r^lLSŒssER. Archiv. f. phys., lleilk. 18o
2. Parrot. Étude sur l'encéphalopathie urcmique d le tétanos des nouveau-nés. Archives de médecine, J872.
ni;^""""''".'^''^ n"'^'^''?oo!;f ^'^"^^ centrales. (Thèse de concours pour 1 agrégation Pans, 1880).
2 fois entre 23° et 24°.
24» et 25».
25" et 26°.
26° et 27°.
27° et 28°.
28° et 29°.
29° et 30».
30° et 31°.
31° et 32°.
33° et 34°.
33° et 34°.
34° et 35°.
35° et 36°.
36° et 37°.
37° et 38° .
Parmi ces enfants, 18 seulement guérissent ; Chez l'un d'eux, la température n'était pas descendue au-dessous de 37°.
• Chez 6 autres elle oscillait entre 36° et 37°.
Ce dernier enfant présenta successivement les chiffres thermiques de 31°6, 32°, 32°8, puis 36°6, 38o6, 37°7 et 37°4.
Dans la plupart des cas où la température axillaire a été notée, elle était plus élevée au début que la température rectale de 1, 2, et quelquefois jusqu'à 4 ou 5 dixièmes de degrés.
Tous les cas où la température avait subi une dépression considérable, se terminèrent par la mort.
Lorsque les enfants étaient soigneusement enveloppés et réchaufiFés, leur température centrale montait de quelques dixièmes, plus tard elle baissait sous l'influence de l'athrepsie quand il existait des lésions viscérales, toute réaction était impossible, la mort était presque toujours la règle.
La te;npérature remontait parfois quand les petits malades pouvaient prendre le sein, et quelques-uns ont dû leur vie aux soins do leur nourrice. .
Les tracés suivants (Courbe n° 28 et 29) font bien voir la différence entre les températures de l'aisselle, du rectum, de la peau, des extrémités.
35» et 36->.
34° et 35°.
33° et 34°.
31° et 32°.
Sclérème fGassot)
» — Rectum
' • Aisselle
Pli du bras
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Cbdème filgîde chei un enfant ( H. Roger)
Jours.
Aisselle
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D'après un certain nombre d'auteurs, il semblerait que le refroidissement a 'prictU l'endurcissement du tissu cellulaire.
DES ABAISSEMENTS DE TEMPÉrATUUU
Nous signalerons une observation ti-ès importante de M. Mlgnot, dans laquelle cet auteur a vu l'abaissement de température précéder les troubles du côLé de la peau.
Il s'agissait d'un enfant grêle, qui comme unique symptôme de maladie, présentait une température de Srb.
Il n'existait de l'œdème en aucun point ; pas d'endurcissement.
La température du creux axillaire s'abaissa les jours suivants et ce ne fut qu'à la fin de la maladie que l'œdème et Vinduratlon apparurent.
Henri Roger a vu plusieurs cas dans lesquels l'abaissement de température paraît avoir préexisté; mais cet observateur dit qu'il n'a pu s'assurer d'une manière certaine si les deux phénomènes, l'induration et l'abaissement de température sont simultanés, ou si l'un des deux est antérieur à l'autre.
Mais il ajoute (p. 413) : « Je suis tout disposé à croire que le froid précède à cause de l'intensité qu'il a parfois dès le début du sclérème. »
Il est à remarquer que les lésions de la peau du sclérème se rencontre. ut dans un grand nombre de maladies algides, le choléra, les fièvres algides, etc.
Dans ralgidité progressive des nouveau-nos décrite par M. Hervieux', affection qui se rapproche par beaucoup de points du sclérème, le froid paraît être la cause principale des accidents.
Si Ton admet que l'induration cutanée du sclérème est la conséquence de l'abaissement de température et du ralentissement de la circulation, l'algidité progressive de M. Hervieux est le premier stade de Taffection.
« Le refroidissement progressif, dit M. Hervieux, n'est pas d'ailleurs le phénomène constant de la maladie ; la réfrigération n'est pas le fait capital et il existe un parallélisme complet entre les troubles des appareils respiratoire et circulatoire: mais l'abaissement de température est le fait constantjdominant de la maladie. »
1 Heuvieux. De l'algidité progressive chez les nouveau-n^s. Arch. gén'ér. demid. 5° série, t. ii, p. 559. 1855.
Sur onze enfants, M. Hervieux a obtenu des chiffres très
bas : , ,
3P, 28°, 27°, 25°, c'est-à-dire que la température a pu baisser de'ô», 9° et 10°, 11° et même, chez un sujet, elle avait baissé de 13 degrés. Les minima de température se sont produits chez quatre enfants : dans l'espace de trois jours le mercure est descendu de 37° à 27°, 25° et 24°. Bien que progressif dans ces cas, rabaissement de température est très rapide.
Des oscillations peuvent "se produire et la température, restée quelques jours aux environs de 36°, descend ensuite avec une rapidité effrayante à 32° pai- exemple, pour se relever un instant, redescendre à 32° et tomber enfin à 29° et le jour de la mort à 25°.
M. Hervieux a noté aussi, de même que Chossat, l'abaissement de température très considérable au moment de la mort.
« Le thermomètre, dit-il, qui les jours précédents descendait ayec peine de 1° à 2° dans la période diurne, baisse souvent tout à coup de 3° à 4° le jour ou la veille de la mort. »
La dépression progressive et simultanée de la température, de la circulation et de la respiration et les symptômes habituels de l'anémie, sont les caractères essentiels à l'aide desquels on pourra reconnaître l'algidité progressive.
M. Hervieux termine son remarquable travail en disant : « 1° Il existe chez le nouveau-né placé dans certaines conditions un état particulier indépendant du sclérème et que l'on peut désigner sens le nom à'algidilé progressive;
2° Cet état se caractérise non seulement par l'abaissement progressif de la température du corps, mais par la dépression progressive simultanée de la circulation et de la respiration ;
3° La plupart des nouveau-nés atteints d'algidité progressive sont réduits au marasme et ressemblent à de petits vieillards, leurs mouvements sont peu étendus, leur cri voilé et leur sensibilité presque nulle ;
4° Les trois causes principales qui semblent produire l'algidité progressive sont d'une part Tinsuffisance de l'alimentation, la faiblesse congénitale d'autre part et le décubitus prolongé dans la position horizontale.
-iJ-^ DES ABAISSEMENTS DE TEMPERATURE
5° Le sein de la mère et la sollicitude dont elle saurait entourer sou enfant seraient en ville les seuls remèdes à opposer au mal ; dans les hospices destinés aux nouveau-nés, il suffirait d'augmenter le nombre des filles de services pour prévenir l'apparition de l'algidité progressive. »
Dans un grand nombre de maladies des enfants, l'algidité progressive se montre.
M. Mignot a décrit, comme une affection spéciale, sous le nom à'étaL apyrétique, l'algidité qui se montre dans le cours des maladies infantiles (diarrhée, choléra).
Nous croyons utile de citer quelques observations de cet auteur.
Observation CXVIII. — Muguet.— Pneumonie.— Pas d'œdème. — Enfant affaibli.
La température de l'aisselle est 35°. L'auscultation fait entendre à gauche en arrière, un bruit de souffle très marqué qui se termine à la fln de l'inspiration par un bruit de taffetas au tiers moyen.
A droite, le râle est plus humide ; il se fait quelquefois entendre seul pendant l'inspiration ; parfois on n'entend pas de souffle dans toute la hauteur. A l'autopsie on retrouve tous les signes de 'l'hépatisation rouge .
Observation CXIX. — M. . . , est apporté le 4 décembre pour du dévoiement; sa figure est grippée, son épiderme est enlevé par larges écailles; pas d'œdème.
Pouls encore sensible, à 84. — Inspirations variables de 48 à 86; la température de l'aisselle est 33°.
Respiration pure, sonorité du thorax un peu affaiblie, dévoiement vert, langue blanche.
Mort trente-deux heures après sans œdème.
Observation CXX. — N. . âgé de quatre jours probablement né avant terme est examiné le 30 décembre :
Pouls très petit à 139
Température de l'aisseUe. ... 34°
Le 31, pouls insensible 108 systoles.
Température de l'aisselle. . . . 33''5
Pas d'œdème; prostration très grande.
(1) MiQNOT. — Thèse de Paris, 1851.
Observation CXXI. - Broncho-pneumonie. — Muguet. — État apyrétique :
Température de l'aisselle. . . .
Le 10, il n'y a pas d'œdème, torpeur très grande. Le 12, température de l'aisselle. 32° Il n'y a pas d'œdème, mais la peau froide manque de souplesse ; il y a un commencement d'induration. Mort. Observation CXXII. — Pneumonie, état apyrétique : Le 26 mai, pas d'œdème.
Le 29, pouls à 96°, respiration forte des deux côtés ; à droite dans quelques respirations bouffées de râles sous-crépitants.
Le P"^ juin, pouls à 120, râles crépitants, température de l'aisselle 39°
Le 3 350
Le 4, pouls, 60, température de l'aisselle. . . . 32o24 Inspiration très faible.
Le 5, température 28°5
Râles crépitants humides des deux côtés ; sonorité du thorax affaiblie, mais pas de matité ; ventre tendu, petites ulcérations autour des malléoles. Stupeur. Mort.
Autopsie. — Un peu d'engouement au bord postérieur des deux poumons, plus prononcé à gauche. — Dans les bronches, il y a des mucosités jaunes, puriformes et de la rougeur ; sang noir fluide dans le cœur.
ObservationCXXIIL — Œdème,refroidissementpeu marqué, guêrison de l'œdème. — Pneumonie. — Muguet. — État apyrétique.
Louis M..., âgé de quatre jours- Un peu de refroidissement le 21 novembre. Pouls insensible, 126 systoles, inspiration un peu rude à gauche en arrière, avec matité; à droite pas de matité et respiration faible, s' entendant mal, sans bruit distinct.
Il y a de l'œdème aux pieds, aux cuisses.
Le 22, dévoiement.
Le 29, teinte jaune de la peau, chaleur normale.
Le l«f décembre, pouls à 96
— température 3503
Les respirations sont parfois courtes, précipitées, allant jusqu'à 60 par minute.
On n'entend pas la respiration à droite de ce côté; matité dans toute la hauteur en arrière ; à gauche elle est soufflante.
Muguet très abondant :
Le 2, température de l'aisselle siog
Le 4, lèvre supérieure gonflée.
Le 5, la température de la bouche est 20"
Mort.
A l'autopsie, en outre des lésions du côté de la peau, on trouve que la partie postérieure des trois lobes du poumon droit présente de l'induration rouge. Il y a des degrés diflférents dans cette induration ; néanmoins les parties hépatisées vont au fond de l'eau, mais en petits fragments.
La partie postérieure des deux lobes du poumon gauche présente aussi de l'hépatisation rouge, lisse et nette à la coupe, plus franche et égale dans tous les points. Le reste des poumons est spongieux, d'une teinte jaune ictérique.
Pie-mère un peu congestionnée.
Les accidents morbides, dit M. Mignot, ont suivi dans ce cas une marche curieuse à observer ; au début refroidissement et gêne médiocre de la circulation, œdème. — La chaleur se ranime, le pouls se relève, l'œdème guérit ; puis survint une double pneumonie qui avait déjà des racines ; l'état apyrétique revient, mais sans retour de l'œdème et s'accroît jusqu'à la mort.
Il dit encore plus haut : « Nous pouvons tirer de ces faits les conséquences suivantes : 1" que, chez le nouveau-né, l'état apyrétique n'appartient pas à une seule affection, au sclérème ; 2° que, puisqu'il peut exister dans le cours des maladies qui à tous les autres âges produisent des troubles fonctionnels complètement opposés, pour expliquer cette différence, il faut en admettre une dans leur mode de résistance vitale et dans leur organisation. »
Nous pensons que quelques observations présentées par M. Mignot comme des cas de pneumonies algides sont de véritables sclérèmes avec congestion des organes internes. Cette congestion des organes occupe une grande place dans l'histoire de l'algidité.
Dans le choléra, dans les fièvres intermittentes, etc., on a signalé, en effet, la congestion du poumon souvent confondue avec une pneumonie à la période d'hépatisation rouge.
La physiologie expérimentale nous apprend en outre que chez les animaux artiflciellement refroidis on trouve une
congestion intense du poumon, des plèvres, des méninges, du péricarde, du tube intestinal, des reins.
Nous avons examiné un grand nombre de poumons d'animaux qui avaient succombé au refroidissement et nous avons été frappé de la congestion intense que présentaient ces organes. Ou trouve dans ces cas des exsudats séreux dans le parenchyme pulmonaire ; souvent un épanchement pleurétique assez abondant avec des fausses membranes, des hémorrhagies mêuies peuvent se produire et en présence de fragments de poumon, l'on songe immédiatement à ce que Hulme avait dit des poumons des œdémateux : Habilum lienis représentant.
Hulme ' s'est probablement mépris comme M. Mignot lorsqu'il nous dit que la cause du sclérème se trouve dans la maladie du poumon : causam veram morbi in thoraci latere, alque nasci ab inflammatione pulmonum.
Dugès et Trocon adoptèrent cette erreur,
« Sur 77 œdémateux, dit Billard, il existait une congestion ou un engouement pulmonaire ; sur 6 on a trouvé une hépatisation complète ; chez 3, il y avait une pleuro-pneumonie, et chez les autres une simple congestion passive au bord postérieur des poumons et surtout du poumon droit. »
Denis (de Commercy) et Valleix, dans un grand nombre de leurs observations, signalent cette congestion chez les œdémateux.
En résumé, les observations, présentées par M. Mignot comme des cas de pneumonie algide, sont, pour nous, des sclérèmes avec congestion pulmonaire.
Ces cas sont bien différents des véritables pneumonies avec collapsus et abaissements de température, qui, chez l'enfant de même que chez le vieillard, sont très fréquents.
ALhrepsie. — Cette affection, décrite par Parrot 2, caractérisée par un trouble de la nutrition, se révélant par des lésions multiples, s'accuse par des abaissements de température considérables. Cet état morbide se produit chez l'en-