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PRÉCAUTIONS A PRENDRE DANS L'APPLICATION DES TH

riences avec différents thermomètres à parois plus ou moins épaisses, la pression exercée sur la cuvette du thermomètre a toujours fait monter la colonne mercurielle de 4, 5, 6 dixièmes au moins.

La pression plus ou moins forte exercée sur une région suffit en outre pour modifier la température de la partie explorée et si, à l'exemple de Schiff et de Lombard, on applique le thermomètre avec force de façon à causer une anémie locale, on est exposé à des causes d'erreurs multiples; on n'a pas la température exacte de la région observée, surtout si celleci est riche en vaisseaux.

Le thermomètre, surtout s'il est à petit réservoir, produit une action irritante sur la peau ; dans les cas où il est appliqué avec force et longtemps, la peau rougit, ce que nous avons constaté maintes fois, et la température de la région se trouve ainsi modifiée.

Avec Davy, Colin, nous recommandons de laisser le réservoir du thermomètre à l'air libre et de ne pas le recouvrir avec du coton, du taffetas, des bandes ainsi qu'on l'a recommandé.

Gubler ', dans ses recherches de thermométrie locale comparée de la joue et des aisselles dans la pneumonie, indique les erreurs auxquelles expose la méthode qui consiste à recouvrir le réservoir du thermomètre avec de la ouate.

Le coton, le taffetas ont le grand inconvénient de créer autour de la partie à explorer, une masse d'air confiné qui en s'echauffant, élève la température de la peau et fait monter le thermomètre.

Repoussant la pratique qui consiste à recouvrir le thermomètre appliqué sur une surface d'une couche de ouate, M. Lereboullet ^ dit : > ^

« Nous pouvons citer des chiffres qui montrent que le volume de la masse d'ouate appliquée sur le réservoir du thermomètre, et peut-être aussi l'attention apportée à bien maintenir ce réservoir en contact avec la paroi, peuvent singuliè-

!rlt "^''^^^^^^ ''''' ^"-on médicale,

no'i2'T878°'p""63^"""'^ ^^^rfomadaire de médecine et de chirurgie, Redard,

rement modifier les résultats obtenus. Alors, en effet, que tous les observateurs constatent toujours, dans l'aisselle, une température constante et sensiblement- égale, au niveau dudeuxième espace intercostal, au contraire, les cliilïres varient' singulièrement. Chez un individu atteint de fièvre typhoïde on trouve à une demi-heure d'intervalle : 1° dàns l'aisselle, 39». 4, et cette température ne varie point-; 2" au niveau du deuxième espace intercostal, à gauche, BT,S quand le réservoir du thermomètre est recouvert d'une couche d'ouaté un peu épaisse, et à droite, 37", Q dans lès mêmes conditions; à gauche 36 degrés et à droite, 36°,4, lorsque le réservoir du thermomètre est appliqué directement^ sur- Pèspace intercostal et recouvert seulement d'une très légère couche

d'ouate. . . -, a

Ces causes d'erreurs sont très graves au' point' de vue de l'importance que l'on peut attacher aux résultats obtenus dans la mensuration dès températures locales. Il importait de les signaler avant de résumer les observations qui ont ete faites dans des conditions absolument identiques sur plusieurs malades placés dans notre service. »

Il est bien certain qu'une cause d'erreur vicie les résultats obtenus lorsque l'on recherche la température des surfaces, le réservoir du thermomètre étant laissé à l'air hbfe, lair agissant sur le mercure de la boule suivant que la température de l'atmosphère est supérieure ou inférieure à celle du tégument. Mieux vaut, à notre avis, s'exposer à cette cause d'erreur qu'à celle beaucoup plus sérieuse qui re^^l^e l'application d'ouate, de taffetas qui échauffe les parties

'tex^rience démontre qu'il existe des é-rt^ bles de température suivant que l'exploration s fait la b^^^^^^ du thermomètre étant à -l'air libre ou '^''^J'''^^"^^^^^^^ X ion de la ouate, de la flanelle fait monter la colonne meicu

rielle de 5 dixièmes à 1°. '.«r.,rmr H'nn ther-

Remarquons que lorsqu'on applique le réservoir d un ther

momètre sur une surface et qu'on le re^^^^^'^'^^^^^^^^^ ûanelle, d'un corps isolant, etc., la temp -ture accus e e iar, proche de celle des parties profondes. ^^-^^^^^^ cas, malgré les apparences, de la deleiminatmn

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