‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 98 sur 337 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

DES REMISSIONS. ^ VALEUR DBS ABAISSEMENTS RELATIFS DE LA TEMPÉRATURE DANS LES MALADIES FEBRILES.

Après S'être élevée à un certain niveau, la température dant les maladies fébriles subit des variations et les abaissements de température que Ton observe alors constituent des rémissions. Ces rémissions, on le sait, varient suivant les maladies dans lesquelles on les observe et sont la source de précieuses indications.

Dans les états morbides à court stade (stade pyropfénétique), la température après s*ètre élevée fréquemment s'abaisse de même, plus rarement elle monte et descend graduellement.

Si la température ne s'abaisse pas, la mort du malade survient.

Le stade pyrogénétique, polyhémère, présente des rémissions tous les matins avec une exacerbation de quelques dixièmes; c'est ce stade qui est caractéristique de la fièvre typhoïde.

Lorsque la température est arrivée à son fastigium dans les maladies cycliques, on observe une température maximum qui est rarement dépassée ; seulement tous les matins il se produit un abaissement de température. En ne nous occupant pas des complications qui peuvent survenir et amener par conséquent des abaissements, nous pouvons dire que les rémissions se font suivant diflférents modes : Tantôt l'exacerbation et l'abaissement de température se font régulièrement et c*est le cas le plus fréquent dans quelques maladies aiguës et dans beaucoup de maladies chroniques; d'autrefois, au contraire, Ton observe de nombreuses irrégularités.

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Dans la pyémiey dans la péritonite, dans la péricardite, on irouTe des alternatives de températures très élevées et très abaissées ; ce qui constitue le cas grave, c'est Tirrégularité et l'absence de rémission.

Onpeat dire, en effet, que dans le fastigium, les grandes eiâcerbations suivies d^abaissement profond de la température n*ont pas de caractère fâcheux.

Dans la fièvre typhoïde, le typhus, l'alternance d'élévation et d abaissement de température n*indique pas un danger; d^5 influences extérieures peuvent, du reste, amener ces modifications dans la température.

< Dans les cas bénins, dit Wunderlich, l'extrémité inférieure de la ligne de rémission qui formait un angle très aigu arecla ligne d'ascension, donne en s'éloignant un angle qui Ta en augmentant à mesure que l'on marche vers la guéridon. >

Dans certaines maladies il se produit un abaissement de température vers le dixième ou le douzième jour ; la rémis- Non que Ton observe alors torme un contraste frappant avec l^^ rémissioiTS profondes que l'on avait notées précédemment. Cet abaissement est loin d'être défavorable ; il constitue au contraire un signe évident de bénignité ; à partir de ce moment, l'on peut voir de nouvelles rémissions se produire. La température vespérale s'abaisse graduellement, et vers la troisième semaine, l'on peut avoir des températures normales.

Si, en même temps que cet abaissement matinal arrive, il y a un abaissement vespéral, le cas est au contraire défavorable.

On observe du reste assez souvent ces abaissements intericittents ; dans certaines maladies, ils ne consfltrent à pro« [rement parler ni un danger ni un signe favorable, et Ton lie sait le plus souvent à quoi les rattacher.

Les médicaments employées semblent souvent les produire; d'autre fois Ton dirait que la fièvre qui se trouvait sous Tintl uence d'un foyer inflammatoire et qui a cessé en même temps i'ie la maladie locale, recommence à s'allumer en même temps qu'un nouveau foyer se produit.

Dans les pneamonies^ ces abaissements intermittents peu-

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vent apparaître au second Jour, ce sont pour ainsi dire des accès et la maladie n*en guérit pas moins bien.

Ces abaissements pseudo* critiques peuvent dans quelques cas créer de véritables difficultés pour le diagnostic.

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