‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 330 sur 337 · THERMOHÉTRIE LOCALE DANS LES MALADIES DE LA PEAU · texte numérisé non relu

THERMOHÉTRIE LOCALE DANS LES MALADIES DE LA PEAU

L'élévation de température s'observe pendant les premiers jours qui suivent Tapplication du vésicatoire, elle disparait avant que la peau ait repris son état normal.

L'application de teinture d'iode sur la peau s'accompagne au bout de 12 heures environ d'une élévation de température de 4 à 8 dixièmes en moyenne qui persiste pendant plu* sieurs jours.

Le membre sur lequel on fait les applications s'élève de 2 à 4 dixièmes en moyenne.

Le coUodion abaisse très notablement la température locale des parties sur lesquelles il est appliqué.

D'après N, Raducan * le collodion appliqué en badigeonnages sur toute la surface cutanée répondant soit au péritoine, soit aux deux plèvres, abaisse notablement la température centrale .

Les expériences d'Alvarenga ' ont démontré que les applications de silicate de potasse produisent un abaissement de température de la peau saine dans les points ou le médicament est appliqué variant de O""! à 5*".

Le même abaissement de la température s'observe lorsque le médicament est appliqué sur des parties atteintes dérysipèles.

« L'abaissement de la température locale, après l'application du silicate de potasse, dit Âlvarenga, est un fait général. Chez quelques individus, l'abaissement est très sensible (5*>1), chez d'autres très léger (0*1), l'abaissement moyen de tous les examens thermométriques étant de 0*^67.

Dans les maladies de la peau, caractérisées par Ihypérémie et l'inflammation, la température locale de la peau s'élève sensiblement.

L'erythème, l'urticaire, l'herpès, Teczéma à la période aigu les rosecoles, les fièvres éruptives à la période d'éruption s'accompagnent d'une élévation de la température locale souvent assez notable.

i, N. Raducan. ConUiàution à V élude (k l'action du collodion $w' la température. Thèse de Pari.*, 1879,

2. Alvarenga. Do Silicato de potassa no trataniento da erysipela, Lisboa, 1875.

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