Michàel. Archiv. f. phys, Ha/At^nc^, B^nd x\» 39. i9$G
DANS LB8 FIÈVRBS 183
tance il est de connaître le cycle habituel de la maladie pour ne pas croire a unedéfervescence.
Ces états se produisent fréquemment dans les fièvres graves, dans la fièvre typhoïde surtout, à la suite d*hémorragies internes très abondantes, de diarrhées très profuses, de sueurs.
Si rabaissement de température se continue, on se trouve en présence de cet état si grave décrit avec tant de soin dans ces dernières années : le coUapsus,
La difficulté est très grande lorsque le collapsus, au lieu de se pro'Iuire pendant la période d^ôtat, survient à la période de déclin ; Terreur devient d*autant plus facile que le malade ne nous avertit pas par ses plaintes de Tétat grave dans lequel il se trouve et qu'il faut chercher soigneusement les signes du col lapsus.
Définir cet état est une chose qui dans Tétat actuel de la science, est assez difficile ; il est probable que, comme le frisson, c'est un dérangement général de l'organisme sous la dépendance du système nerveux. Nous allons essayer de décrire la façon dont le coUapsus survient dans la plupart des cas.
Dans les cas légers de collapsus, le malade n*accuse pas de phénomènes alarmants, la température peutse maintenir àun niveau élevé elle bais8ecepen(iantgonéralement;cequiattire surtout l'attention c'est un refroidissement périphérique ;\enez^ les mains sont froides ; ce refroidissement est quelquefois généralisé à la périphérie, il peut occuper une partie du ctirps, être localisé à un seul côté.
Bientôt, la respiration se ralentit, le pouls est à peine perceptible et le malade est paie, inerte, les joues creuses, cou* vert d'une sueur froide, semblable à un cadavre.
Dans les collapsus intenses les signes préaîdents sont à leur maximum, il suffit de quolquos heures pour que le malade se trouve dans un état très grave.
La courbe n° 23 a été prise dans le cours d'une fièvre typhoïde où il se produisit, au seizième jour, un collapsus qui devint mortel.
184 DE LA VALEUR DE8 ABAISSEMENTS DE TEMPERATURE COORBB N" 23 Flè^rt Typhoîd» tvtc Collapsus
Dans ce cas la température s'est exiraordinairement abaissée puisqu'elle est descendue jusqu'à 33° 2,
Dans d'autres cas de coUapsus, la température peut s'élever au contraire beaucoup, et le danger est encore très grand, mais nous n'avons à décrire dans ce traité que le coUapsus à température descendante.
Tantôt, ie collapsus est le signe d'une terminaison fatale; d'autres fois, il est vrai, le danger est moins grand. Ainsi donc cet acte pathologique, qui n'est pas une maladie, va devenir souvent une maladie principale, et l'on comprend qu'il attire toute notre attention et réclame des secours prompts et efflcaces.
C'est avec le thermomètre que nous devons mesurer son intensité.
A.U début, alors que le malade n'accuse aucune sensation, un refroidissement du nez, des membres, du front, existe le plua souvent;le thermomètre ne nousdonnera pas seulement