LÉSIONS DU SYSTEME VASCJLÀIRB
Température du point où se trouve la ligne de démarcation des parties malades des parties saines IT"*
Température au niveau do la jarretière et au-dessus. . . 18^
— de la salle IS*" 1,2
« Il est hors de doute, ajoute Boinet, que le cadayre est toujours plus flroid qu'une partie gangrenée ; que cette partie gangrenée n*est pas encore tout-à-fait corps inerte, puisqu*elle conserve une température supérieure à celle du lieu où elle se trouve renfermée. Probablement qu'elle doit cette élévation de température à la chaleur qui est communiquée par les parties voisines qui jouissent encore de toutes leurs forces vitales. »
Les conclusions de Boinet doivent être adoptées et avec M. Raynaud, nous admettons que la température très basse des membres gangrenés ne contredit pas l'existence de mutations chimiques s'accomplissant dans leur épaisseur. La lenteur même des combustions est une première cause de refroidissement. Il y faut ajouter : 1^ l'absence de rinjection chaude permanente, représentée par Tabord du sang artériel ; 2o l'évaporation. Cette cause à elle seule peut expliquer un notable abaissement de température.
Dans un cas de gangrène du pied, consécutive à une oblitération de l'aorte abdominale, Broca * a trouvé :
Qu'au niveau du genou, le membre gauche (du côté de la gangrène) est notablement plus chaud que le droit.
20 juin. Sous les jarrets, à gauche 36«5
— adroite 33«0 Diff. : 3^
Derrière les malléoles internes,
à gauche 28«3
Derrière les malléoles internes,
adroite 28«6 Diflf. : 0»3
« Ainsi, au niveau du genou, le membre gauche est beaucoup plus chaud que le droit : au niveau du cou de pied, au contraire, il est un peu plus froid. >
Le 13, le sphacèle occupe tout le pied.
Le thermomètre appliqué successivement sous les jarrets
i, Broca. BitUeL de la Sodéié de chirurgie, 1861. t. IL séance da 24 juillet, p. 441.