VcLPiAN« Leçons sur les vaso-moteurs, t. U, p
4. Stbaus. Société médicale des hôpitaux. Séance du 26 mars 1 880. -K Lannois. Paralysie vaso-motrice des extrémitéê ou érytromélaltjie,
u.'sc de Paris, 1880. J. B. Baillière et Fils.
Vnvez aussi :
iiRENiER (db Sors). Observation d*une affection des extrémités non dé-
it» par les auteurs. (Bordeaux médical, 1873).
Sjgkrson. ^ote sur un cas de paralysie vaso-motrice généralisée des i* mires supérieurs. Progrès médical, 1874, p. 229.
Zl'nkkr. Névrose vaso-motrice, BerL kiin. Woch. 1876.
Madcr. Angionévrose . Wiener med. Presse» Oct. 1878, p. 4314
532 LESIONS DU SYSTÈME NERVEUX PERIPHERIQUE
sol. Sur le dos du pied droit, lorsqu'il était suspendu, lemorcuix s'élevait à 95 4/5 F. (35M). Le pied gauche était toujours tr'j|. roid pour que mon thermomètre pût enregistrer sa températuiv.
Dans plusieurs observations, Weir Mitchell constate les mêmes troubles vaso-moteurs et les mêmes modifications de la température.
Dans le cas de Yulpian, on note la rougeur et la chaleur de la peau.
Allen Sturge * a trouvé, avec le thermomètre à surfa^^e de Steward, les résultats suivants :
Pied droit. — Durant les attaques, la température dn piod ^r.: de 91 à 94 degrés F. (32°7 à 34*>4), la température du dos du pi- i étant toujours un peu inférieure à celle de la plante (1« à 1**1 J ï. — 0°45 à 0*^ ou 0*7). Dans l'intervalle des attaques, la tempéraTu:' du pied était toujours trop basse pour être enregistrée par !■ thermomètre qui n'était pas gradué pour des terapératun^s n.dessous do 75<* F. (24").
Pied (juitche, — Lorsque le malade jetait resté quelque ten.}'auprès du feu et que son pied commençait à ressentir une boiir ' chaleur sans avoir été exposé au rayonnement direct du fo>M'. le pied donnait une température de 90<*4 F. {32«4), et une autre f- ^ de 83° F. (28«3).
Dans une autre circonstance, alors qu'il éprouvait dans le pi» 1 gauche une légère sensation de brûlure, la température fut <i' 9105 F. (33»).
Lorsqu'il avait parcouru une certaine distance dans la nu\ « " I qui produisait une forte sensation de brûlure dans le pied dni', | le thermomètre marquait 96«8 F. (Sô*»).
Dans cette observation, il existait des attaques de rougeur. de gonflement ayec sensibilité, qui revenaient toutes \*-^ 24 heures.
Dans l'observation de Straus, il s'agit d'un homme <ie 35 ans, se plaignant d'une affection rhumatismale légère traitée par le salicylate de soude.
Nous empruntons à Lannois les détails de cette intéressante observation.
Lorsque le malade est couché, les orteils et le pied gaoc.V
I. Allen Sturge. Rare vaso-motor disturbance ofleg. Trans, ofCH^- Soc. ofLondon, et Brit med, Joum., 1879.
PARÂLTSIB VASO-MOTRIOE DBS EXTREMITES 533
jn^ifirà l'articalation tibio -tarsienne, sont le siège; les orteils <urtont, d'un gonflement et d'une turgescence très marqués. La saillie lies tendons extenseurs, qui est nettement accusée sur le pied droit, est, au contraire, entièrement masquée à gauche.
Cette tuméfaction s'accompagne d'une légère coloration rosée de la peau, coloration qui devient beaucoup plus marquée, d'un rouge hortensia et comme phlegmoneuse, quand le malade laisse pendre s« s jambes hors de son lit. En même temps, le gonflement augmente d*une façon très notable, portant surtout sur les orteils et la face antérieure du pied, ne dépassant toujours pas l'articulation tibio-tarsienne.
La position debout accentue encore ces symptômes en même t'inps qu'on constate une élévation très marquée de la température. L<> dos et la plante du pied, les orteils du côté gauche sont notablement plus chauds que les parties correspondantes du pied droit, dont la température forme un contraste fï*appant avec celle du côté malade.
Les deux jambes présentent, au toucher, des températures sensiblement égales.
Knân, quand on fait faire quelques pas au malade, tous ces phénomènes atteignent leur maximum ; la tuméfaction augmente ' ncore et la coloration devient violacée. Mais il faut bien noter que ce no sont là que des degrés et que ces symptômes se montivnt aussitôt que le malade laisse pendre ses jambes hors de son Ht ou se tient debout.
Kn même temps la marche est douloureuse^ le malade ne peut ^'appuyer sur la plante du pied et sur l'avant-talon et est obligé d«' marcher sur le talon. La pression réveille à peine de douleur • t les mouvements de toutes les articulations sont parfaitement lil)n\s.
Li sensibilité au contact et à la douleur est intacte. Les corps rroitls lui paraissent plus froids à gauche qu'à droite, ce qui n'a ri«n qui doive étonner. CJomme sensation subjective, le malade dit éprouver dans le pied des fourmillements et une sensation d'en- ^'ourdissement.
Il n'y a aucune parésie motrice.
Le 3. Le malade est absolument dans le même état que le jour du premier examen. La température est prise à la face dorsale d's pieds, entre le premier et le deuxième métatarsien. On se sert du môme thermomètre pour les deux pieds et on le maintient lixA au moyen d'une couche d'ouate et une bande. Notons que le malade vient de marcher et a été maintenu assez longtemps debout.
534 LésiONd D0 SYSTEMS NfiRTBUX péRIPHiftlQTTB
Température : à droite, 30*7 ; à gauche, 33«8. Différence, 3»1.
La température de l'aisseile est normale à 36<*2.
Le 5. Après une marche de quelques minutes, le malade étaDt couché sur son lit, le thermomètre donne :
A droite, 33*4 ; à gauche, 35'»2. Différence, 1»8.
Après une heure de repos dans la position horizontale, onpreod à nouveau la température, les pieds étant pendants, et Ton trouve :
A droite, 31«2 ; à gauche, 32°7. Différence, 1<»5.
Le 6. La température est prise au repos dans la situation taonzontale avec le thermomètre à températures locales de Redard, et l'on trouve :
A droite, 30»; à gauche, 32«. Différence, 2».
Le 7. La température est encore prise avec le thermomètre àt Redard ; le malade ne s'est pas levé ce matin et il a les pieds recouverts d'une grosso couverture, qui, d'après son dire, reûdfon pied plus brûlant que d'habitude. On trouve, en effet :
Adroite, 31«9; à gauche, 35*»3. Différence, 3»4.
On lui fait alors sortir les pieds hors des couvertures etenTiron un quart d'heure après, la rougeur et le gonflement s'étant unpec dissipés, on prend à nouveau la température et l'on a :
A droite, 28°5 ; à gauche, 29* . Différence, 0«5.
Le 9. N'ayant plus à notre disposition le thermomètre de Redard, nous employons à nouveau deux thermomètres ordinaires donnant des indications très comparables. La température est prise hur> du lit dans la station verticale :
A droite, 29*7; à gauche, 32«4. Différence, 2^.
Le 16. La température est prise sous les couvertures dans k* mêmes circonstances que le 7 juillet ; cependant il faut noter qn le malade est resté ce matin assis sur sa chaise pendant au moins uie heure et qu'il ne s'est couché que 20 minutes environ avan: la visite :
A droite, 30«2 ; à gauche, 34»9. Différence, 4*7.
Le 25. La température est prise dans la station verticale", 1^^ pieds recouverts de sa couverture :
A droite, 3lo6; à gauche, 34<>6. Différence, 3».
Le 26. Depuis quelques Jours, on a appliqué à différentes reprise' le courant constant à la jambe et au pied de ce malade en varian* la x>osition relative des pôles. La situation n'a été modiâée ^*:i aucune façon. Aujourd'hui on électrise son pied avec le couran' faradique. La sensibilité électrique ne semble pas altérée et ie^ contractions musculaires du pédieux et des muscles de la planw se font normalement. L'électrisation (3 ou 4 minutes), a ameot'