Hardy. Thèse de Paris, i85d
3. Gublbr. Société médicale des hôpitaux, 1837, et Union médkii- . i857,n<-23el25.
DANS LA PNRUHONIB BT LA PLEURÂSIB 5B1
Cet auteur attire ^attention sur les troubles vaso-moteurs qui se montrent du côté de la pneumonie, très marqués au niveau de la Joue. Au niveau de la joue on constate, d'après Gubler, non seulement une rougeur très nette, maïs encore une différence de température avec le côté sain pouvant aller jusqu'à un et deux degrés. Ces phénomènes sont surtout marqués à la première période de la pneumonie, lorsque le processus inflammatoire est en pleine évolution.
En 1867, liôpine * insiste dans son mémoire sur les troubles vaso-moteurs des membres, sur les différences de tem- [lérature des aisselles observées dans la pneumonie. Cet auteur donne les conclusions suivantes :
l"" Dans quelques maladies fébriles, surtout dans les affections thoraciques et particulièrement dans la pneumonie on peut observer assez fréquemment des troubles vaso-moteurs des membres. Peut-être sont*lls plus communs chez le vieillard;
2o Les différences de température que présentent des portions symétriques des membres de l'un et de Tautre côté peuvent .être de 1 à 2 degrés et même plus. Entre les deux aisselles il y a généralement alors une différence de quelques dixièmes de degré;
3o Dans la pneumonie, le membre le plus chaud parait être plus souvent celui qui correspond au poumon affecté, mais il y a de très nombreuses exceptions. Peut-être faut-il admettre que le trouble fonctionnel peut se manifester soit par un excès soit plus rarement par une diminution de chaleur;
40 L'existence des troubles vaso moteurs n*aggrave pas le pronostic. L'anatomie pathologique est jusqu'à présent muette sur la cause de ces phénomènes.
Ces résultats sont à rapprocher de ceux obtenus par Seelifçmûller ' et que nous avons signalé plus haut. (Voir page 529.)
Dans plusieurs cas d'affections pulmonaires, cet auteur a constaté des troubles oculo-pupillaires, de la rougeur ou de
1. LéPiNK. De rexistence de troubles vaso-moteurs des membtes dans qnelqups affections fébriles et spécialement dans la pneumonie. Mémoires dt' la Société de biologie, i869.
2. SflcuGMULLBR. Zur Pathologie der Sympathieus. Deutsches Archiv fur Klin. Medicin, 8, XX, 4877-
la pâleur de la face avec élévation ou abaissement de température.
Dans une observation, les troubles vaso-moteurs existaient dans toute une moitié du corps.
Pour Seeligmûller, ces symptômes sont sous la dépendance du nerf grand sympathique irrité et comprimé par des adhérences thoraciques.
Peter * commença en 1870 l'étude de la température comparée des aisselles dans la pneumonie et la pleurésie et ses résultats ont été publiés par son élève Landrieux.
Chez 14 malades atteints de pneumonie unilatérale, M. Lan« drieux a obtenu les résultats suivants :
Oh
Pneumonie droite de nature tuberculeuse
Pneumonie droite (totalité du poumon pris), mort
Pneumonie gauche
Pneumonie gauche
Pneumonie gauche en résolution
Pnenmonie droite
Pneumonie droite
Pneumonie droite tuberculeuse
— à un autre mort
Pneumonie gauche (totalité du poumon
pris), mort
Pneumonie droite
Pneumonie droite
— à un autre moment
Pneumonie gauche
Pneumonie droite suppurée
Pneumonie droite
DE L*AISSSLLB
Droite.
Gaucb'».
1. Landrieux. Çonsid'^raiions sur la température comparaiive des devs régions axillaires dans la pneumonie double. Gazette médicale de Paris, 1871, p. 440.
2. Landrirux et Peter. Température comparée des deux aisselles dans la pneumonie double. Gazette des Mpitaux, 1875, p. 969.
Ainsi, sur 14 pneumonies lobâires franches, dans 13 cas la température a été plus élevée du côté malade et hépatisé.
Les seules exceptions sont : 1*" un cas où la pneumonie était suppurée (il y eut égalité de température) ;
2o Un cas de pneumonie tuberculeuse présentant des ca- Ternes énormes;
3> Dans un autre cas, il s'agit dune pneumonie droite, mais dans huiuelle il y avait hépatisation grise et qui fut suivie de mort.
« Ainsi donc, dit Landrieux, ces treize faits nous semblent siiïrisauiment démonstratifs pour prouver que dans toute I>neunionie, à la période d*hépatisation rouge, la température de ce côté est plus élevée que du côté sain. »
L*élévation du côté malade est variable. Sur les 13 cas elle s'est répartie de la façon suivante :
3 foi» Télé vation du côté atteint par rapport au côté sain fut de 0»!
5 fois — — — 0*2
1 fois — — —. 003
2 fois — — — 004 1 fois il y eut égalité de température.
« On le voit, l'élévation est toujours minime, mais enfin elle est la règle, et si par hasard, elle n'existe pas, on doit se méfier et aidé des autres signes, se demander si, dans ce cas, la pneumonie ne passe pas à la période de suppuration.
Dans le cas d'hépatisation grise, en effet, nous voyons, au contraire, la température soit rester égale des deux côtés (égalité qui sera pour nous évidemment un abaissement relatif de température du côté malade), soit, au contraire, tomber au- «iessous do la température qu'offre le côté sain. »
Dans la pneumonie double, Landrieux a vu la température dn côté nouvellement envahi devenir égale à celle du pr>umon primitivement atteint.
Gassot * signale, dans sa thèse, l'élévation de la température locale dans les points correspondants aux foyers inflammatoires profonds. Il cite une observation de pneumonie droite dont nous donnons la courbe thermométrique. (Voir
i. Gassot. Des températures locales de l'éccntmie. Thèse de Paris, «873.
TEUPÉRATURB piltlPHÉRIQOB DO THOKAX COURBE N- 31.
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