TEMPERATURE CHEZ LE VIEILLARD
teurs, considérant que les oxydations respiratoires sont moindres chez le vieillard que chez Tadulte, ont prétendu que les Tieillards avaient une température plus basse que les adultes.
Cependant nous devons dire que cette température est la même à ces deux époques de la vie.
Baerensprang prétend que la température du vieillard est supérieure à celle de Tadulte et Moleschott pense que cette différence tient à la sécheresse de la peau qui empêche l'évaporation, d*oii augmentation de la chaleur malgré le ralentissement de la combustion des tissus.
J. Davy * a vu, que chez un vieillard de quatre-vingt-huit ans, la température était, sous la langue, 37<>, 5, Pair ambiant étant à 15^, 5 ; mais la température extérieure étant tombée à 36*, 7, le thermomètre ne donna plus que S5<>, 5.
Lisle, pendant son internat à Bicêtre, aconclu, et cela avec raison, que chez le vieillard le pouls n'est pas plus lent, que la température n'est pas plus bassequechez l'adulte. Il n'existait pas dans ses observations la différence de 0, 2 à 0, 3^ signalée par certains auteurs.
Charcot ^ admet que la température du vieillard est la même que celle de Tadulte. Il n'a jamais vu ce fait, que signale Bœrensprung, que la température rectale s'élève vers la fin de la vie. Ses recherches tendent à lui démontrer que la seule différence qui existe entre le vieillard et l'adulte, c'est que chez le premier la température de l'aisselle est très inférieure à celle du rectum, tandis que cette différence est à peine sensible chez le second. Il a observé une femme de cent trois ans d'une santé parfaite; elle présentait dans l'aisselle une température de 37*, 2/5, dans le rectum 38', maximum de la température normale chez l'adulte.
M. Henri Roger a pris aussi la température de sept vieillards bien portant dontle plus jeune avait soixante-douze ans et le plus âgé quatre-vingt-quinze ans. Voici les résultats auxquels il est arrivé :
1. J. Davy. Température des vieillards. Philos. Transactions, t. GIF, p. 59, 1841.
2. Charcot. Leçons cliniques sur les maladies des vieillards et les v^'aladies chroniques, i874; De l'importance de la Ihermométrie dans la clinique dr s vieillards (Gaz. hcbd., 1869).
Respirationn.
PulKation^.
AUvolle.
Bouche.
Moyenne
Minima
Maxima
Ainsi donc la température du vieillard est peu différente de celle de Tadulte ; mais ce que nous avons dit pour Tenfant, trouve de nouveau sa place ici. Le vieillard est très sensible au refroidissement.
Disons, en terminant, que le sexe, la constitution, la race, Talimentation, le mouvement ont une influence peu marquée sur la température animale.
Des observations que nous venons de citer, nous conclurons en disant que la température moyenne de Thomme adulte, prise dans la cavité axillaire étant 37'', la température sera 37'' ,2 dans la cavité buccale, la température du rectum de 37«, 5 à 370,8.
La température de Tenfant et du vieillard diffèrent très peu de celle de Tadulte.
Une température sera sous-normale, lorsqu'elle oscillera entre 36^,2 et 3Ô<», 5 dans le rectum. Si la température oscille entre 36** et 35'», on a une température de collapsus. Cependant, dans le collapsus modéré, on peut observer des températures oscillant entre 35°, 5 et 36% au-dessous, on a le collapsus fatal ou collapsus dit algide.