LÉSIONS DU NERF GRAND SYMPATHIQUE THORACIQUE
iade, que cet auteur attribue à une paralysie vaso-motrice par compression des originesdu système nerveux sympathique de la région.
À côté des troubles vaso-moteurs de la face consécutifs à la compression du grand sympathique thoracique, il faut citer les congestions de la face dans les affections pulmonaires.
La rougeur des pommettes avec élévation de la température locale observée chez les pneumoniques et étudiée par Gubler, Lépine, tiennent évidemment à des lésions du grand syrapathiqae.
Seeligmûller a démontré, en effet, que les adhérences du '^'^ramet du poumon se trouvent dans un très grand nombre •ieras, en rapport avec le grand sympathique thoracique. Le travail adhésif occasionne une irritation de ce nerf, auquel succède plus tard un état paralytique. On s'explique ainsi les pous ées congestives, la dilation pupillaire, l'élévation locale de la température d'un côté de la face chez les tuberculeux, L'auteur cite, dans son intéressant mémoire, plusieurs observations dans lesquelles l'élévation de la température^ la congestion de la face sont très marquées.
Chex un malade qui, à cinq reprises différentes, eut une inflammation pulmonaire, Seeligmûller constata non seulement une constriction de la pupille droite^ mais encore des troubles vaso-moteurs de toute la moitié du corps, s'accusant par une transpiration exagérée de ce côté.
Fleischmann * a signalé, dans la pneumonie chronique du sommet chez les enfants, des troubles vasculaires limités à une moitié de la face ou de la tête, des érythëmes fugaces unilatéraux avec élévation de la température locale.
Dans la migraine pendant le paroxysme douloureux, la noilié de la face et l'oreille du côté atteint sont d'une pâleur extrême. La température du conduit auditif est plus basse du '•'té malade de 0*4 à 0«6.
Vers la fln de l'accès, au contraire, on note une élévation l« la température locale avec injection de la conjonctive, etc.
D'autres fois, au contraire, dans la forme dite angio-paraytique, pendant la durée du paroxysme douloureux, on
1. Flkischjiann. Wiener medic. Presse, N<» 20, 1876. Rkoabd. 34
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observe des phénomènes inverses, les artères sont dilatées, la face injectée, la température du côté malade dépasse de (Ki à OM celle du côté sain.
Les troubles thermiques observés dans les deux formes d'hémicrânie viennent donner un appui sérieux à ceux qui, à rexemple de Du Bois Reymond et Eulenburg, considèrent cette affection comme une maladie du grand sympathique oa du ganglion cervical supérieur, irritation dans la forme spasmodique, paralysie dans la forme paralytique.
M. Rendu* a publié plusieurs observations de lésions traamatiques de la moelle compliquées de troubles fonctionneii du grand sympathique cervical, attribuables les uns à la paralysie, les autres à l'excitation de ce nerf. Dans plusieurs cas. on note Télévation ou l'abaissement de la température locale de la face d'un côté.
€ Ces faits démontrent suffisamment, dit M. Rendu, que li portion supérieure de Taxe rachidien exerce sur TinnervatioQ oculaire^ sur la circulation et la calorification de rextrémité céphalique, une influence analogue à celle du grand sywpàthique cervical et témoignent hautement en faveur de l'opinion d'après laquelle le grand sympathique cervical tire soa origine du segment supérieur de la moelle. »
3** Troubles tfiermiques de la face dans la paralysie diu^ spontanée du sympathique cervical. — Baerwinckel, Nicait ont publié des observations de paralysie spontanée du sympa thique cervical avec rougeur de la face, congestion d'un côiéf élévation locale de la température, sueur, phénomènes ocuit*pupillaires, etc.
Dans l'observation de Nicati, il existait d'un côté de la une coloration, une chaleur excessive.
Parmi les troubles fonctionnels symptomatiques de lésioi spontanées ou traumatiques du grand sympathique, les a teurs (Baerwinckol, Seeligmiiller), ont signalé la congestio de la face avec élévation de la température locale.
Chez un homme, âgé de 30 ans, et présentant une lésioi du grand sympathique cervical, W. Squire^ a noté une rougi* persistante du côté gauche de la face, avec transpirati.!!
\. Rendu. Archives générales de médecine^ t. XIV, 1869, p. 286. 2. W. Squire. On high local Température. Lancet, déc. 1S8I.
PARâLTSIB yASO-*M0TRICB DBS EXTREMITES 631
soas rînfluence d^une légère excitation. Dans une chambre froide, le côté gauche avait une température de 4"* plus élevée que celle du côté droit.
PARALYSIE VASO-MOTRICE DES EXTRÉMITÉS OU ERYTROMéLALGIE
Cette affection, décrite par Graves *, Weir Mitchell ^, Vulpian ', Straus *, Lannois *, caractérisée par des douleurs siégeant dans les membres inférieurs et souvent paroxystiques, par de la congestion, de la turgescence, et l'absence d'altération des tissus s*accompagne de modifications de la température du membre.
Graves signale, dans deux observations, l'élévation de la température du membre.
D'après Weir Mitchell, la congestion est active et s'accompagne d'élévation de température du membre.
Dans une de ses observations, nous trouvons la note suî- Yante, communiquée par le D' Lewis :
J'ai maintenu le thermomètre exactement en position, toutes k'9 fois que j*ai pris une observation, pendant plus de 15 minutes L <iN(|ue le malade était dans son lit, la température de la plante In pied droite était de 96 4/5 F. (36®), la plante gauche était froide ^t visqueuse et n'atteignait pas 93® (BS^S), le degré le plus inférit'ur du thermomètre qui avait été laissé en place pendant 20 îiinutoi?. Lorsque le pied droit était sur le sol, le mercure s'élefaii seulement à 05,1/2 F. (35o2), puis commençait de nouveau à i* <cendre, tandis que le pied perdait un peu de la congestion qui ■ ait survenue immédiatement après qu*il avait été posé sur le
(. Gravis. Clinioal Lectures^ first édition^ 1843 ; éd. 1864, p. 826, et \' ■ r>rD. Annotations à la Clinique de Graves, .1362.
2. Weir Mitchell. Pkiladephia médical Times, 1872, et American oumal of Médical Sciencey p. 4 , t. il, 1878.