Parrot, De l'Athrepsie. Paris
fant inaniiié, mal nourri, débilité. Il se rapproche par beaucoup de points de l'affection que nous avons décrite d'après Hervieux, sous le nom à'algidilé progressive des nouveau-nés, et de rélat aprjrélique de Mignot.
Voici, d'après Parrot, la marche de la température dans cette affection.
Au début la température peut s'élever ou rester normale, mais elle ne tarde pas à s'abaisser d'une façon continue.
Elle tombe rarement au-dessous, de 34° à 33°, cependant elle peut s'abaisser à 36° et même à 25°,9. L'âge exerce ici une influence manifeste. Les abaissements thermiques les plus accentués atteignent les avortons et les enfants chétifs, qui sont pris de diarrhée immédiatement après la naissance.
Dans l'athrepsie confirmée, la ligne des températures reste habituellement au-dessous de la normale ; et tout en oscillant parfois d'une manière sensible, elle s'abaisse continuellement jusqu'à la mort, qui n'imprime pas à sa direction ce changement brusque toujours observé dans les maladies des individus plus âgés.
Plus les enfants sont chétifs lorsqu'ils deviennent malades, plus est rapide et uniforme l'abaissement de la température ; plus aussi dans les évaluations thermomélriques Ton doit tenir compte des influences extérieures.
Il n'est pas rare de constater chez les malades, une élévation brusque de la température qui peut se traduire par une différence d'un ou deux degrés d'un jour à l'autre.
Dans ces cas, qui coïncident presque toujours avec une perte de poids considérable, la moyenne physiologique peut être dépassée.
A l'état physiologique chez le nouveau-né, la température de l'aisselle est constamment de un à deux dixièmes inférieure à celle du rectum. L'athrepsie peut modifier ce rapport d'une manière assez notable, soit en diminuant la différence entre l'état thermique des deux régions, soit en élevant celui de la première au-dessus de l'autre. Immédiatement avant et après la mort, la température axilJaire baisse d'une manière beaucoup plus rapide et moins l'égulière que la température rectale.
Quand uno aflfection fébrile survient dans le cours de l'alhrepsie, la température petit s'élever d'abord, mais redescend ensuite.
Parrot a fait voir qu'à une période avancée de l'atlirepsie, les complications phlegmasiques n'avaient aucune influence siii" là température. L'enfant ne produit plus de chaleur et l'a mort est prochaine.
Les maladies fébriles peuvent par l'entrave qu'elles apportent à la nutrition, se compliquer d'atlirepsie avec abaissements de température. Les altérations rénales qui sont fréquentes dans l'àtlirepsie et qui dans certains cas causent des accidents graves d'intoxication, contribuent à rendre plus considérables les abaissements de température.
Les affections qui se compliquent le plus souvent d'athrepsie chez les enfants sont les affections du tube digestif. (Voy. chap. Choléra, observ. de Roger). Chez des sujets atteints d'enterocolite à la période aiguë, les évacuations étant très fréquentes, on observe des températures au-dessous de 36° et 35n5.
Un fait important à noter dans cës cas, c'est que dès que les évacuations cessent, le thermomètre se met aussitôt à remonter. M. Decaisne a vu que sur onze enfants de un à deux mois, la température moyenne était de 34° à 35" 20 pour revenir, au moment de la réaction entre 36° et 37° 55.
Chez quatre enfants de trois à quatre mois, il a observé des températures entré 33° et 35° 10.
Chez deux la réaction s'était montrée, et la température était revenue à 36° et 37° 35.
Cinq malades de cinq à six rnois ont donné 34° et 36° 25 et deux pendant la réaction : 38° 15 et 39° 10. Trois enfants de sept à huit jours qui n'avaient pas eu de réaction ont présenté des températures entre 35° 10 et 36° 35.
Enfin deux enfants de neuf à dix mois ont donné l'un 34° 30 pendant deux jours sans réaction, l'autre 34° 25 et pendant la réaction 39° 4. Les températures étaient prises sous l'aisselle.
Dans le muguet, Parrot' a aussi trouvé des températures très basses.