DANS LA PHTHISIE PULMONAIRE
&e tenir élerée pendant le crachement de sang, et ensuite fiescendre.
Enfin, nous pouvons aussi constater combien les révulsifis cutanés abaissent rapidement la température.
Après le Tésicatoire du premier jour, nous voyons la température axillaire desrendre de 38^ à 37M et la température pariétale de 38* et 37*5 à 36*2. De même,après les ventouses, la température axillaire descendit de 39*7 à 37*2 en deux heures ; et à la seconde application, la chaleur axiliaire tombe de 58*3 à 36*8, chiffre minimum auquel elle n*arriva qu'une antre fois après une hémoptysie. »
Dans' la phthisie pulmonaire, F. Melcop a observé :
1* Sur 12 mensurations, la température axiliaire :
6 fois = 50 0/0 égale des deux côtés.
4 fois = 33 3 0/0 plus élevée du côté malade.
2 fois =: 16 7 0/0 plus élevée du côté sain.
Il n*y a donc pas de corrélation constante entre la température axiliaire et la lésion d*un des poumons.
2" La différence moyenne pour Télévation du côté malade n'est que très peu plus élevée que pour l'élévation du côté *ain, à savoir : 0^37 contre 0*25.
3' La température de la peau du thorax a été :
10 fois = 71 4 0/0 plus élevée du côté malade. 2 fois = 14 3 0/0 plus élevée du côté sain. 2 fois = 14 3 0/0 égale des deux côtés.
4* La température moyenne est plus élevée pour l'hyperherraie du côté malade que pour celle du côté sain, à savoir : * contre 0»8.
5* L'évolution des produits tuberculeux du poumon a donc me influence sur la température de la peau du thorax, mais elle influence peut être annihilée par d'autres facteurs, elle \'fst nullement constante.
Contrairement à Anrep qui a signalé un abaissement de ernpérature de la peau du thorax au niveau des cavernes pulmonaires, Melcop a trouvé, dans un cas, une élévation de ernpérature du coté malade.
596 TEMPÉRATURB pArIPHÉRIQUB DU THORAX
M. Sarda^ donne dans sa thèse, les conclusions suiyantes :
lo Toutes les fois qu'il y a des tubercules chez un sii^et, il y a byperthermie locale.
(a) Lorsqu'il n*y a encore que des granulations, lorsqu*on n'entend que de la respiration obscure ou de Texpiration prolongée avec inspiration saccadée ou sèche ou ondulée» la surélévation thermique locale est de 0^ à 1®.
(6) Lorsqu'il y a des craquements secs, la surélévation locale est de l*» à 1^5.
(c) Lorsqu'il y a des craquements humides, la surélévation thermique locale est plus souvent égale ou inférieure, rarement supérieure à celle qu'on observe avec des craquements secs.
{d) LorsquMly a des cavernes sans inflammation péricaverneuse vive, la température locale surpasse à peine la normale de 0"5.
2o La disparité entre les deux sommets, lorsqu'elle atteint au moins un demi-de^ré,est un signe probant de tuberculose pulmonaire, et permet de diagnostiquer celle-ci de Tanémie, de la chlorose, de la dyspepsie, de l'hypocondrie.
3^ La surélévation locale, jusqu'à l'époque des craquements secs inclusivement, est plus considérable du côté ou senties lésions les plus avancées ; lorsqu'il y a des cavernes ou même des cr&quements humides, il peut y avoir égalité entre les deux côtés; mais généralement la température locale est plus élevée du côté où sont les lésions les moins anciennes.
40 Les surélévations locales considérables notées par MM. Peter, Bagnéris et Forest, tiennent en partie à l'existence concomitante de la fièvre générale.
5° A partir de la période des craquements secs, la surélévation thermique locale est proportionnelle, plutôt à l'intensita et à rétendue des lésions qu'à leur nature et à leur gravité. 1 6^ L'hyper ih^rmie locale doit être attribuée aux combns» tions iuiersitielles, aux irritations vaso-motrices réflexes, au rayonnement.
i . Sarda. — Contribution à Vétude des températures périphériques 'i particulièrement des Itmpératures morbides loailes ^lans la phthisie paimonaire chronique. — 'i'hèso de médeciue de Montpellier, 1882.
2. Les températures locales dans les observations de M. Sarda on' été prises avec le thermomètre centigrade ordinaire.