue rapidement dans la station couchée et disparaît sous la pression du doigt. »
Dans certains cas de névrite très ancienne avec atrophie, on peut observer des abaissements de température. L'hypothermie nous paraît surtout tenir dans ces cas à ratrophie et à l'absence de vascularisation des parties explorées, ainsi qu'on peut Tobserver dans un certain nombre de cas.
Dans un cas de névrite ascendante ancienne d'un moignon, Hayem ' a noté un abaissement très notable de la température.
« Il est probable, dit Hayem, que l'irritation partie de la cicatrice du moignon a une tendance à remonter jusqa à l'origine des nerfs. >
Dans le zona^ la température du côté malade s'élève pendant toute la période d*acuité etMe douleur de la maladie.
Dans un cas de zona, cité par Jacksch •, et rapporté par Hybord \ la température de la peau du côté gauche malade était de 36* 1/2, et du cftté sain 35* 1/2.
Charcot, dans l'examen thermométrique comparatif de^^ deux membres supérieurs chez un malade atteint â*un zona du nerf cubital, est arrivé à des résultats semblables.
Dans une observation très intéressante de zona ophthalmlque, MM. Delens et Rivet* trouvent :
Du côté malade 36**2
Du côté sain SS^S
1. In ETIENNE. Essai sur les troubles médullaires que peuvent entrain* ' les lésions traumatiques Thèse de Paris, 1878, p. 315.