ScHRŒDER. Monatschrift fur Gcburtskunde
APBÂS LES GRANDS TRAUMATISMJSS 147
rature de 34*). Viennent ensuite les lésions du membre inférieur et supérieur.
L'ouverture des articulations, la contusion yiolente des os, les grandes amputations, les désarticulations, s'accompagnent arec unegrande intensité dessymptômes du choc et de ragidi té.
Pendant la guerre civile de 187 1, nous avons toujours trouvé des différences dans Tintensité du choc, entre les sol* datsde Tarmôe régulière et ceux de la Commune.
Dans Tobservation, nous voyons des lésions traumatiques exactement semblables à celles du fédéré de l'observation, et cependant, au point de vue des résultats thermométriques, des différences très notables existent.
Chez l'un nous trouvons. . 36*, 8. Chez l'autre 35*,3.
Nos recherches ultérieures nous ont appris que les trau* matismes de la chirurgie courante s'accompagnent, de même que les plaies par armes à feu, mais avec une intunsité bien moindre, d'hypothermie et de stupeur.
Les lisions légères avec douleurs très vives, sont suivies d'abaissements de température avec réaction.
Aa point de vue du pronostic et du diagnostic, voici nos conclusions :
Lorsqu'après un traumatisme la température s'abaisse à un certain niveau, la mort survient.
Pour les blessés par armes à feu : Tout blessé qui présente une température au-dessous de 35'',5 succombe dans la ma^ jorité des cas.
L'élévation réactionuelle consécutive est proportionnelle à l'abaissement primitif de la température.
Tout blessé chez lequel une réaction salutaire ne se produit pas au bout de quatre à cinq heures, chez lequel la réaction n'est pas en raison directe de rabaissement, doit être considéré comme très gravement atteint.
Si la température atteint un niveau très élevé, le pronostic doit être réservé.
Plus le blessé est soumis à des passions dépressives, plus il est effrayé, etc., plus les abaissements de température sont considérables.
L'alcoolisme aigu ou chronique^ est une cause très efficace des abaissements de température.
Uidée qui se présente immédiatement à Tesprit de Tobseryateur, c'est de rechercher quelle est la cause de cet abaissement singulier de température accompagnant le choc traamatique .
Rechercher la cause de l'hypothermie, c'est rechercher la cause de cet état encore mal défini désigné sous le nom de choc traumatique. Nous croyons utile de résumer ce que nous savons sur cette question.
Les causes du choc traumatique sont multiples.
Les causes d* ordre sensitif, psychique, jouent un grand rôle dans la production de cet état.
Un blessé qui vient d'avoir un membre emporté sur le champ de bataille, un ouvrier qui a sa main écrasée à la suite d'un accident, se trouvent dans des conditions morales particulières qui influent sur la production de la stupeur et de l'hypothermie.
On a évidemment exagéré l'influence des émotions et du système nerveux sur la production des maladies ; mais il n*y a pas lieu de rejeter complètement cet élément qui existe en réalité.
Des modifications se produisent, à la suite d'émotions vives, dans la sphère vaso-motrice et des observations de Burdach et de Martin ont démontré que la température pouvait s^abaisser sous cette influence.
N'est-ce pas à l'état moral que nous dwvons attribuer cette différence dans la fréquence de la stupeur qu'avait noté Dupuytren chez le jeune conscrit et chez le vétéran?
La différence que nous avons notée entre le soldat régulier et le soldat insurgé doit, en grande partie, être rapporté à cette cause.
Pour G. Bernard, une des principales causes des abaissements de température après les grands traumatismes esi rétat moral dans lequel se trouve le blessé.
L'émotion dépressive \ d'après nous, se joint aux autres
\ . Lk Gros Clark e. Lectures on the Principles of surgicat Diagnosîs, 1870, p. 69 et suivantes, cite Tobservation d un homme de 63 ans qui