THERMOMÉTRIE LOCALE DANS LES MALADIES DE LA PEAU
L*ëtude de la température locale dans les maladies de la peau a été presque complètement négligée par les dermatologistes et les traités spéciaux ne donnent aucun renseignement précis sur ce sujet.
Nous avons déjà signalé les modifications thermiques observés à la suite des irritations cutanées, et dans l'érysi* pèle, la lymphangite (voir p. 658).
Les agents irritants, rubéfiants et vésicants appliqués sur la peau des individus sains amènent une élévation de température qui dure plusieurs jours.
Nos expériences confirment ceires de MM. Grasset * et Biaise qui ont vu, contrairement à Wunderlich, que TappUcation des vésicatoires sur un membre élève la température non seulement au point d^appllcation, mais dans les zones voisines et dans tout le membre.
Il serait intéressant de rechercher s'il n'existe pas des modifications de température sur le membre ou le côté opposé sain se produisant dans les premiers jours qui suivent Tapplication du vésicatoire.
La difierence de température entre le membre sain et le membre sur lequel on applique le vésicatoire est de 0*^3 à 1".
1. Grasset. Note sur quelques partimlarités de l't^lion estkésiogénr des vésicatoires. Journal de ihérap. 1880, n*i4.