PARALTSIE VASO-MOTRICE DES EXTREMITES
DansTobservation de Paget* qui diifère sensiblement des cas précédents, il s^agissait d'un malade qui avait par accès du refroidissement, de la pâleur des membres inférieurs suivis de poussées congestives, de chaleur avec élévation de température qui présentaient un caractère de réaction.
Quant à la nature et à la pathogénie de la paralysie vasomotrice des extrémités, nous ne possédons que peu de notions précises sur ce point.
On peut cependant avec le professeur Yulpian {Leçons sur l'appareil vaso-moteur, t. II, p. 620) considérer cette maladie comme une sorte de névrose symétrique peu douloureuse des nerfs centripètes des extrémités, principalement de ceux des pieds et des jambes, déterminant par action réflexe une dilatation des vaisseaux de ces parties.
D'après W. Mitchell, l'érytromélalgie devrait être considérée comme une névrose caractérisée par une diminution considérable du pouvoir excito-moteur des portions grises de la moelle qui tiennent sous leur dépendance Tinnervation vaso-motrice. Il admet que dans ses observations où il y avait exagération de l'apport du sang, il existait un état parétique des centres de contrôle.
Allen Sturge admet une lésion des centres vaso-moteurs, t J'émettrais volontiers cette hypothèse que dans le cas présent la cause occasionnelle doit être recherchée dans Texcitation prolongée à laquelle les centres furent soumis lorsque 'ondant des mois le malade eut les pieds engourdis et froids.
De même que l'excitation exagérée des centres coordinaeurs de la main amènera parfois la crampe des écrivains, le même l'excitation prolongée des centres vaso-moteurs
î. Sir James Paget. A case illustraiino certain ncrvous disorders. nnt-Bartholomeio's hospital RejwrtSy p. 67, 187i.
Voyez aussi :
SiGSR<soN. Note sur un cas de paralysie vaso-moUicegém* ratisse des timbres supérieurs. Progrés médical^ i874, p. 229.
M. Raynal'd. De l'asphyxie locale et de la gangrène symétrique des itrt mités, th. de Paris, 1^62. — Art. Gangrène in JVowt?. dict. de méd. ( dt chir.prat., t. XV, 1872. — Nouv. rech, sur la nature et le traiteirnt de l'asphyxie locale des extrémités. Arch. gén. de méd., 187 !•, l. I, . 5 el 189.
peut bien amener des troubles dans leur fonctionnement. > D'après M. Lannoi?,!! n'est pas nécessaire de faire intervenir ridée d'un trouble spinal, la symétrie étant loin de s'observor chaque fois et l'uni latéralité étant fréquente. Avec son maître M. Vulpian, cet auteur considère les troubles vasomoteurs de l'érytrométalgie, aussi bien que ceux do la gangrène symétrique comme étant sous la dépendance des modifications soit directes, soit réflexes, des ganglions situés sur le trajet des fibres vaso-motrices à une faible distance de leur terminaison dans les parois vasculaires.
Troubles thermiques dans V asphyxie locale et la gangrène symétrique des extrémités. — Dans l'asphyxie locale et la gangrène symétrique des extrémités, M. Raynaud* a observé^ dans des points symétriques et avant la gangrène, des accès caractérisés par de rischémie, Tabsence de battement des artères, de la cyanose, de la pâleur, de l'anémie de la peao avec anesthésie. Dhns ces cas, il existe un abaissement dd température pouvant atteindre P, 2*», 2^5,
Les troubles thermiques observés dans Tasphyxie locale, de même que dans Térytromélalgie, paraissent dus à des désordres vaso-moteurs.
Au lieu de la dilatation et de la congestion observée dans la paralysie vaso-motrice, on note dans Tasphyxie locale un spasme vasculaire dû à une excitation des vaso-moteurs.
Le spasme, d'après M. Raynaud, serait d'origine réflexe et reconnaîtrait comme point de départ une excitation périphérique ou interne. Le centre vaso-moteur médullaire réfléchirait cette excitation, ce qui expliquerait la symétrie.
M. Raynaud considère Tasphyxie locale et la gangrène symétrique comme : « une névrose caractérisée parrénorni'? exagération du pouvoir excito-moteur des portions grises de la moelle épinière qui tiennent sous leur dépendance Tinnervation vaso-motrice. »
M. Vulpian pense qu'il n'est pas nécessaire de placer le centre de cette aflTection dans le myelencéphale et que To: peut admettre que la constriction vasculaire réflexe est pro-
1. Naurtcb Rayna^td. De ^.\.sp.iyxie locale et de la gangrène stfm^trique des extrémités. Thèse de Paris, 1862.
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duite uniquement par des modifications, soit directes soit réflexes, des ganglions situés sur le trajet des fibres vaso-motriées, tout près des parois vasculaires.
Ainsi donc, de même que dans l'érytromélalgie, les uns pensent que les troubles vaso-moteurs et thermiques de l*asphyxie locale sont sous la dépendance d'une action réflexe dont le centre se trouve dans le myelencéphale, les autres qu*ils dépendent de modiflcations directes ou réflexes des ganglions situés sur les fibres vaso-motrices, près des parois vasculaires.
Parmi les causes des troubles thermiques et vaso-moteurs, nous devons encore signaler le froid.
Nothnagel * a signalé chez les blanchisseuses qui restent longtemps dans Teau froide, des troubles vaso-moteurs évidemment développés sous l'influence du froid. (Voir Congestion des nerfs, page 510.)
Voyez aussi : Troubles vaso-moteurs avec modiflcations thermiques dans les afflBctions de Tencéphale et de la moelle.
I. Nothnagel. Archiv fur Klin. Med, Bd. H, 1867.. Voyez aussi :
Mills. Vaso-motor and trophie affection of the fingers. American Journal of med. se, cet. 1878, p. 431.
ZcNKRB. Plévrose vaso-motrice, BerL Klin Woch, 1876, MiDER. Angionévrose» Wiener med. Presse^ n«« 23 et 24, 1878.