Bruck et Gunthkr. Pflûger's Archiv fur Physiologie
3. FiscHEH. Einfluss der Huckenmarks Vcrletznngcn au f die korperwarme* Centralblatty 1869, p. 259.
4. NAOiNYN et QoiNCKB. Arch, fur Anatomie und Physiologie von Reiohrrt et Dubois Rpymond, 4869.
LÉSIONS ElCPéRlMENTALBS ^B I«A MOBLLB EPINIÊRB 107
Pensant que cette modification thermique était peut»être due à la perte exagérée qu'amène la paralysie du système vaso-moteur, ces deux observateurs eurent soin dans de nou« telles expériences de mettre lears animaux dans un milieu dont la température était assez élevée.
Ils disent que dans ces conditions, ils n*ont pas observé d'abaissement, mais au contraire une élévation assez considérable; ils prétendent en outre qu*en restreignant la proiuc^ tion thermique par Fadministration préalabk de quinine auxani^ maux, ils ont observé des abaissements très grands.
Oes résultats ne sont pas confirmés par les expériences de Riégel, de Rosenthal *, de Pochoy ^, de Parinaud ^. Riégel et Rosenthal ont vu la température centrale baisser progressive ment chez des animaux dont la moelle était coupée à la région cervicale et placés dont des i^aisses chauffées, lorsque la tem* pérature était modérée. En chauffant davantage Tair de la boite, la température des animaux s*élevait, mais cette élévation n*était ni plus rapide ni plus considérable que ohex un animal sain.
M. Pochoy a répété ces expériences sur des cochons dinde et n*a nullement obtenu les mêmes résultats que Naunyn et Quincke ; il a toujours vu les sections de la moelle suivies d'un abaissement de température.
Cet auteur a vu la température d'un chien dont la moelle avait été coupée, s'abaisser dans une chambre dont la température était de 22' à 28^
Il pense que dans les expériences des auteurs allemands, le calorimètre a échauffé les chiens.
M. Parinaud est amené à des résultats semblables et pense que la théorie de Naunyn et Quincke n'est pas admissible. D*après cet auteur la moelle épinière intervient dans la cha* leur animale par des nerfs distincts des vaso-moteurs ; elle agit d'une manière immédiate sur la source du calorique par rincitation nutritive qu'elle exerce sur les tissus.
i. RitoKL et Rosenthal. Yoyai Vulpian. LeçoDs sur Tappareil vasomoteur. «
2. Pochoy. Recherches expérimentales sur les centres de température. Paris, 18-70.
3. Pabinaud. De t influence de la moelle épinière èur la température. Archives de Physiologie normale et Pathologique, 4877, p. 62 et 310.)
108 ABAISSEMENTS DE TÊMPiltATORE
A la suite des sections transversales de la moelle, produites chez les animaux, M. Parinaud a noté des abaissements très considérables de la température centrale, jusqu'au moment de la mort, même quand la température ambiante atteint 28* et 30«.
Cet abaissement de la température centrale, d'après Fauteur, est produit par le refroidissement des parties paralysées dont la température profonde reste, pendant tout le temps de Texpérience, inférieure à celles des régions encore soumises à rinfluence de la moelle.
M. Parinaud constate que dans les parties paralysées la température cutanée s'élëye.
« Les sections de la moelle agissent donc, dit-il, de deux manières sur la thermalité des tissus. En diminuant les combustions intimes des éléments anatomiques, elles les refroidis-' sent; en paralysant les yaso-moteurs, elles les réchauffent. Au point de vue de rabaissement de la température centrale, ces deux effets s'ajoutent, car les parties paralysées produisent moins de calorique et elles en perdent davantage par suite de la circulation plus active de la peau qui augmente révaporatlon, le rayonnement,le refroidissement par contact. > *
J. Schreiber \ Schroff^, Israël ^ ont aussi observé dans des lésions expérimentales de la moelle épinière des abaissements de température.
En résumé, quelles que soient les explications que Ton donne de tous ces faits contradictoires, nous pouvons dire que la lésion partielle ou totale de la moelle épinière abaisse, dans un grand nombre de cas, la température centrale.
L^excitation directe ou indirecte passagère de la moelle allongée abaisse la température.
Les excitations prolongées sont celles qui s'accompagnent le plus souvent d'élévations de température.
Les abaissements et les élévations de température observés à la suite des lésions de la moelle sont liés en grande partie aux modifications de la circulation périphérique, et la
{. ScHRBiBER. Plùger*s Archiv fur Physiologie, 1874, VÏM, 576.