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576 TKMPERATURB PERIPHERIQUE DU THORAX
Il n*est pas rare de rencontrer dans la pneumonie à la première période et lorsque Taffection est en pleine évolution, des hyperthermies du côté malade (d'après notre statistique dans les 2/3 des cas), allant de l"" à Vb et même 2*» mais dans ces cs^, fhypenhcrmie existe non seulement au niveau du p<nnt cwrespondant au poumon enflammé ; mais dans toute tétendae du thorax y de L'aisselle (ainsi que Tavait signalé Gubler),au»iveau du tn-as, de C abdomen^ des lombes. L'bypertherinie est souyen t plus marquée (de quelques dixièmes) au niveau du foyer intlammatoire*
Dans Tobservation (page 575), au 2* et 3* jour, on note très nettement Télévation de la température dans des points éloignés du foyer inflammatoire pulmonaire.
 la période de dél'ervescence de la pneumonie, on note de très grandes irrégularités dans Ja marche de la température périphérique du thorax.
Dans aucune de nos observations, /a température périp/i^ri^»; du thorax n'a été supérieure à la lemyéralwe axillaire.
Dans la pleurésie, Thyperthermie locale du côté malade n'est pas un phénomène constant, nous ne Tavons noté que dans la moitié de nos observations et même dans ces cas elle ne s'est pas montrée du début à la fin de la maladie. Certains jours la température périphérique du thorax était égale des deux côtés et même supérieure du côté sain à celle du côté malade.
De même que dans la pneumonie, Y hyper thermie locale n'exîste pas seulement au niveau du foyer inflammatoire mais s observe encore dans des points assez éloiynés.
Dans deux cas de pleurésie purulente, nous avons noté une très légère (0^ à 0^4) hyperthermie du côté malade.
La température axillaire dans la pneumonie et la pleurésie n*est pas toujours plus élevée du côté malade, ce n*est pas an phénomène constant et nos observations concordent entièrement sur ce point avec celles de Wegscheider, L. Concato, Melcop.
La cause de Tôlévation de la température locale ne doit pas être recherchée, d'après nous, dans l'existence d'un foyer thermogène profond. Comment en effet expliquer rinçonstance des résultats obtenus et comment comprendre que la
DANS l'hydropneumothorax 577
température périphérique à certains jours reste égaleouinfé. rieure à celle du côté sain, le foyer inflammatoire profond n*élant pas sensiblement modifié ?
Nous pensons que les troubles thermiques observés à la périphérie du thorax sont dus en grande partie à des modifications vasculaires souvent passagères, sous la dépendance des nerfs vaso-moteurs, se produisant par action réflexe, Tirritation partant du foyer inflammatoire.
Nous adoptons ainsi complètement la théorie soutenue par Gabier, Lépine, Brown-Séquard, Fleischmann ^Seeligmiiller* LerebouUet, Melcop.
On ne peut du reste expliquer que par une paralysie vaso-motrice unilatérale, les cas d*hémi-hyperthermie que nous avons signalés dans plusieurs observations de pleurésie et de pneumonie.
En raison de C inconstance des résultats obtenais j de la difficulté de f observation f des différences thermiques observées à t'èlat phyùnlogiquCf on peut dire^ comme conclusion générale, que la thermomelrie locale du thorax dans la pneumonie et la pleurésie ne peut utilement servir en pratique au diagnostic de ces affections.
!k la température périphérique du thorax dans PhydropneumO"
thorax.
Dans un cas, Peter* a trouvé, vingt-quatre heures après la production d*un hydropneumothorax, la température locale du côté atteint de 2* plus élevée que la normale (37*8) et é;:ale à laxillaire (37^8). Le soir de ce jour, la surélévation était de 3^5 (3u«3) et la température axillaire de 39^9, de 2*1 plus élevée que le matin ; le troisième jour, surélévation locale 2*6 (38M), le matin 2''5seulement,le soir (38^3), plus basse de on que la paroi opposée à 38M et que l'aisselle à 39» ; le quatrième jour, la température locale s'abaissa encore (à 37®); la surélévation n'était plus le matin que de 1*2 au lieu de 2^6; du côté opposé à rhydropneumothorax, la température