‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 239 sur 337 · CI · texte numérisé non relu

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*'"*"* droite Aastllt gtuçht

courbe n" 31). Dans ce cas^ la température de l'aisseDe droite (du côté atteint)3e maintient plus élevée que l'aisselle gauche pendant toute la durée de la maladie

Dans son étude sur la pleurésie et la thermométrie pleurale, Jobbé-Duval ', élève de Peter, cite le résultat d'observations de températures pariétales dans 43 cas de pleuri^sie.

« Les résultats que nous avons obtenus, dit cet auteur, onl tous été si concluants, nous les croyons tellement certains et probants, que nous pensons pouvoir affirmer avec notre maître que la thoracentëse, quel que soit le mode d'exploration employé, quel que soit l'appareil mis en usage pour vider la poitrine dans les cas de pleurésie, produit une augmentation, non seulement de la température générale, mais encore de la température locale, en fournissant une nouvelle activiio au travail plilegmasique da'la plèvre, *■

DANS LA PNEUMONIE BT LA PLEURESIE 555

Et plus loin :

« Les températures ont quelquefois varié, mais nous avons toujours trouvé una différence notable entre les deux côtés de la poitrine et surtout les lendemains des jours où la thoraceotèse avait été pratiquée;

Cos Jours-là, il y avait des différences de cinq à six dixièmes de degrés en faveur de la plèvre malade. »

Il est à regretter que Jobbé-Duval n'ait reproduit dans sa thèse que 7 observations. « Toutes nos observations, dit-il, comme les 7 que nous avons citées offrent une différence sensible entre les températures des deux parois thoraciques. »

Dans ses recherches sur la température comparée des aisr selles dans la pleurésie et la pneumonie, basées sur un certain nombre de cas (9 malades chez lesquels on pratiqua 69 explorations thermométriques), Wegscheider * obtint les résultats suivants :

6 thermométries, c*est-à-dire le 90/0 des 69, donnèrent une chaleur égale des deux aisselles, les autres présentèrent des différences de 0^1 à 0*53, en moyenne 0*11. Dans les pneumonies, la température la plus élevée se trouve le plus souvent dans Taisselle du côté malade, et dans la proportion de 6 à 1, par rapport à la partie saine. Dans les pleurésies unilatérales, il en est de même, mais dans la proportion de 5 à 3, dans les pleurésies doubles du côté où Tépanchement est le plus abondant dans le rapport de 3 à 1.

De ces faits, Wegscheider conclut « que les résultats de ses observations ne sont pas aussi positifs qu'on aurait pu le croire, d'après les témoignages des observateurs français (Peter, Landrieux).

La différence de température entre les deux aisselles n'est pas très grande, la plus haute température observée ne dépasse pas de beaucoup la normale.

Pour les pleurésies, l'élévation de température de l'aisselle ne se trouve pas toujours du côté atteint.

€ Pour la pneumonie, bien que mes observations, dit Weg-

i. WecscHEiDCR. Zur Kenntniss der Temperaturvertheilung y etc, Arrhit fur pathologUche Anatomie und physiologie de Virchow. Band LXIX, 1877, p. 172.

556 TEMPÉRàTURB PERIPHERIQUE DU THORAX

scheider, soient peu nombreuses, il ne me parait nullement démontré, quoiqu'on ait dit Landrieux, que la température la plus élevée soit toujours du côté atteint de pneumonie. »

Wegscheider déclare « que la ther.nométrie comparative des aisselles ne peut être d'aucun secours pour le diagnostic des affections pulmonaires inflammatoires. »

Recherchant l'état de la température des deux aisselles dans la pleurésie et la pneumonie unilatérales, Luigi Concato* signale les différences très fréquentes entre la température des deux aisselles, la plus haute température se trouvant un nombre à peu près égal de fois tantôt du côté saio, tantôt du côté malade.

Dans une première série d'observations, il trouve un nombre à peu près égal de températures plus élevées du côté du thorax sain et du côté malade.

Dans la deuxième série, le côté sain présente 7,41 0/ï) de températures plus élevées du côté sain.

Les observations de pleurésies ont donné un nombre d inégalités d*un cinquième inférieur aux observations de pneumonie.

Dans la pleurésie, le nombre des températures plus élevées du côté sain, non pleurétique a été de 27 à 22 0 0.

«Si Ton considère dit Concato, la variabilité très gramle des explorations thermométriques de Taisselle, et si Ton remarque qu^étant donné une phlogoseunilatéraledu pouuionou de la plèvre, les températures plus élevés sont en nombre égal du côté sain et du côté malade, et que dans les fièvres générales simples non compliquées de phlogose primitive des organes respiratoires, la thermoraétrie comparée des aisselles a donné les mêmes résultats «que ceux obtenus chez des personnes saines et dans les affections pulmonaires, tout le monde admettra que cette exploration ne peut servir en rien à la scien'': et à la pratique. Admettons qu'il existe beaucoup plus fréquemment que dans nos observations, des diffi-rences de température entre les deux aisselles des malades atteints d'affections pulmonaires unilatérales de la poitrine, analoguis

i . Luigi Conxato. Sulla ttrmometria compdrativa dcltc ascelte c I' flogosi nnUdterali degli organi toracici. Rivista ctinica. Boloi^na. Octobre i877, ii« 10.

à celles constatées par Jobbé Duval (0o4-2®8). Pourra-t-on, daprès cela, reconnaître plus promptement le côté atteint de phlogose ? Sera-t-il plus facile de distinguer par ces recherches si Torgane enflammé est le poumon ou la plèvre ? si Texsudat est simple, fibrineux ou purulent? Les signes physiques suffisent la plupart du temps pour établir le diagnostic... »

Dans sa communication à TAcadéroic de médecine, M. Peter * donne les conclusions suivantes :

1* Du côté de la pleurésie, la température pariétale est toujours plus élevée que la température moyenne (qui est de Zï/^S) : la surélévation morbide ou hyperthermie locale est de 5 dixièmes de degré, 1 degré, P5, 2 degrés, 2^5 et dépasse même ce chifTre puisque la température locale peut atteindre 38^39 et même 40« ;

2^ L'élévation de température augmente comme Tépanchement, c'est-à-dire que la plus grande élévation de température locale correspond à la période cPactivité secrétaire de la plèvre enflammée : cette hyperthermie peut aller de 2^5 à 3 degrés ;

d^ L*élévation de température pariétale décroît dans la période d'état de Tépanchement, c'est-à-dire quand le niveau du liquide reste stationnaire ou, en d^autres termes, quand la sécrétion ne se fait plus.

Mais, eu général, la température pariétale du côté pleurétique dépasse encore de 5 dixièmes de degré à 1^*5 celle de la paroi opposée ou du côté sain';

1* La pleurésie n'élève pas seulement la température pariétale du côté où elle siège, elle s^élève également du côté opposé, mais la température pariétale du côté malade est toujours plus élevée (de quelques dixièmes de degré à 1 degré et davantage) que la température pariétale du côté sain ;

5« La température pariétale s'abaisse peu à peu quand répanchement se résorbe spontanément, tout en restant supérieure (en général de plusieurs dixièmes de degrés) à la température pariétale du côté sain ; cette température plus élevée que du côté sain et qu'à l'état normal persiste assez longtemps du côté affecté. Or, cette persistance temporaire

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