‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 55 sur 337 · LÉSIONS PATHOLOGIQUES DE L*£NCÉPHALE · texte numérisé non relu

LÉSIONS PATHOLOGIQUES DE L*£NCÉPHALE

Le &it le plus saiilant, c'est rabaissement initial de la température.

Dans un assez grand nombre de faits, M. Charcot a observé des températures s*abaissant Jusqu*à 35^, 35%8, 36"^ le plus souvent.

Cest généralement une heure, deux heures au plus tard après l'ictus apoplectique que rabaissement de température se manifeste.

Yoici un tableau de M. Bourneville, dans lequel après se trouvent relatées la plupart des observations ou l'abaissement initial de la température a pu être noté. Il donne une idée très nette des limites que peut acquérir cette diminution de chaleur.

Somê des

Tenpdratarc

^ Heares

après l'attaque.

Noms des obnervatours.

Marquis •

Observation I.

1 heure.

Bourneville

2 heures.

3 heures.

Denant..

Observation II.

au moment de l'attaque

1 heure après

Lemoine.

Observation III.

1 heure 1/2.

Hubert..

Observation IV.

20 minutes.

Huteau. .

1 heure.

Thomas .

Lôpine .

Bertat...

moins de 1/2 h

Buyck...

2&>i. pei

Inc. —

Bandois .

1 heure 1/2.

Oarnier. .

1/2 heure.

Moglet • .

Hallopeau.

Mathe...

1 heure.

Joffroy,

Dubois...

1 heure 1/2.

Michaud.

Colinet...

Potron...

2 heures.

Lépine .

Prévost..

Lepokt . .

5 heures.

Joflfroy.

Pemot...

7 heures.

Michaud .

Une fois que la température s'est ainsi abaissée, des changements importants surviennent dans sa marche.

Généralement la température reste quelques instants au niveau auquel elle se trouvait. Cotte température peut même rester très basse et, dans un cas, M. Lépine a observé une période stationnaire de trois jours.

Des oscillations se produisent dans ces cas, et la température s'élève et descend successivement.

Mais au bout d'un certain temps très variable, qui ne dépasse pas trois jours en général, la température s'élève considérablement, et atteint les chiffres de 40**, 41**, 42**, dans les cas mortels.

Cette élévation de température avait été notée par un grand nombre d'auteurs.

Nous avons vu Abercrombie signaler cette réaction et Trousseau a souvent insisté dans ses cliniques sur le mouvement fébrile, commençant de vingt à vingt-quatre heures après le début de l'ictus apoplectique.

Dans les cas qui doivent se terminer par la mort, nous voyons toujours une élévation de température.

Portai, sans se servir du thermomètre, avait noté Télévation de la température après la mort. « La chaleur du corps, dit-il^ devient plus vive qu'elle ne l'avait été dans les derniers moments de la vie, et elle était si considérable vingtquatre heures après la mort, que je dus différer au lendemain l'ouverture du corps. > Morgagni, ajoute-t-il, avait déjà observé ce fait.

En résumé, dans l'hémorrhagie cérébrale, il existe trois périodes: une période initiale, dans laquelle il se produit quelques instants après l'ictus apoplectique un abaissement de température atteignant en moyenne 36"*.

Une période stationnaire pendant laquelle la température subit successivement, quelquefois, des élévations et des abaissements jusqu'au moment oîi la période suivante, période ascendante, se montre.

Ace moment, coïncidant avec les autres symptômes qui caractérisent la fièvre, la température s'élève considérablement; et dans les cas malheureux, atteint les chiffres de 40® à 41*.

Telle est la marche type de la température. Les exceptions sont rares, et lorsqu'elles se présentent, elles peuvent fournir des indications précieuses.

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