HISTORIQUE
mettrait de prendre les températures des cavités et qui pourrait servir en outre à obtenir les températures périphériques.
Piorry (1840) reconnaît l'utilité de la mensuration de la température cutanée dans les maladies.
« Il faudra, disait cet auteur, comparer la température des régions voisines des centres circulatoires à celle des extrémités, les degrés de chaleur du thorax avec ceux de l'abdomen ; l'élévation du thermomètre dans la bouche ou d'autres cavités accessibles aux instruments avec celle qui a lieu sur les téguments. S'il s'agit de maladies qui sont bornées, circonscrites, telles que les dermopathies, il faudra comparer la chaleur qu'elles donnent avec celle des autres régions du corps. V
. Gavarret (1855), résume dans son ouvrage les travaux de ses prédécesseurs sur la question.
Demarquay étudie en 1847 les modifications de la température au niveau des foyers inflammatoires.
En 1856 et les années suivantes, il signale l'élévation de la température locale dans l'érysipèle, le phlegmon diabétique, les malformations des membres, etc., il note les modifications thermiques dans les anérysmes, dans les oblitérations vasculaires et dans l'embolie.
Broca indique les services précieux que prend la thermométrie locale en chirurgie et particulièrement dans les affections du système vasculaire, dans les anévrysmesj dans l'embolie. Ces premières recherches conduisirent Broca à l'étude des températures cérébrales.
Dès 1864, M. Peter, commençait ses études sur les températures morbides locales et publiait ses premières observa^ lions de thermométrie périphérique dans les maladies pulmonaires.
C'est à partir de 1865, et après les travaux de Demarquay, Broca, Peter, que l'étude de la thermométrie locale prend un grand développement.
En 1867, E. Seguin propose un thermomètre construit spécialement pour la recherche des températures locales. Il publie ses résultats dans un important traité paru à New- York en 1876.
286 THERMOMÉTKIE LOCALE
Des thermomètres spéciaux et des instruments thermoélectriques sont proposés par Hankel (1868 et 1873), John Simon et E. Montgomery (1869), Lombard (1868), Kuchenmeister (1870), Dupré (1872), Mortimer-Granville, Lépine, Peter, Burq, Mills, Leffman, Mattson, A. Voisin.
Les travaux d'Albers (1801), de Broca, sur la thermométrie périphérique cérébrale sont continués par Gray (1870), Voisin (1878), E. et D. Maragliano (1879-1880), Amidon (de New York), Lombard (1880). H. Biaise (de Montpellier), publie en 1880 un très important travail sur ce sujet et joint à ses propres observations un exposé complet des recherches de ses prédécesseurs sur ce sujet.
Les modifications de la température des membres à la suite des affections cérébrales et médullaires sont observées par Charcot, Folet, Fischer, Henrot, Biaise, etc.
Weir Mitchell, Waller, C. Bernard, Brown-Séquard, Schiff, Nicati, Seeligmuller, Hayem, Lépine, Hammond, Lannelongue, Terri lion, Straus, Lannois, recherchent F état de la température locale à la suite des lésions du système nerveux périphérique.
De 1876 à 1882, de nombreux travaux paraissent sur la thermométrie locale dans les affections thoraciques.
11 faut citer particulièrement ceux de Peter commencés en 1864, et de ses élèves, Landrieux, Bagnéris (1879), Forest (1880), ceux de Torio (1876), Jobbé Duval (1875), Gharteris (1876), Vegscheider (1877), L. Concato (1877), Fiori et Graziadei (1878), M. Aldowie (1878), Lereboullet, Lépine, F. Melcop (1880), Philipp, Brébion (1881), Von Anrep (1880), Oudin (1881), Moursou (1882), Sarva (1882).
Peter (1880), Sabatier (1881) étudient la température locale
dans les maladies de cœur. .
Les études de Peter, Leven, Moursou, sur la thermométrie del'estomac et de l'abdomen, celles de Baerensprung, Schiffer, Schrœder, Cohnstein, Schlesinger, Martineau, dans les maladies de l'utérus et de ses annexes, celles de Gradenigo (1870j, Galezowski (1877), sur la thermométrie locale oculaire donnent d'importants résultats.
En 1878, Estlander et Verneuil attirent l'attention sur la thermométrie locale des tumeurs.