‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 253 sur 337 · DANS LA PHTHI8IB- PULMONAIRE · texte numérisé non relu

DANS LA PHTHI8IB- PULMONAIRE

7o Lds prooessus toberculeux, par suite des excitations Taso-motrices déterminées par l'irritation des nerfs de la région, par suite du retentissement de ces excitations sur le systène nerveux gangiionnairA, par suite de la modification que font subir au sang les produits de dôsassimilation, qui y dôterminent des effets pyrogënes, peut élever la température générale ; mais la température locale ne peut être considérée comme tenant sous sa dépendance les variations de la température générale, qui, lorsqu'elle atteint un chiffre fébrile, élève les températures périphériques, dont elle règle alors les Yariations.

S^' Au cas d'hémoptysie tuberculeuse, il y a hyperthermie locale au point où s^est faite Thémoptysie.

9o Le thermomètre peut servir au diagnostic de la tuberculose pulmonaire et au traitement du poumon tuberculeux. Plus Thyperthermie sera considérable, plus active devra être faction de la thérapeutique employée.

10^ Les dérivatifs et les révulsifs abaissent toujours latem- [)érature locale au cas de tuberculose pulmonaire.

M. Mondon* donne, dans sa thèse, les conclusions suivantes;

lo En négligeant les causes d'erreur, qu*on ne peut éviter, >n peut, des chiffres observés, déduire qu'au niveau du foyer uberculeux, on note dans un certain nombre de cas, une empérature plus élevée que la température normale maxima.

2^ Dans certains casJes cautérisations ponctuées paraissent abaisser la température locale.

Nous avons publié, en 1881, dans une note communiquée la Société de Biologie, le résultat de nos recherches sur ce ujet.

Voici les conclusions auxquelles nos explorations par la léfhode thermo-électrique, pratiquées sur un très grand ombre de tuberculeux, aux différentes périodes de leur maidie, nous ont permis d'arriver :

I. — Température de la peau du thorax dans la tuberculose ulmonaire. ^ P Tout foyer tuberculeux n'élève pas constamlent la température de la paroi correspondante.

1 . Mo^DOR. — Températures locales et phthisie pulmonaire. — Thèse e médecine de Paris, 4884.

598 TEMPBSATURB PÉRIPHÉRIQUB DU THORAX

2" L'éléyation de la température locale n'est pas taujùurs proportionnelle à retendue des lésions. I

S"" La température pariétale du thorax peutTarîerà des époques rapprochées, un point qui, comparé au côté opposé, donne une température élevée le soir, pent donner une température plus basse le lendemain au matin.

De là la nécessité de suivre la marche de la température périphérique du thorax pendant plusieurs jours et de prendre des moyennes.

4^ Les tuberculeux seuls ne présentent pas des différences de température des deux côtés du thorax, les chlorotiqaes, et surtout les hystériques, ainsi que nous Tavons noté fréquemment, ont des températures périphériques très différentes des deux côtés du thorax.

5** Dans la phthisie aiguë, danslaphthisie au premierdeeré i et principalement dans les formes congestives avec accès fé- 1 briles, hémoptysies, on note très souvent une élévation ther- ' mique de 5 à 8 dixièmes de degré environ du côté ou siëge&t principalement les lésions tuberculeuses.

Cette hyperthermie n'est pas localisée au foyer tubemi- 1 leux, il existe généralement une hémi-hyperthermie dan? toute rétendue du thorax, souvent aussi marquée dans le< points correspondant aux parties saines que dans ceux correspondant aux parties infiltrées. L'élévation de la température locale peut exister à la base du cou, au niveau des demièrê5| côtes, à la limite du thorax et de l'abdomen.

6^ Dans les cas de phthisie à la période de ramollissement' ! dans les formes chroniques et sans fièvre intense, les résultas i fournis par la thermométrie locale sont absolument inceriat^*: et leur constatation ne peut être d'une utilité sérieuse.

Sur 60 cas, 28 fois l'élévation de la température existait du côté le plus atteint ; dans 32 cas du côté le moins malade . dans 10 cas, la température était égale des deux cotés.

7"" Dans la phthisie à la troisième période, les résultats scci peu précis.

Chez les sujets atteints de tubercules infiltrés ou à la p^ riode de ramollissement d*un côté et de cavernes de Tautiv côté, réiévation de température se montre généralement i j cMé le moins malade.

Page 1