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Piorry. Traité de diagnostic, page 34, t. III

VARIATIONS A l'ÉTAT PHYSIOLOGIQUE

En résumé, dit Piorry, on observe les variations suivantes: A l'aisseliG, à l'aine (la chaleur aété constamment la même dans ces deux parties) de 29''R à B3°R ; à la bouche, toujours le thermomètre a été moins élevé que dans l'aisselle, de 24°R à 30°R ou 32°R ; à l'épigasire, de 26° R à 31" R 1/2 ; à la main (variations très marquées) de 18°R 1/2 à 29°R. — Il a paru que sur les jeunes gens ou les adultes la température était élevée d'un ou deux degrés de plus que sur les vieillards.

Dans ses expériences sur la topographie de la température de l'organisme, Fick ' signale les températures de quelques organes.

"Voici quelques résultats obtenus par cet auteur :

Y* ExPÉRiExNGE (Fick).

Chien G. (chien de chasse de taille moyenne) 3 heures 3/4 du soir. Température de la chambre ll^R 1/2.

1° Rectum, 32° R. 6° Peripherie de la carotide, 2° Canal de l'urèthre 28° 1/4 R. 32° R.

3° Cœur droit, 32° R. 7° Rectum, 3l°- R. (Rempli de 4" Périphérie des veines, 31° 1/2 mat. fécales.)

^- 8° Urèthre, 29° 1/4 R.

5» Cceiu? gauche, 32° R.

VP Expérience (Fick).

Chien C. (le lendemain de la première opération) 4 heures du soir. 11° R dans la chambre.

1° Rectum, 32° 1/2 R. (Douleurs sans crampes bien

2° Urèthre, 31° 3/4 R. accentuées.) 3° Cœur droit, 32° 1/2, R. 10° Cœur gauche, 32° 1/2 R.

4° Périphérie des veines,31°2/3R 11° Rectum, 32° R. 5° Cœur gauche, 32° 1/2 R. 12° Urèthre, 31° 1/2 R.

6° Cœur droit, 32° 1/2 R. 13° Thorax, 32° R.

7° Cœur gauche, 32° 1/2 R. 14° Cerveau, .32° R.

8» Cœur droit, 32° 1/2 R. 15° Cœur droit, 31" 3/4 R

9° Cerveau , 32° R. Après tré- 16° Cœur gauche, très près de pansation,peu de douleurs. 32° R.

D'après Fick, il n'existe pas de différence de température 1. L. Fick. Arch. fur anatomie und physiologie de Muller, 1853.

entre le cœur droit et le cœur gauche. (Comparez avec les recherches de Cl. Bernard.)

D'après M. le professeur Gavarret', les résultats obtenus par certains observateurs qui se sont occupés de thermométrie locale et par Davy en particulier prouvent que pour constater la température des parties superficielles, le thermomètre ne peut rendre que très peu de services.

Lorain % à propos des moyennes de M. Gavarret et des variations thermiques notées par Davy et observées par Gavarret, s'exprime ainsi :

« Les températures sont si variables quand on les recherche dans les différents points indiqués par Gavarret, qu'il est impossible d'en rien déduire. »

Avec M. Colin, onpeut répondre aux objections de MM. Gavarret et Lorain que les résultats de Davy et d'autres auteurs bien que discordants n'en ont pas moins une valeur incontestable, ils expiimentbient^mfaè^menna température de la peau incessamment modifiée par l'air ambiant, variable sous des influences multiples et à de courts intervalles

M. Roger % sur quinze enfants, âgés pour la plupart de » à treize ans a observé :

Aine Scrotum

Bouche

Pli du bras

Main

Pieds

Aine

Aisselle Ventre

1 Gavarret. Chaleur animale, p. 104. /,96-427

Paris, 1872, t. 1, p. 231-232.

On peut établir en règle générale, dit M. Roger, que l'aisselle est (après le rectum) la plus chaude de toutes les régions accessibles à l'observateur ; considérées sous le point de vue de l'élévation comparée de leur température, les parties doivent être rangées dans l'ordre suivant : rectum, aisselle, abdomen, cavité buccale, pli du bras, mains et pieds.

Voici le tableau donné par Alvarenga ' :

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