‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 254 sur 337 · DANS LA PHTHISIB PULMONAIRE · texte numérisé non relu

DANS LA PHTHISIB PULMONAIRE

D«k08 quelques ca^» rélévation de température existe au mYeatt des caveraes.

Dana ces deux derniers groupes de faits, de même que pour la phthisie au premier degré, rélévation de température n'est pas localisée à un point; elle s*observe dans une grande étenduedu thorai; et non seulement dans les points ou Tauscultation et la percussion permettent de reconnaître les lésions les plus avaacées,

8^ Dans aucun cas, nous n*avons^ trouvé la température de la peaa du thorax supérieure à la température générale ou axi llaire.

En résuméj Texamen de la température périphérique dans la phthisie ne permet d*arriYer à aucune règle précise.

Les résultats de la thermométrie des parois du thorax au début de la phthisie donnent seuls quelques indications à peu près constantes.

II. — De la température comparée des aisselle$ dans la phthisie* -* De même que pour l'exploration de la température périphérique des parois du thorax, la recherche des températures comparées des aisselles ne donne pas de loi précise.

Dans les phthisies à marche rapide, avec fièvre, la température est généralement plus élevée (de 5 à 6 dixièmes en moyenne) du côté le plus atteint.

Dans les phthisies chroniques, les résultats sont très variables. Les tubercules à l'état infiltré élèvent plus la température de Taisselle du côté infiltré que de Taisselle du côté en voie de ramollissement.

La température de l'aisselle du côté atteint de cavernes^ comparée à celle de l'aisselle du côté atteint de tubercules en Toie de ramollissement est généralement moins élevée.

Quant à la cause de l'hyperthermie thoracique, observée dans quelques cas de tuberculose, le problème est complexe. Nous ne pensons pas cependant qu il faille attribuer compl^.tementce phénomène au rayonnement d'un /oy^r thermogène ^ profond ainsi que l'a soutenu M. Peter. On peut admettre

1- Voyez la très ialéressaale critique de M. Hamelin. — Chronique mensuelle. Revue. Montpellier médical. 1880.

600 THBRMOMÉTRIB LOCALE

tout au plus qu'un poumon congestionné dans une grande étendue perd par rayonnement une quantité assez notable de chaleur pour échauffer la paroi thoracique. Dans les phthfsies à* marche rapide avec phénomènes congestifii très marqués Télévation du foyer profond peut contribuer à augmenter la température périphérique du thorax. La théorie peut être soutenue, lorsqu'il s*aglt de lésions tuberculeuses an début et localisées dans un point du poumon.

De même que pour la pleurésie et la pneumonie, rélévation de la température locale nous parlât sous la dépendance de troubles vaso-moteurs et nous nous appuyons pour soutenir cette théorie sur les observations d*h^mi-hyperthermîe du côté malade que nous avons recueillies en assez grand nombre. Dans plusieurs cas nous avons observé très nettement une élévation de la température locale dans toute rétendue du thorax du côté malade, et dans des points très éloignés du foyer morbide, au niveau des lombes, de Tabdomen. On ne peut soutenir évidemment dans ces cas, que l'élévation de la température périphérique est due au rayonnement du foyer profond.

Comme conclusion générale^ on peui dire : en raison des diffi^ cuites d'observation et de Vinconstance des résultats obtenus, ia thermométrie locale dans la phthisie ne peut servir utilement^ en pratique^ au diagnostic de cette affection.

Page 1