‹ Traité de thermométrie médicaleChapitre 136 sur 312 · Huseman. Thèse de Berne · texte numérisé non relu

Huseman. Thèse de Berne

la pneumonie aiguë, paraît avoir été utile en amenant une dépression de la température notable.

Alvarenga a pu voir la température descendre au niveau normal, au quatrième jour, au sixième chez des malades atteints de pneumonie aiguë et traités par le carbonate d'ammoniaque (3 grammes dans 600 grammes d'eau, 100 grammes d'heure en heure).

Arsenicaux. — Les arsénicaux, et principalement l'acide arsénieux, les arsénites de soude et de potasse ont une action manifeste sur la nutrition et sur la température.

Dumérii et Demarquay, les premiers, constatèrent chez les animaux auxquels ils avaient administré de l'acide arsénieux des dépressions de 2 à 3°.

Nothiiagel' obtint des résultats analogues.

Slareck^ vit le thermomètre baisser chez un chat de 2°4, après l'injection hypodermique d'une dose d'arsénite de potasse, suffisante pour donner la mort.

Lolliot ^, qui s'est occupé récemment de l'action physiologique de l'arsenic, a noté l'abaissement de la température.

Sur trois chiens à jeun, M. Lolliot note la température rectale, puis il administre à chacun d'eux 10 centigrammes d'acide arsénieux par la voie stomacale, et 2 heures après, il prend de nouveau leur température.

1°"^ Chien 39°8, après l'expérience 39°0 2° Chien 39°5, — SS^S

3° Chien 39''6, — 3808

A un lapin dont la température anale prise pendant plusieurs jours donne pour moyenne 39", il administre chaque jour, par la voie stomacale, 5 milligrammes d'acide arsénieux. Pendant les trois jours suivants la température moyenne est de 38°2.

Plusieurs autres expériences ont démontré à M. Lolliot l'abaissement de la température animale sous l'influence de l'acide arsénieux. Cet abaissement peu marqué lorsque les doses de la substance active étaient faibles, l'étaient d'autant

1. NoTHNAGEL. Nouveaux éléments de malière médicale et de thérapeutique, trad. par J. Alquier. Paris, 1880.

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