DANS LES FIEVRES
un abaissement de température à la périphérie, mais encore dans les cavités centrales.
Ce qu'il faut surtout remarquer, c'est que si l'élévation considérable de température est un signe grave, rabaissement n'a pas une moins grande gravité. .
Souvent aussi Ton voit une élévation thermique anormale et excessive servir de cause déterminante au collapsus et amener des abaissements notables de température.
La température auparavant plus ou moins élevée descend jusqu'au -niveau normal ou a peu près, très souvent même aud<fssous (en général, elle se tient entre 35o ei3V) et cela avec une certaine rapidité, dans l'espace de quelques heures, souvQt même dans un plus bref délai. La diminution de température peut être de ô'^ou 8* dans une journée. Cet abaissement peut durer quelques heures ou se prolonger pendant plusieurs jours, la température peut revenir ensuite normale ou monter jusqu'à un degré élevé ; d*autre fois le malade succombe en plein collapsus (Wunderlich) '.
Lurs donc que dans le cours ou à la fin d une maladie, on <^bserve des abaissements de température, il ne faut pas se hâter dans ses conclusions; on doit examiner comment la réaction se produit. Si la température, tombée au-dessous de la normale, remonte brusquement, et que les différences sont considérables, de 6^ par exemple, il s'agit d'un accès de colapsus. Cet état est d'une gravité exceptionnelle, si au lieu de survenir dans le cours de maladies fébriles aiguës, il se montre dans les maladies chroniques.
Les températures du collapsus sont d'autant plus graves qu'elles se montrent à une période plus avancée de la maladie.
Dans quelques cas rares, le malade entre en convalescence, présente une température normale, sous-normale le plus souvent, puis tout à coup sans cause extérieure appréciable un abaissement de température se produit et le malade que l'on
croyait sauvé succombe.
(.WcNDERLicH. U collapsus dans Us maladies fébriles, (Arch, d, ffe)tt.BaDdII, p. 289. 1861.)
Wunderlich classe les coUapsus av()c abaissement de température de la façon suivante :
Collapsus de défervescetice définUim;
— de rémission;
— de fièvre intermittente;
— à! agonie ;
— provoqué,
La défervescence peut dégénérer en collapsus. Les principaux signes qui permettenide distinguer ces deux états sont les suivants : un ralentissement du pouls et de la respiration et une régularité parfaite indiquent \2i défervescence^ ou tout au plus à un collapsus très léger.
Dans les formes graves de collapsus, au contraire, une accélération notable se produit dans le pouls et la respiration. Weber ^ ajustement insisté sur ces faits.
!• Le collapsus de défervescence s'ohskivwe principalemeat dans la pneumonie, dans les exanthèmes aigus.
Dans la variole, la scarlatine, Wunderlich a signalé le collapsus, avec dos températures centrales de 36^,2, 36*3.
La rougeole, Térysipele, présentent aussi cette variété de collapsus.
Chez le vieillard on observe dans cette forme de collapsus des abaissements de température de ô® àd^» se produisant dans l'espace de quelques heures.
Les courbes 24 et 25 sont des exemples Je collapsus de défervescence dans rérysipèle et la scarlatine.
2"" Le collapsus de rémission se présente principalement dans la fièvre typhoïde, le typhus (S tokes*). Il est exceptionnel de le rencontrer dès la fin de la première semaine.
Griesinger cite un cas où, au septième jour d'une fièvre typhoïde, la température s*ibaissa brusquement dans l'espace de douze heures, de 40%l à 3Ô^8; cet abaissement s'accompagnait de tous les signes d'un collapsus intense ^.