CONGESTION DES NEEFS. — CONGÉLATION
Dans leurs recherches expérimentales qui consistaient à refroidir les nerfs pour déterminer leur congestion, Weir MitchelP et Waller, refroidissant le nerf cubital, ont noté, au bout d'un certain temps, une élévation de température avec sudation.
< Les symptômes qui accompagnent le réchauffement sont dus à la congestion du nerf que Ton observe alors. »
W. Hammond a obtenu des résultats semblables.
< A Tatde de Tinstrument de Lombard, dit cet auteur, j^ai observé une augmentation de température que Mitchell a «également signalée, mais j'ai cru remarquer qu'au début de l'opération, la température s'abaissait légèrement pour s'élever ensuite quand la congélation était plus accusée. »
Waller', à la suite de congélation des nerfs, a observé, au d^but, un abaissement de température des parties correspondantes innervées par le nerf congelé, plus tard une élévation.
< L'interprétation physiologique de ces faits, dit Weir Mitchell, ne présente pas de difficultés. Le premier effet du froid est d'irriter les nerfs vaso-moteurs et de déterminer ainsi une contraction des vaisseaux sanguins correspondants et une chute dans le niveau thermométrique. Que ce soit là un
i. Lccaos et Onimus. Comptes rendus de la Société de biologie, 1S6S, p. 8.
2. Weir Mitchell et Walle». Des lésions des nerfs et de leurs consé^ quenccs, 4874, pp. 62, 63.
3. A. WALLsa. Infiuenee du froid sur le systèmi nerveux, Proced. Royal Soc. London, vol. II, 1860-1867, p. 89 et suiv.
résultat direct de ractivité de ces nerfs ou une excitation réfléchie par les centres, c*est ce que les observations d^ Waller ne permettent pas de déterminer. Lorsque le tronc nerveux est refroidi et cesse de transmettre les courants nerveux, les vaso-moteurs se paralysent, les vaisseaux correspondants se dilatent, la température s*élève, la partie se tuméfie, se congestionne et les battements artériels y deviennent perceptibles. »
Si à rexemple de Rosenthal ^ on applique, sur le trajet da cubital, de la glace, on observe, en outre des troubles sensitifs et moteurs, un abaissement de température variant de 0'5à 0^1. Lorsque la conductibilité nerveuse est plus profondément troublée, l'abaissement se transforme en une élévation de température qui persiste pendant fort longtemps lune heure environ), très fréquemment, c'est une ascension thermique qui succède tout d'abord à Tapplication du froid.
11 est probable que dans ces cas, les troubles thermiques sont dus à des modifications vaso-motrices se produisant par action réflexe ou par l'action directe du froid sur les filets vaso-moteurs des gros troncs nerveux.